Étude : La majorité des joueurs n’atteint jamais la fin des jeux
En comparant la collecte des "Succès" (les bons points accordés par le jeu selon ses épreuves), la division Game Studios de Microsoft est en mesure d’analyser ce que réussissent ou pas à faire les joueurs en jouant. Et, notamment, pendant combien de temps. Cette étude chiffre officiellement une des grandes aberrations de la pratique du jeu vidéo : à savoir que la majorité des joueurs ne finit pas les jeux. Difficulté croissante ou lassitude conduisent les utilisateurs à lâcher la manette bien avant d’arriver à la fin officielle du mode solo des jeux. Ce qui implique, économiquement, que les gens paient une somme pleine (60 à 70 €) pour un contenu dont ils ne jouissent pas entièrement. Parmi les statistiques des 14 000 joueurs observés, on relève par exemple que seulement 30 % ont vu la fin de l’immensément populaire (et très long il faut bien l’avouer) Grand Theft Auto 4. Le très aimé et aimable Fable II n’a été complété que par un peu plus de 50 % des pratiquants. Si les blockbusters compacts Call of Duty 4 et Halo 3 ont tout de même été finis par 75 % et 71 % * des joueurs, d’autres FPS célèbres comme Battle Field Bad Company (38 %) ou Rainbow Six Vegas 2 (22 %) laissent de côté une large part de leur production inexplorée. L’apparition, encore timide, de jeux chapitrés à acheter et télécharger par épisodes et le nouveau système d’aide dynamique en temps réel (une hérésie pour les core gamers, la minorité qui complète les jeux justement) comme l’initie Nintendo sur le prochain New Super Mario Bros. sur Wii devraient peu à peu remédier à cette anomalie originelle.
* environ
