Réforme de la chronologie des médias, c’est non pour la SACD et l’ARP
La SACD, société des auteurs et compositeurs dramatiques, vient de faire savoir qu’elle refusait l’accord interprofessionnel sur une nouvelle chronologie des médias. L’ARP, société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs s’est aussi élevée contre. Dans ce dossier compliqué à souhait, le centre national de la cinéma avait joué son rôle en proposant une série de modifications pour accompagner le raccourcissement du délai d’exploitation de la video à 4 mois, voulu notamment par le ministère de la Culture et de la Communication. Pour le reste, soit l’ouverture des autres formats d’exploitation d’une oeuvre, et la fermeture des fenêtres des chaînes payantes et gratuite, la SACD bien que "satisfaite du raccourcissement du délai de mise à disposition des films en vidéo et en VàD 4 mois après la sortie des films en salles obtenu à l’unanimité par les parlementaires", "regrette la faiblesse de l’accord interprofessionnel qui n’a pas réuni les conditions suffisantes pour assurer aux offres légales les conditions d’un développement fort et soutenu". Le CNC avait pris soin de répéter que cet accord n’était pas écrit dans le marbre et qu’il serait révisé si besoin tous les six mois, comme l’avait également souligné le ministère en son temps. Un arrêté d’extension va entériner les nouvelles conditions prévues par cet accord, malgré l’opposition de deux des principales sociétés d’artistes - l’accord a été signé par les exploitants, les chaînes de télévision, les éditeurs et les opérateurs.
