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General Motors, troisième annonceur américain, va stopper toute publicité payante sur Facebook au motif que celle-ci est "inefficace". Une alerte ...

Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

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Presstalis, le gouffre s’ouvre sous les pieds de François Hollande

Le 14 mai 2012, Old fashion media

La prise de fonction du président François Hollande est très attendue par Presstalis et les éditeurs de presse. En jeu, un vaste plan de ...

"Droit dans mes bottes" contre Hadopi...

Le 10 Mars 2009 dans Peer2peer par Philippe Astor

(Digital Jukebox) - Je démarre cette journée placée sous le signe de l’examen du projet de loi Création & Internet à l’Assemblée nationale en écoutant le nouvel album de Parabellum, groupe keupon issus de la scène rock indé des 80’s que j’ai vu moultes fois sur scène à l’époque, le genre de mecs qui invitent spontanément les belles-mères à changer de trottoir dans la rue.

Je n’écoute pas cet album sur Deezer, ni sur Spotify, mais sur la nouvelle boutique en ligne du label et distributeur indépendant Discograph, dont le co-fondateur, Olivier Lacourt, est président des Victoires de la musique. Une bien belle initiative que cette nouvelle boutique en ligne réalisée par Yozik, qui fédère une quinzaine de labels indépendants dont les rennais d’Enrage Prod, label de Parabellum, et qui prend le parti de proposer une écoute intégrale de tous les albums disponibles à la vente, et livrés aux formats Wav (qualité CD) ou MP3 à 320 Kbps.

Je me suis souvent opposé au projet de loi Création & Internet sur Digital Jukebox, et je compte bien m’exprimer à nouveau sur le sujet dans les jours qui viennent. Le corrolaire de ces prises de position, et c’est peut-être moins remarqué, c’est qu’après avoir longtemps navigué sur les réseaux P2P - disons de 1999 à 2003 -, j’ai très tôt pris le parti de payer la musique que j’écoute, en tant qu’abonné à divers services de musique en ligne - Spotify et eMusic, notamment. Ce qui ne m’empêche pas d’aller de temps en temps fouiner sur quelques blogs pirates ou sur Pirate Bay, mais pour l’essentiel, j’ai à coeur de payer la musique que j’aime.

Pourquoi ? D’abord parce que je connais personnellement un certain nombre de patrons de labels indés, leur passion pour la musique, leur dévotion, devrais-je dire, dans bien des cas, et que c’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour les soutenir et apporter ma contribution, à mon humble échelle, à ce qu’ils entreprennent, en risquant la plupart du temps leurs fonds propres, ce qui est une belle leçon d’engagement et de vie. Ensuite, parce que je ne me satisfais pas de voir les perspectives d’avenir de bien des artistes se réduire comme peau de chagrin.

Alors bien sûr, je ne vais pas jouer les saintes Nitouches. Il y a bien 15 000 titres téléchargés illégalement qui dorment sur mon disque dur, que je n’écoute d’ailleurs jamais, où plutôt que j’écoute ailleurs, autrement, à partir d’autres sources, puisque maintenant que j’ai décidé de payer - et ça ne date pas d’hier -, je peux écouter tout ce que je veux.

Du coup, avant de me lancer dans une nouvelle diatribe anti-Hadopi, j’ai décidé de faire un geste qui à mon avis est le meilleur moyen de s’opposer à ce projet de loi : acheter de la musique sur Internet, en l’occurrence ce dernier album de Parabellum que je viens d’écouter, sur la boutique en ligne de Discograph, au format Wav et pour 11,90 €, payés avec Paypal.

C’est pas que mon budget loisirs soit extensible à l’infini. Il se réduirait plutôt comme peau de chagrin lui aussi, par les temps qui courent, mais je préfère commencer cette journée par un acte de solidarité avec la musique et avec ceux qui la produisent, plutôt que d’insérer le code javascript de la Quadrature du Net sur mon blog.

Parce que je préfère le rock ’n’ roll aux actes manqués... et pouvoir rester "droit dans mes bottes", comme dirait Juppé, la prochaine fois que je vais dénoncer l’amateurisme gouvernemental qui sous-tend le projet de loi Création & Internet.

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8 Commentaires

  1. archi le 10 mars 2009

    Tu as raison sur toute la ligne, mais il ne faut pas oublier que des sites comme Jiwa, Deezer, Music Me ou Spotify rémunèrent les labels même si beaucoup n’ont pas encore compris que là était l’avenir de l’industrie musicale (qui n’est pas en crise !!!)

    Voilà, c’est tout. Ah oui, cette loi est complètement folle : comment ils peuvent imaginer contrôler ne serait-ce qu’une once du Web, ils sont complètement malades et si on s’engage dans une telle voie, on est amenées à voir disparaitre Youtube et Dailymotion puis Deezer et Jiwa...Il faut en appeler à la responsabilité des consommateurs et non aps opérer une rétrogradation technologique.



  2. Hebdo • http://www.hebdoblog.comle 10 mars 2009

    Oui à la musique non aux Supers stars qui faute de gagner toujours plus de millions veulent la fin du téléchargement (idem pour les films)

    Il faudrait d’ailleurs que ces pseudos stars qui nous arrachent les oreilles comprennent que les best of sur CD et les reprises c’est bel et bien du passé !

    Le streaming, et sans doute bientôt d’autres technologies permetront d’écouter de la musique et de rémunerer correctement tous les artistes ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

    Après les DRM et DAVDSI, voilà le futur plouf de HADOPI...



  3. PlusPlus le 10 mars 2009

    @ Philippe : si tout le monde avait votre éthique, on ne serait pas dans ce bordel inqualifiable de l’hadopi. Ce sont les excés qui nous ménent là.

    Vous dites :"est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour les soutenir et apporter ma contribution, à mon humble échelle, à ce qu’ils entreprennent, en risquant la plupart du temps leurs fonds propres, ce qui est une belle leçon d’engagement et de vie. Ensuite, parce que je ne me satisfais pas de voir les perspectives d’avenir de bien des artistes se réduire comme peau de chagrin."

    Vous en êtes conscient parceque vous êtes journaliste et plus au fait des choses peut-etre, mais le cliché Numero 1, le plus coriace, avancé par les forumeurs est que TOUT "les artistes sont des millionaires réfugiés en Suisse ou sur leur yacht, alors pourquoi se plaindre de voir leurs disques piratés ?"

    Vous n’imaginez pas ce que j’enrage quotidiennement de lire cela, ainsi que certains amis musiciens indés qui galèrent comme pas possible pour se produire , s’enregistrer, se diffuser en gagnant moins que le gars qui cuit les frites au McDo.

    Et je tiens la presse (surtout généraliste) pour très LARGEMENT responsable dans la propagation de ce cliché ! Elle ne donne jamais la voix à ceux là (qui représentent la majorité réelle des artistes), préferant citer les propos d’un Johnny H ou d’une Cindy Saunders, et de ce fait renforçant le cliché et l’opinion des "peerates".

    J’en déduis que quelque part la promotion de ce cliché doit être rentable pour la presse. Un lecteur (faussement) indigné est un lecteur rentable. Le débat est artificielement alimenté s’il le faut, le lecteur revient, les annonceurs publicitaires sont contents, le journal aussi.



  4. FreeZik ! le 10 mars 2009

    La loi création et Internet me semble réellement néfaste dans le sens ou elle attaque un des derniers bastions qui résiste à la tentation sécuritaire actuelle.Internet, je pense que cela doit rester le temple libertaire que cela a toujours été.Il existe en plus des solutions légales, je pense à JIWA que j’utilise beaucoup mais il en existe d’autres.

    Seulement il faudrait que les majors comprennent qu’ils ont intérêt à jouer dans le sens de ce genre de plateformes plutôt que contre.

    Voila un humble avis sur une question qui me touche...



  5.  le 13 mars 2009

    Il y a dans le débat HADOPI, un étrange dévoiement de la norme.

    On parle du yacht de Johnny (et des ses interminables problèmes fiscaux), des frasques de Michael Jackson (par ailleurs en faillite virtuelle), des majors comme d’un groupe homogène alors qu’il existe une véritable guerre inter majors et des différences de vue considérables sur l’approche internet (ex. : Universal et Warner par rapport à Youtube), on ne signale pas que deux d’entre elles (qui ne sont plus que 4 - encore une vingtaine à la fin des années 70...) sont tout comme MJ en faillite virtuelle. On parle parfois (et beaucoup trop rarement à mon goût - merci Freezik) des millions d’artistes, des millions de managers, roadies, techniciens, graphistes, studios, ouvriers travaillant dans les usines de pressage, vrp, infographistes, auteurs, compositeurs, arrangeurs, labels indés ... qui sont les arbres qui réellement composent cette forêt masquée par quelques baobabs à son orée... MAIS on ne parle jamais des encore plus nombreuses victimes à venir si rien n’est fait pour protéger la propriété intellectuelle, je parle de la presse, des radios, des TVs, des producteurs audio-visuels, du cinéma, des photographes et de l’ensemble des artistes, journalistes et collaborateurs qui y travaillent (à moins bien entendu de considérer tel Mr Paul que cette propriété ne deviennent de fait celle des utilisateurs - voir son blog).

    On oppose trop souvent à HADOPI, la licence globale, ceux qui avancent cet argument, ont-ils calculés à quelle hauteur devra s’élever la ’taxation’ mensuelle d’un foyer connecté pour rémunérer l’ensemble de la filière de création intellectuelle ? visiblement NON

    Et quant à l’argument d’espace libertaire, remplacer un choix de consommation et de création individuelle par une licence globale opposable à tous même Bakounine en pleurerait ! Sans compter l’avis des ooposants chinois qui ont fait confiance à cet espace libertaire (le suffixe -icide conviendrait mieux).

    J’ai personnellement de nombreuses réticences tant idéoloqiques (comme je les ai eues avec l’obligation du port de la ceinture, la loi anti-tabac, etc...) que technologiques (je crains que son application ne soit rapidement détournée.

    Mais ce que je sais c’est qu’un peu de bon-vouloir des FAI, il y a quelques années, nous aurait éviter ces nombreux débats. Et qu’il reste donc au politique de protéger la filière de la création.

    MI-BRU



  6.  le 13 mars 2009

    et PS @ Philippe,

    Honte sur moi, le Parabellum, je ne l’ai pas acheté, je l’ai reçu à l’époque et sans drm !

    MI-BRU



  7. Jacques le 13 mars 2009

    Internet est un droit FONDAMENTAL n’en déplaise à cette Dame réactionnaire à l’image de la majorité des ministres de Sarko. (Et j’ai voté Sarko et à droite sic..........)Je fais ma déclaration de revenus par internet, je contribue à préserver l’environnement en recevant l’essentiel de mes factures et courriers par Internet, alors si on me supprime internet au nom de l’intérêt financier de certains réactionnaires et dépassés, je fais quoi ? je régresse.............madame la ministre au service de gens qui se moquent de vous...............décidemment ce gouvernement n’a qu’un mot à la bouche I N T E R D I R E. Si je me réfère à l’argentine et à une chanson argentine -que j’ai piratée- pcq je n’aurais jamais pu l’acheter en France -Prohibido Prohibir- J’interdirai d’interdire (référence aux dictateurs argentins....Mon dieu où va t on ?



  8. Jacques le 13 mars 2009

    Je compléte INTERDIRE , interdit de fumer, interdit de vendre de l’alcool, interdit de conduire, interdit d’internet, interdit voter, interdit de stationner, interdit de donner son avis, interdit de licencier, interdit de réorganiser sa boite (c quoi ce ministre qui donne des leçons à Total ???, interdit, interdit, interdit.....................pourtant il y a des choses qu’on autorise .........Cherchez...........................................Surement dans leurs intérêts ou le politiquement correct.......................................Je veux remercier Electron libre de nous permettre de nous exprimer .........du moins jusqu’au jour ou on va le leur interdire......



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