Droit de réponse : Warner Music s’insurge contre les propos du Pdg de Jiwa
Nous publions la réponse de Thierry Chassagne, Pdg de Warner Music France, suite aux propos de Jean-Marc Plueger, le patron de Jiwa. Un épisode de plus dans la guerre de tranchées que se livrent les plateformes et les majors.
WARNER MUSIC FRANCE tient à réagir aux déclarations de Jean-Marc Plueger, Président de la société Jiwa, relatées sur le site ElectronLibre le 28 janvier 2009.
La publication d’informations tout à la fois confidentielles et contestables par cette plate-forme place Warner Music France dans l’obligation d’y répondre publiquement.
Jean-Marc Plueger affirme ainsi que les majors fixeraient de manière subjective des avances ou « minimums garantis » élevés et difficilement recoupables.
Il oublie de préciser, en premier lieu, que Jiwa a lancé son activité sans aucun contrat, en parfaite violation des droits de Warner Music.
Il oublie également de préciser que, malgré cela, Warner Music a soutenu sans réserve ce nouvel entrant en lui ouvrant l’accès à son catalogue et en proposant un minimum garanti réaliste, fondé sur les perspectives de diffusion établies et communiquées par la plate-forme elle-même.
Le montant de l’avance négociée avec Warner Music s’avère d’ailleurs parfaitement en ligne avec la part de marché de cette dernière. Warner Music avait, au surplus, accepté un recoupement sur 18 mois au lieu des 12 pratiqués habituellement.
Jean-Marc Plueger omet d’ailleurs de dire que, une fois le contrat signé, Jiwa n’a pas respecté ses obligations. Elle n’a ainsi pas communiqué les comptes d’exploitations comme elle le devait, et n’a pas même, contrairement à ce qu’elle laisse entendre, versé l’intégralité de l’avance contractuellement prévue. À tel point que Warner Music a dû saisir le Juge des référés, lequel a effectivement condamné la plate-forme.
Le contrat liant les parties étant arrivé à terme début décembre 2009, Jiwa a continué malgré tout d’exploiter illicitement le catalogue de Warner Music, évidemment, sans reverser le moindre revenu.
Il se trouve, en réalité, que certaines plates-formes ont sans doute surévalué leurs perspectives d’exploitation, ce qui les a placées dans une impasse commerciale et financière dont elles tentent aujourd’hui de rendre les majors responsables.
En l’état, donc, rien ne paraît autoriser le Président de Jiwa à se poser en donneur de leçons.
