Premier gouvernement Hollande, la culture du numérique

Le 16 mai 2012, Politique

Fleur Pellerin au numérique, Aurélie Filipetti à la culture et la communication, François Hollande a souhaité que soient représentés dans son premier ...

Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

Le 16 mai 2012, Web 1,2,3

General Motors, troisième annonceur américain, va stopper toute publicité payante sur Facebook au motif que celle-ci est "inefficace". Une alerte ...

Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

Le 15 mai 2012, Web 1,2,3

Premier point d’étape, Free Mobile a recruté 2,6 millions d’abonnés. Xavier Niel propose un rapprochement avec le réseau d’Orange. Iliad entend doubler ...

Presstalis, le gouffre s’ouvre sous les pieds de François Hollande

Le 14 mai 2012, Old fashion media

La prise de fonction du président François Hollande est très attendue par Presstalis et les éditeurs de presse. En jeu, un vaste plan de ...

Facebook dépasse Google, le web vacille

Le 18 Mars 2010 dans Web 1,2,3 par Cécile Fléchon

Pour la première fois de l’histoire du web, un réseau social a généré outre-Atlantique davantage de trafic qu’un moteur de recherche. Au delà de la guerre d’audience qui fait rage entre Google et Facebook, c’est l’internet en lui-même qui subit une mutation majeure.

Ce n’est rien. Une paille. 0,04 point de différence, mais qui pourrait bien annoncer la fin du web tel qu’on le connaît. Une étude de Experian Hitwise montre qu’aux États-Unis, pour la première fois de son histoire, sur une semaine entière, Facebook a généré davantage de trafic que le colosse Google : 7,07% contre 7,03% entre le 6 et le 13 mars 2010. Et la tendance de fond ne laisse guère de chances au leader des moteurs de recherche : en un an, Google a gagné 9% de trafic, quand Facebook progressait de 185%.
Bien sûr, cette nouvelle donne est à nuancer. Dans l’hexagone, comme dans le reste du monde, Google continue certes de mener la danse numérique. En janvier dernier, Google France avait reçu 10,38% des visites, contre 6,83% pour Facebook. Et l’étude de HitWise ne tient pas compte de tous les services proposés par Google, tels que Gmail ou Google maps. Considérsé dans leur ensemble, les services de Google continuent de représenter plus de 11% du trafic états-unien, toujours loin devant Facebook.

Le lien social contre l’algorithme

Reste que la hiérarchie qui se dessine, c’est celle du réseau contre le moteur de recherche, du lien social contre l’algorithme, de la connexion des intérêts personnels contre l’exploration méthodique des crawlers... D’un côté, il y a l’internet traditionnel, dans lequel le programme informatique organise la connaissance en bases de données, et de l’autre, il y a des êtres humains, qui font remonter les informations qu’ils jugent dignes d’intérêt à des gens qui les jugent dignes de confiance. Depuis un moment déjà, Google a compris que sa concurrence directe ne résidait plus guère dans le search – les google-killers cuil et bing connaissent des fortunes diverses, mais ne sont guère parvenus à ébranler son leadership –, mais dans le social. Et de multiplier les tentatives infructeuses : Google Wave, Google Buzz, auxquelles les internautes ont réservé un accueil tiède. En 2007, Google ne s’était d’ailleurs pas caché de son intention d’investir dans Facebook, avant de se faire couper l’herbe sous le pied par Microsoft. La guerre qui a lieu, car c’est bien d’une guerre qu’il s’agit, a pour objet la domination de l’internet, mais surtout son utilisation, sa structure et son organisation. Au lieu d’aller chercher l’information, l’utilisateur la laisse désormais venir à lui, grâce à son réseau. Le push prend le pas sur le pull. Et l’arrivée des smartphones, en particulier de l’iPhone et de sa cohorte d’applications qui épargnent à l’utilisateur de longues errances au sein des méandres du world wide web viennent renforcer une nouvelle forme d’activité en ligne, où ses sources sont précisément celles qu’il a choisies. Quant au nerf de la guerre, l’argent, oui, le chiffre d’affaire de Facebook reste très inférieur à celui réalisé par Google : 1,5 contre 23,7 milliards de dollars.
Mais avec 400 millions de membres, donc 300 millions régulièrement actifs, une équipe relativement réduite (300 ingénieurs – soit un par million d’utilisateurs –, 1000 employés), un Facebook connect désormais utilisé par des milliers de sites... Et des spéculations sur sa valorisation oscillant entre 11 et 40 milliards de dollars, Facebook peut espérer à plus ou moins court terme, une introduction en bourse retentissante. Tout dépend maintenant des qualités de business man de Mark Zuckerberg.
Il y a bientôt un an, Electron Libre annonçait « La Fin du Web », au profit de l’émergence du digital-me. Un pas de plus dans cette direction vient d’être franchi.

Partager cette information

5 Commentaires

  1. abc le 18 mars 2010

    Google est quand même de plus en plus présent dans le social, en témoigne son acquisition récente de Aardvark, sorte de moteur de recherche humain qui nous permet de trouver une utilité à notre réseau autre que d’envoyer des poke ou des vidéos de chatons.



  2. Rock le 18 mars 2010

    Facebook ? C’est bien cet endroit où naissent des groupes fictifs ? D’où partent les Hoax ? D’où votre RH peut tout savoir sur vous ? Génial ! Les terriens sont intelligents !



  3. Wattswing le 18 mars 2010

    Et moi je crois que même si les tendances web évoluent, comparer un moteur de recherche et un réseau social relève à comparer torchons et serviettes.Les deux ont des fonctions bien spécifiques, mais il doit être utile de rappeler que l’un des deux est la principale régie de mesure de taux d’audience de l’autre, et même si facebook génère un trafic croissant, Google est assis sur un empire du trafic de l’information incontournable, qui est plus difficilement quantifiable que le nombre de pages facebook requested.

    Les services Google se diversifient toujours, et vont au-delà de ceux que facebook proposera.Pareil pour la génération des fonds numériques : les régies publicitaires de Google sont infiniment plus développées. Leurs moyens effectifs financiers aussi.

    Le web 3.0 pour demain parce que l’audience de facebook augmente ?!Alors pour vous, le web se définit principalement par le trafic qu’un domaine génère ?Il va falloir revenir à des fondamentaux technologiques plus solides...

    Ces chiffres ne font que montrer l’évolution du temps que les internautes consacrent aux les réseaux sociaux. La "fuite d’audience" d’un site web n’a pas le même impact que celle d’une chaîne télévisée, non ?



  4. flessard le 18 mars 2010

    Je comprend plus que nous sommes en face d’une augmentation effarante d’une sphère privée dans le WWW. Facebook est un Web fermé puisqu’il faut être membre pour y entrer. Facebook représente un repli sur soi ou une bulle dans le web ultra public dans lequel Google domine ou semble en contrôle.



  5. Antoine le 18 mars 2010

    Facebook a un potentiel énorme pour la recherche.

    Rien qu’en regardant les liens postés par les utilisateurs, ils pourraient proposer des services assez innovant.Un flux de nouvelles, par exemple, qui marcheraient à la popularité des liens postés et le nombre de fois où ils réapparaissent. Une sorte de gros condensé de ce qui tourne actuellement sur le réseau. On pourrait même imaginer un algorithme basé sur l’étude des statuts.

    Tout ça sans vraiment toucher à la confidentialité des données des utilisateurs.

    Et je ne doute nullement que nous allons être amenés à voir ces évolutions très rapidement car je doute fortement que Facebook compte rester simplement un "simple" réseau social.



Ajouter un commentaire


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)