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Le 16 mai 2012, Politique

Fleur Pellerin au numérique, Aurélie Filipetti à la culture et la communication, François Hollande a souhaité que soient représentés dans son premier ...

Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

Le 16 mai 2012, Web 1,2,3

General Motors, troisième annonceur américain, va stopper toute publicité payante sur Facebook au motif que celle-ci est "inefficace". Une alerte ...

Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

Le 15 mai 2012, Web 1,2,3

Premier point d’étape, Free Mobile a recruté 2,6 millions d’abonnés. Xavier Niel propose un rapprochement avec le réseau d’Orange. Iliad entend doubler ...

Presstalis, le gouffre s’ouvre sous les pieds de François Hollande

Le 14 mai 2012, Old fashion media

La prise de fonction du président François Hollande est très attendue par Presstalis et les éditeurs de presse. En jeu, un vaste plan de ...

Hadopi aurait rapporté 13 millions d’euros à la France de la musique

Le 18 Janvier 2012 dans Peer2peer par Emmanuel Torregano

Une étude conduite par des universitaires qui sera publiée à la fin du mois entend démontrer que l’effet Hadopi sur les ventes de musique existe bel et bien depuis plus de dix huit mois.

Qui en doutait ? Quatre chercheurs travaillent depuis dix huit mois sur les effets de la réponse graduée sur les comportements des internautes. Le but de cette étude qui sera publiée officiellement et dans son intégralité le 23 janvier prochain par l’Ifpi, le tout puissant syndicat européen de la musique, avec les chiffres du marché, est d’analyser les conséquences négatives ou positives de la loi Hadopi. Pour ce faire, cette étude s’est volontairement concentrée sur des données recueillies sur les principaux pays européens, dont la taille du marché de la musique est comparable, et sur une durée suffisamment longue pour amortir les événements locaux, ou encore la mutation des comportements, notamment ceux liés à l’équipement des internautes en smartphones. Un dernier point qui aura son importance, comme nous allons le montrer.
ElectronLibre révèle donc les principaux enseignements tirés de ce travail universitaire, qui servira évidemment de base de revendication pour la filière, mais aussi de plaidoyer lors de la campagne électorale qui vient, dans laquelle les positions de certains des candidats vis-à-vis d’Hadopi ne sont pas encore très claires. Sans surprise, les conclusions montrent une similitude entre les nouveaux comportements des internautes et la progression des offres légales. Les universitaires vont plus loin, et estiment que la progression de l’offre légale, en terme de volume de vente, et particulièrement iTunes, est plus forte en France, là où existe l’Hadopi.

Temps de l’impunité

Le chiffre de la réussite d’Hadopi : 22,5%. C’est le surplus de croissance des ventes au titre sur iTunes qu’il parait logique d’imputer à Hadopi, grâce à son rôle d’épouvantail à pirates. L’effet observé par cette étude, qui a tout pour devenir célèbre dans les prochaines semaines, serait plus important encore sur les répertoires autrefois largement piratés comme le rap ! Le chiffre pour les ventes d’album est encore supérieur avec 25% d’albums vendus en plus en France, comparés aux cinq autres grands marchés de la musique européens : Belgique, Allemagne, Espagne, France, Italie et Royaume-Uni.
Cet effet bénéfique aurait été observé avant même le passage de la loi à l’assemblée et son vote définitif, dans les circonstances rocambolesques que l’on sait... Il serait d’ailleurs intéressant de noter que la lutte contre Hadopi des partis de gauche comme de certains députés de droite et la publicité faite autour de ce texte a finalement convaincu les internautes que le temps de l’impunité était terminé. Voilà, le constat surprenant de cette étude, qui s’appuie sur les chiffres de ventes de la plateforme iTunes dans l’Europe, et seulement iTunes, car ce dernier est le seul à être présent sur tout le Vieux-Continent.

Généralisation d’iTunes

Le plus gagné dû a Hadopi, comme l’on parlait du manque à gagner du piratage, est évalué à 13,8 millions d’euros par an pour le seul marché français... Un chiffre qu’il faut certainement mettre en parallèle avec le budget de fonctionnement d’Hadopi, qui est de 11 millions d’euros, environ. Voilà qui va certainement prêter à débat, d’autant que Hadopi n’est pas uniquement focalisée sur la musique - Nicolas Seydoux affirmait récemment que l’Hadopi avait poussé les gens dans les salles pour aller voir les films, mais sans convaincre. Enfin, l’étude bien que concentrée sur iTunes n’écarte pas le fait que les services de streaming légaux, comme Deezer, YouTube ou Dailymotion aient aussi profité de ce marketing de la menace.
Tout cela devra être éclairci, et les données de l’étude analysées au scalpel, mais il n’était pas sorcier, de comprendre en amont de cette loi que le grand gagnant serait iTunes. Aussi bien, il paraît évident que l’équipement des consommateurs en smartphones - et particulièrement d’iPhone -, et la généralisation d’iTunes Store dans le grand public allait forcément provoquer une accélération des ventes légales de musique. Nommer l’Hadopi comme responsable recèle encore bien des complications d’interprétation des chiffres du marché, mais surtout pose la question du choix de société que l’on a à faire, et la place du réseau dans celle-ci.

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20 Commentaires

  1. Reg le 18 janvier 2012

    Mouais... dans le genre bidon, elle se pose cette étude. Comparer des pommes et des bananes permet de donner à peu près les résultats que l’on souhaite donner.

    (Sinon, on écrit Dailymotion, et non Daylimotion)



  2. Emmanuel Torregano le 18 janvier 2012

    Exact, c’est corrigé.Qu’est-ce que vous entendez par "comparer des pommes et des bananes " ?Merci



  3. manu le 18 janvier 2012

    "Qui en doutait ?" Et bien, ceux qui lisent toutes les études qui vont dans le sens contraire, par exemple. Celles qui ne sont pas sponsorisée par l’un des principaux partisan de cette haute autorité ridicule.



  4. Tyler le 18 janvier 2012

    Encore une étude Tera ?

    Déjà ca commence mal : « Une étude conduite par des universitaires qui sera publiée à la fin du mois entend démontrer …. » Des travaux tout universitaire qu’ils soient qui postulent ses résultats, déjà ca en dit long sur la rigueur toute scientifique dans lesquels ils sont menés (à moins que ce soit une maladresse dans la rédaction de l’article). Et une fois que l’on aura bien voulu nous informer sur le commanditaire, qui les a financés et quels sont les liens des auteurs avec l’industrie du divertissement, il sera possible d’avoir une assez bonne idée de leur crédibilité.

    Perso mon petit doigt me dit (et c’est largement aussi crédible que les études des lobbies de la musique) que le piratage’ n’a jamais été aussi important et pratiqué par autant de couches sociales : de la mamie du Cantal au petit Kevin. Si dans le même temps les volumes des ventes augmentent et que les entrées cinéma progressent, alors sur la base d’un sophisme que ne renieraient pas les syndicats du disque, j’en conclue que le piratage est bénéfique aux ventes de produits musicaux et aux nombre d’entrées en salle.

    PS : Et arrêté de torturer ce chaton



  5. Silence_CN le 19 janvier 2012

    Pour rebondir sur le commentaire ci-dessus (Tyler) je confirme que je ne me reconnais nullement dans cette étude.Et pour faire court, jamais je ne me suis autant servi du Net pour aller chercher les disques que les majors ne veulent pas rééditer et qui sont désormais introuvables autrement que sous forme de fichiers car encodés par des amateurs - au sens réel du terme : "ceux qui aiment". (ben oui se sont des disques qui ne rapportent pas assez...).

    La vraie question qui est derrière tout cette guéguerre c’est : le Net appartient-il réellement à qui que se soit ? Et est on réellement prêt à le laisser entre les mains de compagnies marchandes qui ont en tête bien plus la notion de profit que la diffusion de la culture ?



  6. Paul le 19 janvier 2012

    Même si l’étude a été faite dans des conditions d’impartialité exemplaire (ce que l’on sait fréquent avec les majors, non ?) la question n’est pas celle des chiffres...Ok ils ont gagné 13.5 millions de CA, coupez de tout ça tout ce qui va aux intermédiaires (et le cas iTunes est d’autant plus intéressant ici : 30% pour Apple direct) et évaluez maintenant combien les artistes ont gagné à soutenir une loi qui sert maintenant de base pour des saisines demandant des censures ne passant pas par la case procès (cas Allochose qui inclue Telecomix).Et encore, heureusement qu’ils ont pris du retard sur leur mouchard labellisé, parce que comme ça l’année prochaine ils pourront le lancer en argumentant que les artistes ont gagné 2 fois 1% de ces 13.5 millions de CA en plus ?



  7. Rivas le 19 janvier 2012

    Après l’article d’hier sur le réseau Free qui ne foncionne pas, celui sur le succès d’Hadopi. Vous êtes payés combien pour raconter toutes ces foutaises ?



  8. Philippe Astor le 19 janvier 2012

    Agréger des chiffres et établir des coïncidences, pas des corrélations, voilà qui est loin d’être scientifique, même si c’est toujours intéressant de faire ce genre de constat. On pourrait aussi bien tenter d’évaluer ce que la riposte graduée a rapporté à MegaUpload, de la même manière. Et conclure qu’elle a enrichi de vrais profiteurs du piratage, pour le coup. On ferait mieux de réfléchir au meilleur moyen de libéraliser (et d’encadrer) les échanges hors marché sans compromettre le développement de l’offre légale, et d’essayer de penser l’après riposte graduée. Ce serait bien plus productif.



  9. Rouzz le 19 janvier 2012

    Alors voyons si j’ai bien compris l’étude.Vous avez constaté une augmentation des ventes sur iTunes de 22.5% et vous avez décidé que cela était dû à Hadopi ? Mis à part votre "logique", il y a des éléments pour le prouver ou c’est juste comme ça ?

    Car on peut très bien imaginé que ça vient simplement de l’effet de mode qui entoure les produits Apple en France. Si les gens ont un iPhone et veulent acheter en ligne, une des premières choses qu’ils verront c’est l’iTunes Store. (cette démonstration est tout autant scientifique que la votre)

    Bref, j’ignore qui vous paye, j’ignore ce qui vous pousse à faire ce genre d’article, mais il faut arrêter.



  10. DzarGol le 19 janvier 2012

    C’est une blague ? Elle est bien bonne.....

    Étude "par des universitaires", chiffres hasardeux, appuyés sur d’autres chiffres qui ne veulent rien dire (depuis quand la monté d’iTunes signifie que les gens consomment plus de musiques qu’avant ? quid du support physique, tout ça.... et surtout iTunes ne s’adresse qu’aux iPods ou iPhones, quid des autres ?).

    Quand les lobbys arrêteront de payer très cher des études truquées, vous pourrez nous réveiller, svp ?



  11. Liam le 19 janvier 2012

    Je suis désolé, mais une étude "conduite par des universitaires" ça ne veut rien dire. C’est un terme marketing aussi creux que "élu par des consommateurs".C’est quoi "des universitaires" déjà ? Claude Allègre est un universitaire, Benveniste était un universitaire... même Faurisson est un universitaire (point godwin, boum, j’attaque fort !)

    Des études en rapport de près ou de loin avec l’université, il y en a de deux types.Il y a d’abord les études scientifiques : elles sont faites par des gens dont les noms sont connus et donnés, elles sont faites par des gens experts dans le domaine de l’étude (ils ont un minimum un doctorat dans cette discipline), elles sont faites par des personnes si possible indépendantes et elles sont si possible non financées par ceux qui ont des intérêts direct à obtenir tel ou tel résultat, elles sont faites selon une méthodologie rigoureuse et dûment décrite, le plus exempt de biais possible, et enfin, elles sont évaluées par des pairs et publiées dans une revue scientifique généraliste ou spécialisée dans la discipline concernée.

    Sinon, elles valent peanuts et elles appartiennent à l’autre type d’études : les études de marchands de tapis. Dedans, n’importe qui peut dire ce qu’il veut n’importe comment à partir de n’importe quoi. C’est tout à fait permis, ça n’a juste aucune valeur. Même si les auteurs sont salariés (ou étudiants) d’une université, donc "universitaires".

    Ce serait donc sympa, pour compléter cet article, qu’Électron Libre nous dise : - Qui sont ces "universitaires" (leurs noms)- Quelles sont leurs qualifications (leurs diplômes, leurs publications précédentes)- Dans quelle discipline sont-ils spécialisés- Quels sont leurs liens avec les industries culturelles le cas échéant- Qui a financé cette étude- Quelle est la méthodologie employée pour cette étude- Quels pairs ont évalué cette étude- Dans quelle revue scientifique elle s’apprête à être publiée- De quel crédit dispose cette revue au sein de la communauté scientifique, notamment dans la discipline étudiée.

    À défaut, on ne peut que la considérer comme une étude de marchands de tapis, et le "conduite par des universitaires" tiens limite de l’escroquerie intellectuelle.



  12. Lulu77 le 19 janvier 2012

    Dur dur pour ElectronpasLibre.



  13. Emmanuel Torregano le 19 janvier 2012

    Bonsoir,Je ne peux que vous conseiller de bien lire cet article. Tout y est. La suite le 23, comme indiqué. J’espère que vous aurez les réponses à vos questions. Et nous aussi...



  14. clmasse le 22 janvier 2012

    On attend des études *indépendantes* et la fin de cette dictature de la ploutocratie qui nous manipule, et qui nous prend pour des cons.



  15. clmasse le 22 janvier 2012

    Universitaire est sensé démontrer l’objectivité de l’étude. Est-ce pour ça que le Régime veut faire financer les universités par des entreprises privées ? Les universités ne sont plus libres depuis longtemps mon bon Monsieur, il ne faut pas nous prendre pour des cons. On sait bien comment l’information est contrôlée au jour d’aujourd’hui. Science Po est financée par Le Figaro, appartenant à un copain de Srko par exemple. D’ailleurs, comment ce fait-ce que ce soit un syndicat qui publie cette étude ? Si elle est vraiment universitaire, elle doit être publiée par le circuit habituel, c’est-à-dire passer par un comité de lecture. Je ne "lirai bien cet article" que quand il sera publié dans une revue à referee. Ce serait sympa de nous donner la référence dès qu’elle sortira.

    Je valide ce qu’a écrit Liam, je suis moi même titulaire d’un doctorat de l’université.



  16. clmasse le 22 janvier 2012

    Maintenant parlons du fond, et admettons pour l’instant que les ventes aient bien augmenté. Ça démontre quoi ? Car un chiffre ne parle pas, il faut qu’il soit interprété, prédit par une théorie. Ce qu’entend démontrer cette "étude," n’est-ce pas que le piratage fait baisser les ventes ? Mais le démontre-t-elle ? Ne faudrait-il pas parallèlement montrer que le piratage a diminué ? La mise en place de HADOPI, même si c’est son but, n’est pas une preuve de la diminution du piratage. Justement, toutes les autres études qui contredisent celle-ci montrent que le piratage ne fait pas baisser les ventes, mais que ça serait plutôt le contraire, ceux qui piratent le plus sont ceux qui achètent le plus.

    Conclusion : cette étude, placée dans son contexte, démontre plusieurs choses :- HADOPI est inefficace, et en plus il est coûteux. Il a incité les gens à se procurer des VPN et autres outils, ce qui les a encouragé à pirater encore plus. (C’est mon cas, je n’extrapole pas.)- Le téléchargement illicite n’est pas à l’origine de la baisse des ventes de CD.- Le piratage est bon pour show business. Comme autrefois la radio, il permet de faire connaitre les artiste et de les essayer sans frais avant de se décider à acheter.- HADOPI est liberticide et dangereux, il n’a pas du tout le but qu’on veut nous faire accroire.- Les labels devraient plutôt se concentrer sur la qualité et l’originalité, plutôt que venir nous faire c.... périodiquement, ça leur permettrait sans aucun doute des gains largement supérieurs à ces maigres 13 millions, payés en partie pas les français.



  17. clmasse le 22 janvier 2012

    Et en plus on apprend que l’augmentation des ventes serait intervenue avant même qu’HADOPI soit passé. C’est démontré, on nous prend pour des cons. Quand on a un peu de bon sens, on dit plutôt que les gens se sont dépêchés de pirater avant que ce soit réprimé.

    Quant à l’effet "pédagogique" de HADOPI, ça serait quoi ? Qu’il faut à tout prix consommer ? Rien que pour cette raison, il faut l’abroger, et vite. Comme disait un "artiste" qui soutient HADOPI, et que je ne nommerai pas car il ne mérite pas qu’on lui fasse de la publicité : "Le rose qu’on nous propose / D’avoir les quantités d’choses / Qui donnent envie d’autre chose / On a soif d’idéal / Attirée par les étoiles, les voiles / Que des choses pas commerciales / On nous prend faut pas déconner dès qu’on est né / Pour des cons ... "



  18. Reg le 24 janvier 2012

    @EmmanuelTorregano : désolé de ne pas avoir pris le temps de répondre avant (pas le temps de développer au moment où j’ai vu la réponse), l’article du Monde d’aujourd’hui représente bien ce que j’appelais les pommes (effet hadopi) et les bananes (effet équipement).

    http://www.lemonde.fr/technologies/...



  19. Emmanuel Torregano le 24 janvier 2012

    @reg

    Voici notre analyse et l’étude complète, pour vous en faire une idée plus précise,Merci http://www.electronlibre.info/L-imp...



  20. dfkiwReRqzpZPeEeIgn le 28 février 2012

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