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Musique : SFR et Orange déclenchent la guerre de l’illimité

La bataille pour la musique en France passe par l’abonnement. La souscription à un service de téléchargement n’a pour l’instant pas été à la hauteur des espérances. SFR et Orange, les deux opérateurs tentent leur chance avec chacun une offre illimitée de téléchargement pour 12 euros par mois.


Coup de tonnerre dans le ciel de la musique en ligne, SFR et Orange lancent chacun une offre de musique à télécharger en illimité, pour un forfait mensuel de 12 euros. Neuf Télécom avait surpris tout le milieu des opérateurs de télécom en septembre dernier avec une offre musicale, mais elle avait encore un défaut majeur : une fois l’abonnement à l’opérateur résilié, la musique n’était plus lisible ; la faute aux mesures anti-copie et de contrôle (DRM) imposées par la maison de disques Universal.
Orange et SFR ont décidé d’aller plus loin sur tous les plans afin de concurrencer le couple Neuf/Universal. Les DRM sont encore de la partie, mais cette fois, le téléchargement est définitif. Finie donc la location de musique et place à la vente façon grossiste ! Pour la première fois en France, les opérateurs ont décidé de ne plus lier revenus et quantité de musique à télécharger. Un bouleversement qui a des conséquences importantes, car il remet en cause la manière dont les artistes sont rémunérés. A chaque téléchargement, l’artiste perçoit un pourcentage, à la fois via la Sacem mais aussi selon les termes financiers du contrat qui le lie à sa maison de disques. Avec les offres illimitées, il n’en est plus de même. Si les internautes abonnés téléchargent énormément de fichiers, la part revenant aux artistes sera diminuée d’autant - à noter que dans les faits, il est tout à fait possible de s’abonner un mois seulement, car il n’y a aucune clause sur un engagement de durée chez SFR, mais pas de siphonner le catalogue car les opérateurs auraient prévu un seuil maximum de téléchargements par mois. Une logique de paupérisation des artistes qui peut à terme poser de grosses difficultés lors des négociations entre les artistes et les maisons de disques. A cela s’ajoute le fait que pour l’instant, ces offres d’un nouveau genre n’ont pas forcément été anticipées dans les contrats en cours.
L’aspect inédit de ces offres vient également du fait que pour la première fois, Orange et SFR ont réussi à amener vers eux plusieurs labels dont les principales majors. SFR annonce ainsi la disponibilité de 500 000 titres dans son offre à terme, mais l’opérateur n’a pas encore signé avec l’ensemble des labels pour l’atteindre. Cependant, 500 000 titres disponibles, c’est encore très éloigné des sept millions de références de la plate-forme iTunes en France. Or on le sait, sur le Net, l’intérêt des internautes va essentiellement vers la richesse de l’offre.


144 euros par an

On peut également s’interroger sur la pertinence du prix d’une telle offre. Douze euros par mois, c’est en fait très cher si l’on compare avec la consommation de musique en France et par habitant. A son plus haut, le marché du disque a représenté deux disques vendus par an et par Français... Soit environ 30 euros dépensés par un Français dans la musique, le plus souvent lors des fêtes de fin d’année. Avec SFR et Orange, ce panier s’élève à pas moins de 144 euros pour un abonné sur une année pleine. Autant le dire tout de suite, une offre de ce calibre n’est réservée qu’à un faible pourcentage de personnes qui achètent plus de dix CDs par an. Enfin, il y a fort à parier que ces acheteurs de musique récidivistes n’ont certainement pas besoin d’avoir accès à tout le catalogue, ils l’ont déjà, et ne sont intéressés que par les nouveautés.
Comme on pouvait s’y attendre aussi, les fichiers téléchargés sur ces nouvelles offres sont encodés au format Windows Media, ils sont donc incompatibles avec l’iPod, le baladeur emblématique du marché de la musique numérique.
Les opérateurs sont bien conscients que cela va sans doute entraver la croissance du nombre d’abonnés aux offres illimitées. La prochaine étape devrait donc se résumer à une abolition des DRM sur les fichiers proposés dans un abonnement mensuel. Et après ? Qu’est-ce que les dirigeants de la musique vont pouvoir inventer pour faciliter l’accès à la musique ? Et rompre petit à petit le lien qui existait entre l’oeuvre enregistrée et le client. Car dans cette histoire, la chanson est désormais vendue dans les mêmes conditions que l’eau du robinet (voir Musique, gratuité et exception française).

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Christine Albanel se range aux côtés des sociétés de gestion collective contre l’UE  –  26.07.2008

La ministre de la culture et de la communication vient de faire "part de sa très vive préoccupation après la décision de la Commission européenne, prise le 16 juillet 2008, de remettre en cause certaines clauses des accords passés entre les sociétés européennes qui collectent les droits d’auteur pour la diffusion de musique sur Internet". Christine Albanel regrette notamment qu’une "solution consensuelle" n’ait pas été trouvé, et craint que la décision de la commission ne représente une menace pour la "diversité culturelle".

Les Rolling Stones claquent la porte d’EMI et signent avec Universal

Les Rolling Stones claquent la porte d’EMI et signent avec Universal  –  25.07.2008

La nouvelle était attendue. The Rolling Stones, l’ex plus grand groupe du monde quitte la maison de disques EMI pour rejoindre Universal Music. Live Nation avait également fait une offre. Ce nouveau contrat prévoit la mise en chantier de plusieurs nouveaux albums au sein du label Polydor. Universal Music devrait également pouvoir exploiter les droits des albums réalisés par la bande de Mick et Keith après la sortie de Sticky Fingers. Les Stones étaient en fin de contrat avec EMI, et il y a fort à parier que les bouleversements opérés par Terra Firma, le fonds d’investissement qui a racheté la major anglaise, ont pesé dans le choix du groupe de tourner définitivement la page.

Yahoo ! Music ferme et laisse ses clients dans la panade

Yahoo ! Music ferme et laisse ses clients dans la panade  –  25.07.2008

Une malédiction frapperait-elle tous les concurrents d’iTunes Music ? Après Sony, Microsoft, voilà que Yahoo ! jette également l’éponge. Le portail a décidé de fermer son service de vente de musique en ligne. Dans une lettre adressée à ses clients Yahoo ! conseille d’ailleurs de graver les fichiers sur un CD dans la seule fin de faire sauter les DRM - les chansons peuvent alors être importées à nouveau débarrasser du mouchard électronique. Comble de l’histoire, les morceaux de musique ne seront plus lisibles au 30 septembre prochain, dans le cas où ils seraient transférés sur un autre ordinateur ! Date à laquelle Yahoo ! éteint les serveurs gérant la DRM Windows utilisée sur Yahoo ! Music !

L’album de Carla Bruni confirme sa petite forme

L’album de Carla Bruni confirme sa petite forme  –  23.07.2008

Bien qu’il soit en tête du classement des meilleures ventes de la semaine dernière, "Comme si de rien n’était", l’album de Carla Bruni Sarkozy n’a pas affolé les compteurs, loin de là. Après les 14130 CD écoulés lors du premier week-end, le troisième opus de la chanteuse s’est vendu à 18248 exemplaires la semaine d’après. Un chiffre qui lui permet bien d’occuper la première place, juste devant ColdPlay (15 272), mais qui est à un niveau bien faible alors que la première dame de France n’a pas quitté les couvertures des magazines depuis des semaines.

Musique en ligne : Universal et Sky vont lancer de nouveaux forfaits hybrides

Musique en ligne : Universal et Sky vont lancer de nouveaux forfaits hybrides  –  23.07.2008

Au Royaume Uni, Universal Music et l’opérateur de télévision par satellite Sky ont signé un accord sans précédent, portant sur la création d’un joint venture qui proposera de nouvelles offres forfaitaires de musique en ligne mariant l’écoute illimitée du catalogue à la demande et des packages de téléchargement mensuels au format MP3 et sans DRM. La lettre d’information Music Ally, qui révèle l’information, estime que le service pourrait se lancer au quatrième trimestre. Sky, filiale de News Corp., reste pour l’instant l’actionnaire majoritaire de la nouvelle entité, qui sera probablement amenée à ouvrir son capital aux autres majors du disque.

CDiscount se lancerait dans la VOd gratuite

CDiscount se lancerait dans la VOd gratuite  –  21.07.2008

Selon le site du magazine le Point, Cdiscount aurait acquis les droits VOD (vidéo à la demande) de quelques films, notamment ceux gérés par UGC. L’enseigne qui s’est spécialisée dans la vente de DVD et de CD à prix cassés sur Internet aurait l’intention de lancer une plate-forme de VOD en diffusion continue (streaming) gratuite, uniquement financée par la publicité, avec un spot diffusé en début de séance et un autre en toute fin. Inconvénient majeur, ce service ne serait disponible que sur les PC, et non pas sur un téléviseur classique. Rendez-vous est pris pour le 1er septembre date à laquelle selon le Point, CDiscount devrait officialiser son site de VOD.

Carla Bruni, les ventes de CD au plus bas

Carla Bruni, les ventes de CD au plus bas  –  17.07.2008

L’album de Carla Bruni n’aura même pas atteint les 20 000 exemplaires. "Comme si de rien n’était" est entré à la troisième place du Top avec 14 130 exemplaires. Une contre-performance pour la première dame de France dont il semble encore bien délicat de savoir si cette situation inédite a pesé ou non. Quoi qu’il en soit, ce chiffre ne prend pas en compte les ventes numériques, alors que la chanteuse est première des ventes sur iTunes depuis la sortie de l’album vendredi dernier.

EMI relève la tête

EMI relève la tête  –  16.07.2008

Dans un email interne, Guy Hands, PDG de Terra Firma, le fonds propriétaire de la major de la musique EMI, se félicite des résultats de sa division disque au premier trimestre. Avec un chiffre d’affaires (288 £M) en progression de 61%, l’activité disque dégage un EBITDA positif de 59 £M sur la période, contre une perte de 45 £M un an plus tôt. Guy Hands se félicite également d’avoir réglé le problème du surapprovisionnement, qui avait valu à la maison de disques d’enregistrer un taux de retours d’invendus de 42% au premier trimestre 2007. Un an plus tard, il est inférieur à 16% des ventes de gros. "Nous n’en sommes qu’au début", a-t-il cependant indiqué. "Le business de la musique enregistrée est très volatile et nous ne pouvons pas espérer que les trimestres à venir soient aussi bons."

Sony confirme le lancement d’un service de VOD sur PS3

Sony confirme le lancement d’un service de VOD sur PS3  –  16.07.2008

Dans le cadre du salon E3 de Los Angeles consacré aux jeux vidéo, le géant Sony a annoncé hier le lancement d’un service de vente et de location de vidéos sur la PlayStation 3. Sony aurait d’ores et déjà signé avec sept studios, dont Disney. Le fabricant japonais avait déjà montré son intention de venir concurrencer la plate-forme Xbox Live fin juin, en déclarant vouloir lancer une offre de VOD cet été aux Etats-Unis, puis de l’étendre vers l’Europe et l’Asie.

Le Conseil d’Etat suit l’avis de son rapporteur et tance les ayants droit sur la copie privée

Le Conseil d’Etat suit l’avis de son rapporteur et tance les ayants droit sur la copie privée  –  11.07.2008

L’avis du Conseil d’Etat sur les modalités de calcul de la rémunération pour copie privée renvoie dans les cordes les pratiques actuelles de la commission d’Albis. La juridiction a estimé en effet qu’il n’était pas licite d’inclure dans le calcul de la compensation versée aux ayants droit les oeuvres piratées. Autrement dit, la copie privée n’est pas un système de remboursement sur le piratage des oeuvres. Le principe de copie privée a donc été réaffirmé par les membres du Conseil. La dernière décision de la commission, imposant une redevance sur les disques durs externes et les téléphones de type iPhone, a logiquement été annulée, et la commission aura tout loisir d’en rediscuter en début d’année prochaine, le temps de mettre en place une gouvernance rénovée - la décision du Conseil d’Etat est applicable après un délai de six mois. En revanche, le verdict renvoie les ayants droit et les fabricants dos à dos pour une grande part. Car si ces derniers ont obtenu gain de cause sur le cadre de la copie privée, le Conseil d’Etat n’a pas souhaité que ces mesures soient rétroactives, bloquant ainsi toute possibilité de remboursement. Les ayants droit ont également de quoi garder la tête haute, puisque le Conseil d’Etat ne voit rien à redire au montant actuel de la "taxe", malgré un mode de calcul radicalement différent. Les ayants droit ont d’ailleurs prévenu qu’ils comptaient bien ne rien changer aux barèmes et que pour ce faire, ils allaient rogner sur les abattements.

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