Premier gouvernement Hollande, la culture du numérique

Le 16 mai 2012, Politique

Fleur Pellerin au numérique, Aurélie Filipetti à la culture et la communication, François Hollande a souhaité que soient représentés dans son premier ...

Facebook : Mauvaise publicité avant l’introduction en bourse

Le 16 mai 2012, Web 1,2,3

General Motors, troisième annonceur américain, va stopper toute publicité payante sur Facebook au motif que celle-ci est "inefficace". Une alerte ...

Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

Le 15 mai 2012, Web 1,2,3

Premier point d’étape, Free Mobile a recruté 2,6 millions d’abonnés. Xavier Niel propose un rapprochement avec le réseau d’Orange. Iliad entend doubler ...

Presstalis, le gouffre s’ouvre sous les pieds de François Hollande

Le 14 mai 2012, Old fashion media

La prise de fonction du président François Hollande est très attendue par Presstalis et les éditeurs de presse. En jeu, un vaste plan de ...

Négociations ouvertes entre Dassault et le "Parisien"

Le 16 Septembre 2010 dans Old fashion media par Emmanuel Schwartzenberg

Les dirigeants du "Figaro" rencontrent ce vendredi 17 septembre ceux du "Parisien" au cours d’une réunion de due diligence pour examiner les comptes du journal et commencer à débattre du prix final.

Les 100 millions d’euros proposés par Vincent Bolloré pour racheter Le Parisien ont été jugés insuffisants par Marie-Odile Amaury. Serge Dassault est prêt à surenchérir sur cette offre pour mettre la main sur ce journal, qui est devenu la priorité des priorités mais il n’ira pas jusqu’aux 200 millions d’euros souhaités par madame Amaury. L’objet des négociations officielles et quasi exclusives qui débutent est de savoir quel est le prix en deçà duquel Marie-Odile Amaury retirera le Parisien de la vente. Il est, en effet certain, au moment où nous mettons en ligne qu’il n’y a plus aucun autre repreneur potentiel que le groupe Dassault pour Le Parisien.

Un seul repreneur

En raison des liens quasi intimes qui lient la famille Bolloré à celle de Dassault, Vincent Bolloré n’ira pas contrecarrer les projets de Serge Dassault. Surtout lorsque celui-ci les manifeste aussi clairement. Fondations Capital, Patrick Le Lay, tous ceux qui ont regardé le dossier se sont désormais retirés.
Hormis le prix, on voit mal désormais ce qui pourrait entraver l’inéluctable prise de contrôle du Parisien par l’avionneur. De tous les candidats qui se sont fait connaître,Vincent Bolloré est le seul qui pourrait aligner son offre sur celle de Serge Dassault mais le financier trouve, d’une part que le prix de 200 millions d’euros est trop élevé et de l’autre, il considère être ami avec la famille Dassault depuis une trop longue date pour s’opposer à ses projets.

Servir le Président

Il n’est pas certain, par ailleurs, qu’un courant de protestations politiques, même s’il devait être vif, puisse entraver la marche en avant de Serge Dassault qui bénéficie du soutien absolu de Nicolas Sarkozy sur ce dossier. Le Président de la République démontre, notamment sur le dossier des retraites comme celui des roms, que les critiques comme les condamnations ne lui font pas faire machine arrière. Et il invite ses collaborateurs comme ses plus proches amis à suivre cet exemple.
Servir le Président de la République étant une vocation, comme chef d’entreprise, que Serge Dassault se flatte de cultiver, l’avionneur ne voit pas le moindre inconvénient de lui rendre service sur ce dossier dont il perçoit également les avantages personnels.
Après la probable annulation de l’élection de Jean-Pierre Bechter à la mairie de Corbeil Essonnes, Serge Dassault entend bien être candidat à la place de son collaborateur et la détention d’un journal populaire pourrait faciliter, à ses yeux, son élection. Comme elle lui permettrait de faire passer ses idées un peu radicales dans le domaine de la justice pénale.
Au sein du Figaro, le rachat du Parisien est comparé à la stratégie de Rupert Murdoch au Royaume-Uni qui détient The Times, The Sun, un tabloïd outrancier et News of the World. Avec cette différence que le magnat des médias avait mis la main sur les titres les plus décapants de la presse populaire avant de racheter le fleuron de la presse britannique.

Position de force dans le monde de la presse

Si, pendant de longues semaines, les dirigeants du Figaro avaient pensé mettre la main sur Les Echos, ceux-ci découvrent la position de force que la détention de ce titre leur procure dans l’univers de la presse. Sur le plan publicitaire, Pierre Conte, patron de la régie du Figaro, voit tout l’intérêt qu’il y a à marier deux publics différents, l’un haut de gamme et l’autre populaire.
Sur un plan industriel Francis Morel, dg du Figaro, pourra négocier, au nom des deux titres avec tous les partenaires : avec les papetiers comme avec le syndicat du Livre dont il deviendra le premier employeur. Ses talents de négociateur lui permettront d’obtenir le départ de dizaines d’ouvriers dans les centres d’impression pour ramener, par exemple le nombre des effectifs de l’imprimerie du Parisien de Saint-Ouen, à une petite centaine.
En outre, et ce n’est pas l’aspect le moins intéressant de ce dossier, Francis Morel aura l’avenir de la distribution de la presse et celle de Presstalis entre les mains. Deux options lui seront offertes : il pourra soit décider de développer la SDVP, (Société de Vente du Parisien) qui distribue le Parisien en Ile de France, en lui confiant celle du Figaro, soit exiger que les quotidiens nationaux bénéficient au sein de Presstalis d’un traitement très privilégié.
Consciente des conséquences de ce mariage pour Le Figaro, Marie-Odile Amaury en tiendra certainement compte dans son évaluation finale. Les excellentes relations qu’elle a noué avec Serge Dassault au cours de leurs dernières rencontres ne lui a pas fait perdre de vue la valeur de son entreprise.

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