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Free Mobile, la "passation" des 3 millions d’abonnés en vue

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Presstalis, le gouffre s’ouvre sous les pieds de François Hollande

Le 14 mai 2012, Old fashion media

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Sacem contre Hadopi, le choc des titans !

Le 09 Juin 2011 dans So_cult’ par Emmanuel Torregano

Un accord impossible entre les plateformes de Vod sur le Web et la Sacem vient entraver la volonté du gouvernement de présenter une offre légale riche et attrayante.

C’est le sketch de cet été. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aujourd’hui le meilleur adversaire de l’Hadopi s’appelle la Sacem. Oui, la société des auteurs compositeurs, celle qui a guerroyé pendant des mois à l’Assemblée nationale pour faire voter la loi qui donnerait naissance à la haute autorité de protection des droits. Aujourd’hui, la société de perception des droits, plus précisément la Sesam, qui s’occupe de droits audiovisuels, freine l’accès des plateformes de vidéo à la demande à la labelisation Hadopi - le fameux symbole Pur, promotion des usages responsables. Une bisbille du plus mauvais effet, alors que l’Hadopi lance sa campagne de communication sur tous les médias.
Les premiers sites estampillés "Pur" par l’Hadopi seront au coeur de la campagne qui sera lancée le 13 juin prochain pour informer le grand public. Les plateformes de musique seront bien présentes, car presque toutes sont en règle avec les ayants droit. Pas de chance, les offres de vidéo à la demande sur le Net seront sous-représentées, avec seulement deux plateformes : Orange et Video@volonté. Toutes les autres, réunies au sein d’un syndicat, ont reçu une objection de la Sacem adressée à l’Hadopi pour entraver leurs labelisations. Pourquoi ? Tout simplement car aucune n’est en règle. La Sacem n’a pas signé de contrats, avec Vidéo Futur, Vodéo, Iminéo, ou encore UniversCiné. Et pour cause, les demandes forfaitaires de la respectable société des auteurs sont considérées comme suicidaires par les sites de VOD, qui acquittent déjà une TVA à 19,6%, plus des obligations arrivées dernièrement lors de la promulgation du décret SMAD.

Provisions

Pour parachever le tout, la Sacem exige de percevoir 8% sur les vidéo clips ou les sketchs, et 2,5% sur les bandes originales musicales. Ces chiffres s’entendent sur le prix hors TVA de vente d’une prestation Vod. Lorsque l’on sait que les studios, soit les producteurs des oeuvres, s’arrogent jusqu’à 70% du montant payé par le client, il ne reste pas grand chose pour les plateformes, ou pour le dire autrement, rien du tout - Précisément, jusqu’a 60% pour les oeuvres françaises et jusqu’à 70% pour les films US, en fonction du nombre d’entrées salles et des revenus générés en salles. Le blocage est donc tout à fait assumé par la Sacem, face au refus des plateformes. Marc Tessier, le président du syndicat des acteurs de la Vod en ligne, a rencontré la Sacem pour la première occasion il y a une dizaine de jours pour tenter de débloquer la situation. C’était bien la première fois que l’ancien patron de France Télévisions, aujourd’hui à la tête de Vidéo Futur, s’entretenait avec la Sacem de ce sujet. Catherine Kerr-Vignale, qui négocie tous les droits de la SPRD, est restée inflexible concernant les pourcentages, mais a accepté une négociation sur les minimums demandés. Une prochaine réunion devrait avoir lieu début juillet.
Cependant, il est bien difficile de prévoir si cette fois, elle débouchera sur une issue positive. Pour certaines plateformes, le sujet des droits d’auteur est en souffrance depuis plusieurs années. Dans le monde du DVD, il y a aussi pléthore de contrats non signés, et les grandes sociétés de distribution, TF1, Canal+, etc., reçoivent régulièrement des lettres de la Sacem à ce sujet. L’habitude veut que les intéressés provisionnent en attendant un accord avec la Sacem. C’est aussi le cas sur Internet. Et si cela n’aboutit pas, la Sacem, sûre de son droit à défendre au mieux ses sociétaires, se dit prête à envoyer tout ce petit monde devant les tribunaux, quitte à mettre l’Elysée, la rue de Valois et l’Hadopi un peu plus en porte-à-faux.

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6 Commentaires

  1.  le 10 juin 2011

    Sacem contre Hadopi, le choc des tyrans !

    c’est plus juste



  2. FilmTunes le 11 juin 2011

    La titre ne reflète pas, comme souvent chez ET, le contenu de l’article.

    C’est complètement normal que les auteurs-compositeurs demandent leurs droits via leur société de perception, la Sacem. Et c’est normal que les "new players" comme ici les socités de Vod doivent négocier avec les producteurs, comme le fait depuis toujours la télévision.



  3. Black Eco le 12 juin 2011

    "La volonté du gouvernement de présenter une offre légale riche et attrayante."

    Encore faudrait-il qu’on est du contenu de qualité en abondance et à un prix correct... Or je ne vois pas en quoi le Label PUR va changer quoi que ce soit...



  4. Black Eco le 12 juin 2011

    Correction : "qu’on AI" et non "qu’on EST"



  5. Arnaud le 12 juin 2011

    S’il est normal que les auteurs-compositeurs soient rémunérés pour leur travail, point sur lequel il me semble tout le monde s’accorde, c’est le montant et les modalités qui sont cause de frictions.Entre les prélèvements directs des ayants-droits (producteurs, auteurs/acteurs, .... ), les taxes pour les financer (car oui, au final ils sont rémunérés 2x) aussi bien sur le matériel que sur le logiciel d’ailleurs, les taxes plus communes (URSSAF, impôts, ...), les salaires, l’infrastructure (car oui, contrairement à ce que peut prétendre Orange, les sites de streaming payent ne serait-ce déjà que pour assurer des débits de réception/envoie raisonnables), cela demande d’avoir un taux important de clients réguliers pour s’assurer des entrées d’argent suffisantes.

    Et là, le problème est simple : pour avoir un maximum de clients, il faut un catalogue le plus riche possible d’un côté, et des prix les plus raisonnables possible. Qui irait louer un film 10€ juste pour un visionnage ?Au lieu de jouer la carte de la quantité, les ayant-droit préfèrent jouer la carte du prix. Hors, le prix c’est bien quand on vend du luxe, pas un produit de consommation de masse... Et si des places de ciné à 8€ peuvent à la limite se justifier : nombre de places limitées dans une salle et éventuellement une certaine ambiance (et encore), chez soi, il n’y a rien de tout cela.

    Au final, le vrai problème c’est que ces sociétés ne voient Internet que comme un mal nécessaire et donc, à défaut de pouvoir l’éradiquer, ont décidés de lui mettre un maximum de bâtons dans les roues. Le jours où ils auront compris qu’avoir un catalogue c’est une chose, mais que ce n’est pas suffisant, et qu’au fond la vrai richesse se sont les clients, on aura fait un gros progrès, mais je pense qu’il sera sans doute trop tard pour une majorité d’entre-eux quand ils le réaliseront



  6. Mike le 13 juin 2011

    Correction : "qu’on AIT" et non "qu’on AI" et non "qu’on EST"



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