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Presstalis, le gouffre s’ouvre sous les pieds de François Hollande

Le 14 mai 2012, Old fashion media

La prise de fonction du président François Hollande est très attendue par Presstalis et les éditeurs de presse. En jeu, un vaste plan de ...

Streaming : Nouveaux déboires judiciaires pour l’américain Grooveshark

Le 25 Juillet 2011 dans So_cult’ par Philippe Astor

Un groupe d’éditeurs de musique et d’auteurs-compositeurs américains vient de déposer plainte contre le site de streaming Grooveshark, qui fait figure de dernier rempart du Web musical gratuit aux Etats-Unis. Un déboire judiciaire de plus pour la compagnie, qui vient s’ajouter au procès intenté contre elle par la maison de disques Universal Music.

Le service de streaming américain Grooveshark, l’un des derniers troublions du Web musical gratuit aux Etats-Unis, fait l’objet depuis la semaine dernière d’une plainte pour violation de copyright de la part de plusieurs petits éditeurs de musique américains et auteurs-compositeurs de renom. Ce nouveau déboire judiciaire de la compagnie vient s’ajouter au procès intenté contre elle début 2010 par la maison de disques Universal Music.
Grooveshark, qui compte quelques 30 millions d’utilisateurs enregistrés de par le monde, est actuellement l’un des derniers remparts de l’écoute de musique gratuite à la demande sur Internet sans aucune limitation de durée. La plateforme se distingue des offres concurrentes en ce qu’elle ne met à disposition de ses utilisateurs que des titres qu’ils ont eux-mêmes envoyés sur le site ; ce qui se traduit parfois par une très mauvaise qualité de l’encodage ou des métadonnées. Dans les faits, Grooveshark permet néanmoins d’accéder à plusieurs millions de titres, dont certains, des Beatles, d’AC/DC ou de Led Zeppelin, ne figurent pas dans le catalogue des autres services de streaming.

Adoubé par EMI

Suite à la disparition de services de streaming gratuits, comme iMeem ou iLike aux Etats-Unis, et aux dernières limitations imposées à Deezer ou à Spotify en Europe, Grooveshark s’impose désormais comme une alternative de choix pour les internautes. Mais, avec cette nouvelle plainte, la compagnie voit s’amonceler de nouveaux nuages dans son ciel. Dans une interview accordée à Bloomberg TV, son PDG, Sam Tarantino, déclare respecter le DMCA (Digital Millenium Copyright Act de 1998, équivalent de la loi DADVSI adoptée en France en 2006) et supprimer tous les contenus qui lui sont signalés comme illégaux.
C’est l’argument invoqué par Sam Tarantino pour affirmer que son site est parfaitement légal. Il le compare à Youtube, qui met à disposition une majorité de contenus vidéos postés par ses utilisateurs sans autorisation préalable des ayants droit. Face aux déboires judiciaires dont elle a déjà fait l’objet, sa compagnie a jusque là montré sa capacité à rebondir, en parvenant notamment à obtenir un accord à l’amiable avec EMI, première maison de disques à avoir porté plainte contre elle. La major a fini par signer un accord de licence avec Grooveshark, qui propose également des versions premium sans publicité de son service, accessibles sur de nombreux smartphones et téléphones mobiles.

Banni d’App Store et d’Android Market

Sous la pression des maisons de disques, Apple a cependant retiré l’appli de Grooveshark de son App Store en 2010, suivi par Google au printemps dernier, qui l’a bannie d’Android Market. Ni Sony Music, ni Warner Music n’ont porté plainte contre la start-up pour l’instant, pas plus que les principales sociétés de publishing (édition musicale) filiales des majors. L’issue du procès intenté par Universal Music pourrait cependant être déterminante pour Grooveshark, qui semble anticiper une déroute et vouloir s’orienter vers un modèle totalement différent désormais, plus axé sur le développement et le management artistiques.
Parvenir, en tant que plateforme Web, à faire émerger de nouveaux talents sur Internet, dans le cadre de contrats dont le périmètre pourra aller jusqu’à la promotion de leurs tournées, c’est semble-t-il le nouveau credo de Sam Tarantino, pour qui la publicité et l’abonnement, principales sources de revenus de la compagnie aujourd’hui, dégagent des marges trop faibles. "Faire décoller de nouveaux artistes est clairement au cœur de notre modèle d’entreprise", affirme-t-il. Un changement de stratégie qu’illustre un accord passé avec le groupe de rock texan The Quiet Company, mais qui ressemble à un contre-feu bien tardif, et reste fort peu crédible pour l’instant.

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16 Commentaires

  1. sigh le 26 juillet 2011

    RIP Offre légale



  2. yt75 le 26 juillet 2011

    Le streaming ça craint :http://iiscn.wordpress.com/2011/06/...

    Et il est temps de pouvoir fermer ces sites par DNS :http://iiscn.wordpress.com/2011/05/...

    Mais à condition qu’une offre légale basée sur achat de licence sans limite de download soit mise en place :http://iiscn.wordpress.com/2011/05/...



  3. Tyler le 26 juillet 2011

    @yt75

    Faudra que vous nous expliquiez votre théorie sur comment fermer un site au travers de DNS



  4. Gilles le 27 juillet 2011

    Perso j’utilise http://www.liketrax.com ! ca utilise l’API Youtube donc je trouves tout ce que je veux et surtout ils n’auront jamais aucun probleme d’ayants-droits !



  5. yt75 le 28 juillet 2011

    @Tyler

    "fermer", "fermer" .., le but n’est pas forcément de les fermer pour les meilleurs pirates ! Mais il n’en reste pas moins que pour le downloader lambda, si demain les DNS de tous les FAI français européens ou autres, renvoient pour la page thepiratebay.org et sites de direct download majeurs une page "suite au jugement n°4567 dont voici les délibérés" ce site est "fermé", les terabytes piratés subiraient sans doute une baisse de 50 ou 60%, pour 10000 our 100000 fois moins cher qu’hadopi pour le même résultat, et cela sans aucune analyse de traffic utilisateurs : le but n’est pas le piratage zéro, on s’en fout.Et puis l’important et surtout la mise en place d’une vraie alternative.



  6. Tyler le 29 juillet 2011

    Je crois vraiment que vous vous méprenez.Je ne fais certainement pas parti des meilleurs pirates mais comme utilisateur averti du net, je connais au moins 3 façons de faire face a un DNS menteur. Dont une que même ma grand mère serait mettre en œuvre si elle veut accéder a la page thepiratebay.org : celle de taper http://194.71.107.15/ dans son navigateur.

    Quand bien même vous arriveriez a convaincre tous les FAI européens, voir du monde de faire mentir leur DNS, les serveurs de résolution de nom de domaine alternatifs se mettraient a pulluler (comme openDNS et quelques autres) avec tous les problèmes de sécurité qui vont avec.

    Le gouvernement US s’est essayé, avec un succès plutôt mitigé, a la saisie de nom de domaine. Cela lui a valu une protestation officielle de l’ICANN - qui n’est tout de même pas un dangereux repère de crackers – face a la menace de voir émerger un système de résolution parallèle et un gros bazar sur le réseau.

    Quant a HADOPI, tous les Kevins devraient lui dire merci. Avant le piratage c’était un truc ou il fallait être un peu initié, qui se pratiquait pour l’essentiel en dehors du web et c’était assez lent. Grâce a HADOPI vous pouvez trouver maintenant toutes les nouveautés en une recherche Google et le téléchargement de votre divX préféré prend 10mn. Certes elle coûte un peu cher au contribuable, mais enfin on est plus a un gaspillage d’argent publique près.



  7. yt75 le 29 juillet 2011

    Les IPs ça peut aussi se filtrer, il est évident que la lutte contre le piratage devrait être dirigée vers les centres et non les utilisateurs finaux.Aujourd’hui on peut même lire des personnes pour qui un abonnement à un site de direct download est une version de la licence globale ...



  8. Tyler le 29 juillet 2011

    Le filtrage IP c’est autre chose et il se heurte a d’autres problèmes comme le surblocage. Il peut être contourné par le client (VPN), comme par le serveur (cf. BTjunkie Vs le filtrage italien).

    Je vous invite a vous documenter plus amplement sur tous ces sujets, comme ils ont été largement traités par d’autres que moi et de manière plus approfondie. S’il y avait un solution simple et efficace, elle aurait été mise en œuvre un peu partout. Au lieu de cela, chaque pays bricolent : filtrage arbitraire en Italie, emballement judiciaire et/ou émission d’avertissements par les FAI aux USA, et pour la France les niaiseries que l’on connaît.

    Parce que finalement je suis d’accord avec vous : s’attaquer a ses clients, c’est quand même vraiment stupide !



  9. yt75 le 29 juillet 2011

    A mon avis c’est surtout la volonté qui manque, et une espèce d’hypocrisie du fait que le piratage est clairement aussi ce qui fait la valeur d’un abonnement internet, associé au fait qu’il n’y a pas vraiment d’offre légale qui tienne la route et soit fondamentalement non monopolistique.Car il faudrait déjà commencer par avoir un cadre légal pour déterminer quels sites sont jugés illégaux.Après les solutions techniques pourraient être mise en place, même si pas efficace à 100%, il est clair que ce serait beaucoup plus efficace, moins cher, et avec beaucoup moins de nombre de procédures qu’hadopi.



  10. Jumid le 29 juillet 2011

    après, les sites en écoute illimitée il ne va plus en rester tellement bientôt ! Jiwa qui est racheté, ca redonne aussi un peu d’espoir... Et puis l’acheteur Allomusic a l’air d’avoir un gros catalogue... IL reste tjrs des options !!



  11. yt75 le 2 août 2011

    Clairement les solutions techniques existent :http://pro.clubic.com/legislation-l...

    Ce qui manque c’est beaucoup plus le cadre légal, mais il est bien évident que si l’on voulait vraiment "combattre" le piratage, la solution est de s’en prendre au centres et pas utilisateurs finaux : nombre de procédures divisées par un facteur 3, 4, ou 5, beaucoup plus efficaces, aucun besoin de mettre son nez dans les flux de chaque internautes.



  12. Tyler le 3 août 2011

    Désolé mais je ne vois nulle mention de solutions techniques dans cet article. Nous verrons bien comment ils s’y prennent mais d’autres ont essayé avant eux et ont échoué.



  13. yt75 le 4 août 2011

    Pour BT il s’agit d’utiliser cleanfeed :http://www.numerama.com/magazine/19...

    Encore une fois il est clair que les solutions techniques existent (même si pas efficaces à 100%, il n’y a qu’à voir tous les sites interdits en Chine), c’est beaucoup plus l’environnement légal, juridictions et procédures associées qui manquent.

    "Nous verrons bien comment ils s’y prennent mais d’autres ont essayé avant eux et ont échoué."

    Qui a essayé et a échoué ? A ma connaissance il n’y a pas de procédures légales en France pour bloquer des sites, c’est cela qui manque, et ces procédures devraient être publiques en particulier pour tout ce qui concerne les droits d’auteurs, c’est essentiel pour que ça ne dérive pas vers de la simple censure.Vraiment actuellement avec hadopi c’est : des camions déversent des cartons de CDs, DVDs, bouquins dans un jardin public, on emmerde ceux qui les ramassent, mais on fout une paix quasi royale aux camions, c’est à dire exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire.http://iiscn.wordpress.com/2011/05/...

    Et on en arrive à se demander si le vrai but n’est pas justement ce flicage du flux de chaque utilisateur final ...



  14. Tyler le 5 août 2011

    Qui a essayé et a échoué ?

    L’italie —> failedBTJunkie propose un proxy pour contourner le blocage italien

    BTjunkie passe par Google pour contourner le blocage en Italie

    Dubaï, la Suède (et bien d’autres Danemark, Irlande, mais pas évoqués dans cet article) —> failed Cryptage SSL pour The Pirate Bay et IsoHunt

    Je ne prétends pas qu’il n’existe aucune solution technique un peu efficace. Il suffit de voir ce qui est mise œuvre en Syrie, Iran ou, comme vous le mentionnez, en Chine.

    Cependant en Europe et dans les démocraties en générale, la réglementation ne permet pas d’utiliser ces moyens pour la lutte contre le "piratage". Mais rassurez-vous, l’industrie du divertissement semble avoir convaincu les autorités politiques européennes et nationales de placer la défense du copyright au même niveau que la lutte contre le terrorisme ou la pédopornographie en usant des mêmes moyens de contrôle du trafic.

    Outre les atteintes aux libertés publiques et la mise sous contrôle des populations (encore que comme vous le faite remarquer cela relève plus des buts que des inconvénients), ce choix n’est pas sans collatéraux techniques : amoindrissement de la résilience du réseau, augmentation des latences, popularisation (pour ne pas dire généralisation) du chiffrage.Mais après tout si l’intérêt des ayants droit est déclaré grande cause mondiale pourquoi pas ...



  15. yt75 le 9 août 2011

    @TylerPour résumer ma position :La mise en place d’un environnement non monopolistique d’achat de licence tel que brièvement décrit ci dessous me parait plus important que l’aspect répression :http://iiscn.wordpress.com/2011/05/...

    Si répression, l’orienter vers le blocage des centres toujours beaucoup mieux que vers utilisateurs finaux, et a l’immense avantage de ne pas nécessiter flicage des flux utilisateurs.



  16. le ver est dans la pomme le 14 août 2011

    aussi has been qu’à coté de la plaque.



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