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Tribune de David El Sayegh sur la décision du 10 juin du Conseil Constitutionnel (part I)

Le 24 Juillet 2009 dans Peer2peer par

Le Conseil Constitutionnel avait invalidé le volet répressif de la loi "Création et Internet", en obligeant les ayant droit à recourir au juge pour faire condamner un internaute coupable d’avoir échanger des fichiers dont il ne possède pas les droits. Le gouvernement l’a entendu est a préféré reprendre sa copie pour suivre les recommandations du Conseil. Nous publions alors que les débats se poursuivent à l’Assemblée nationale sur ce nouveau texte, la tribune de David El Sayegh, le directeur général du SNEP (syndicat national des éditeurs phonographiques), qui était parue alors dans la revue Legipresse.

- Première partie :

Le Conseil Constitutionnel et la loi Création et Internet :
une décision en trompe-l’œil

Le Conseil Constitutionnel a rendu, le 10 juin 2009, une décision très attendue sur la constitutionnalité de la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet. Loi qui a suscité tant de controverses transformant « en guerre de religions » un débat complexe mais essentiel pour les droits des créateurs et des industries culturelles à l’ère du tout numérique.

Contrairement à ce qui a pu être indiqué notamment dans la presse généraliste, la censure partielle du Conseil Constitutionnel n’invalide pas la loi dite « Création et Internet » (I).

Par ailleurs, les points sur lesquels s’exerce la censure du Conseil Constitutionnel renforcent le caractère dissuasif du volet pédagogique prévu par la loi puisque désormais les internautes récalcitrants devront répondre de leurs actes devant l’autorité judiciaire (II).

La légitimité de l’HADOPI et le volet pédagogique de loi sont validés par le Conseil Constitutionnel

La loi « Création et Internet » repose sur l’idée que l’envoi de messages d’avertissement par une autorité administrative indépendante, l’HADOPI, est de nature à modifier, dans une large mesure, les comportements délictueux des internautes, en faisant disparaître le sentiment d’anonymat et d’impunité qui, sur Internet, peut expliquer l’ampleur de ces pratiques illicites.

Or dans sa décision du 10 juin, le Conseil Constitutionnel valide les deux piliers sur lesquels repose ce volet pédagogique qui sont : l’obligation de surveillance à la charge de l’abonné et la collecte d’adresses IP par les ayants droit en vue d’une saisine de l’HADOPI.

L’obligation de surveillance

La pierre angulaire de la loi est constituée par l’obligation de surveillance à la charge de l’abonné à Internet qui justifie l’envoi de messages d’avertissement par l’HADOPI aux internautes dont l’abonnement est utilisé pour réaliser des actes de contrefaçon.

Cette obligation n’est pas nouvelle car elle figurait déjà à l’article L. 335-12 du Code de la propriété intellectuelle.

Cependant, les auteurs de la saisine du Conseil contestaient sa validité dans la mesure où elle ne paraissait pas, selon eux, satisfaire aux exigences de lisibilité et d’accessibilité des textes de loi notamment par rapport à l’existence du délit de contrefaçon.

Le Conseil constitutionnel a écarté ce moyen en considérant que la méconnaissance de l’obligation de surveillance était énoncée en des termes suffisamment clairs et précis et se distinguait ainsi du délit de contrefaçon.

Nous ne pouvons qu’approuver ce raisonnement car les faits susceptibles d’être poursuivis au titre du délit de contrefaçon et ceux visés par la loi Création et Internet ne sont pas les mêmes et peuvent d’ailleurs ne pas avoir été accomplis par les mêmes personnes : dans le premier cas, il s’agit d’avoir téléchargé illicitement, dans le second cas il s’agit d’avoir laissé utiliser son abonnement pour procéder à un téléchargement illicite.

La collecte des adresses IP en vue d’une saisine de l’HADOPI

Les auteurs de la saisine du Conseil contestaient les pouvoirs reconnus à des agents assermentés des sociétés de perception et de répartition des droits et des organismes de défense professionnelle, de constater les éléments matériels des actes de contrefaçon commis sur ces réseaux et de collecter des adresses des abonnés correspondant à ces actes (« adresses IP ») pour les communiquer à la HADOPI.

Une tel moyen ne pouvait prospérer et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, rappelons que le traitement de données à caractère indirectement personnel par les organismes de défense professionnelle des ayants droit et par les sociétés de perception et de répartition a été autorisé en vertu de l’article 9-4° de la loi du 6 janvier 1978 telle que modifiée par la loi n° 2004-801 du 6 août 2004.

Compte tenu de sa finalité, cette disposition avait été jugée, par une décision n° 2004-499 du 29 juillet 2004, conforme à la Constitution au regard de deux éléments : d’une part, les données recueillies n’acquièrent un caractère nominatif que dans le cadre d’une procédure judiciaire, et d’autre part, la création du traitement restait subordonnée à l’autorisation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

Le dispositif prévu par loi « Création et Internet » ne fait que s’appuyer sur la législation déjà en vigueur.

Plusieurs des considérations relevées par le Conseil Constitutionnel pour admettre la constitutionnalité de l’article 9-4° de la loi du 6 janvier 1978 peuvent être retenues s’agissant des dispositions figurant dans le projet de loi « Création et Internet ».

Tout d’abord, l’objectif poursuivi est identique puisqu’il s’agit de lutter contre les nouvelles pratiques de violation des droits de propriété littéraire et artistique sur Internet.

De plus, la création des traitements par l’HADOPI est autorisée par la loi elle-même par le biais de l’article L.331-37 du Code de la propriété intellectuelle.

Un décret en Conseil d’Etat, après avis de la CNIL, devra d’ailleurs être adopté pour spécifier les catégories des données conservées, leurs destinataires et les conditions dans lesquelles les internautes peuvent exercer leur droit d’accès et de rectification conformément à la loi du 6 janvier 1978.

Quant au délai de conservation de ces données, d’une durée d’un an maximum, il est identique à celui déjà prévu par l’article L.34-1 du Code des Postes et Communications Electroniques.

La seule différence par rapport à la décision rendue par le Conseil Constitutionnel du 29 juillet 2004 réside dans le fait que les données recueillies pourront devenir nominatives dans le cadre d’une procédure administrative et non judiciaire.

Doit-on voir dans cette différence un élément permettant de considérer que le dispositif en cause serait disproportionné au regard des libertés publiques ?

Le Conseil Constitutionnel semble avoir répondu à cette question par l’affirmative en retenant qu’un tel traitement ne saurait « avoir d’autres finalités que de permettre aux titulaires du droit d’auteur et de droits voisins d’exercer les recours juridictionnels dont dispose toute personne physique ou morale s’agissant des infractions dont elle a été victime » (Considérant 27.).

La validation du dispositif par le Conseil Constitutionnel tient néanmoins compte du fait qu’après sa censure partielle de la loi « Création et Internet », l’HADOPI ne dispose plus désormais d’un pouvoir de sanction, mais d’un rôle préalable de prévention s’inscrivant dans un processus de saisine de l’autorité judiciaire.

On observera toutefois que la mission de l’HADOPI est légitimée par le Conseil Constitutionnel qui souligne au passage que « son intervention est justifiée par l’ampleur des contrefaçons commises au moyen d’internet et l’utilité, dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice, de limiter le nombre d’infractions dont l’autorité judiciaire sera saisie » (Considérant 28.)

A notre sens, d’autres raisons auraient pu justifier la collecte des adresses IP en vue d’un traitement par l’HADOPI.

En premier lieu, il ne nous semble pas que les mesures en cause, qui ne permettent que l’identification du contrevenant, entrent dans le champ de l’article 66 de la Constitution et donc des prérogatives relevant de la compétence de l’Autorité judiciaire.

En second lieu, « l’atteinte » qui serait portée à la vie privée des internautes dans le cadre de la loi « Création et Internet » est moindre que celle admise dans la loi n° 2004-801 du 6 août 2004.

En effet, contrairement à la procédure instaurée par la loi de 2004, les organismes d’ayants droit qui saisiront l’HADOPI ne connaîtront, par définition, jamais l’identité des internautes dont la connexion a été utilisée à des fins illicites.

Quoi qu’il en soit, le Conseil Constitutionnel a estimé que les exigences en matière de respect de la vie privée étaient respectées par la loi « Création et Internet ».

* Photo Jean-Baptiste Millot/Qobuz.com- (la 2) -

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18 Commentaires

  1.  le 24 juillet 2009

    Un point de vue argumenté mais néanmoins partial d’un ayant droit qui considere, comme ses collegues ; cette loi "internet et creation" comme la SIENNE.



  2. Antoine le 24 juillet 2009

    Dans cette tribune on a l’impression que la décision du CC n’a rien changé.

    La décision du CC a tout de même censuré des points majeurs de cette loi qui obligent le gouvernement à voter une seconde loi, les griffes de la première ayant été arrachées.

    Le SNEP n’est qu’un groupe de gens de communication qui ne comprennent décidément rien à rien.

    (Faire un doigt à ses clients... ça vous rappelle rien ?)



  3. Sanidis le 24 juillet 2009

    D’abord Bressand, maintenant El Sayegh. Tout laisse à penser qu’Electron Libre est devenue la succursale du SNEP.

    Bravo Messieurs.



  4. Toujours NRV le 24 juillet 2009

    Ah ce cher David et ses analyses toutes plus pertinentes les unes que les autres. J’étais inquiet pour sa santé, très peu de mise a jour de son site de propagande "demainlabouse" depuis une certaine décision du CC. Donc il est encore la !!!Ouf !!!

    En même temps, j’aurais compris qu’il arrête d’expliquer qu’ HADOPI c’est une bonne chose et qu’il respecte tous les droits fondamentaux, après la déculottée que l’on connait...

    Mais non, il recommence à nous vendre "sa loi", et vouloir la justifier. Ca se soigne ?



  5. Philippe Astor le 24 juillet 2009

    @Sanidis, tout le monde a droit à la parole

    @David, c’est bien beau toutes ces arguties juridiques, peut-être pertinent, mais ça ne nourrit pas les artistes.

    Pour moi, il y a surtout dans cette affaire, de la part de l’Etat et des industries culturelles, un petit pétage de plomb autoritaire. Au lieu d’essayer de capitaliser sur ce qui constitue une véritable révolution des moyens, des méthodes, des comportements et des usages, on les proscrit. Et pendant qu’on s’obsède à exercer un contrôle sur leur développement exponentiel qu’on juge trop anarchique, à coup de leçons de morale à deux balles et de stratagèmes juridiques, ou en oublie de se concentrer sur la révolution qu’il faut mener.

    Qu’on le veuille ou non, et quelque soit le temps que cela prendra, Internet fera tout pêter de l’ancien monde. Ce qui est vrai pour l’économie – la crise du disque comme la crise financière ou celle des médias l’illustrent – l’est aussi pour la politique. Je nage dedans depuis vingt ans et c’est une intime conviction. J’ai déjà vu tomber des dizaines de murs de Berlin sur la toile, et le tsunami ne fait que commencer.

    Cette déliquescence de tous les chateaux de cartes hiérarchiques, leur effondrement soudain et précipité sur eux-mêmes (comme autant de pactes de Varsovie virtuels et autres lignes Maginaux du même acabit, telles les mort-nées DADVSI et Hadopi), ne sont que le prémice d’une véritable révolution civilisationnelle, après laquelle on court d’ailleurs aujourd’hui sur Twitter ou Friendfeed, plutôt que sur les réseaux P2P.

    Cette révolution est induite par la nature même des réseaux. Il nous faut désormais construire une société dont un des piliers sera la libre circulation horizontale des oeuvres, des idées, des logiciels, des informations, des conversations, des émotions ou encore des flux financiers, fusse sous forme de montagnes de micro-paiements, avec des niveaux de décision, y compris sur le plan politique, de plus en plus à la périphérie et non plus au centre, a contrario du modèle jacobin prédominant jusque là. Ce modèle centralisé, hiérarchisé, autoritaire, oligopolistique, n’est certes pas mort. Il est même toujours prédominant. Mais ses assises s’effritent. A l’image du système financier international, c’est un géant aux pieds d’argile. Il est condamné à terme.

    A tous les niveaux de contrôle, sur le plan politique comme industriel, il va désormais falloir apprendre à lâcher prise et à céder du terrain. Les réseaux dressent le profil d’une société où l’échange direct, permanent, spontané et instantané entre personnes, à une échelle jusque là jamais atteinte, deviendra une commodité essentielle, quelque soit l’objet de cet échange, parce que c’est de lui que procèderont la liberté de chacun, son éducation, son statut social, sa richesse. Il sera de plus en plus la source de toutes les créations de richesse, pour soi-même comme pour les autres. Quel progrès fantastique, n’est-ce pas ?

    Du coup, les débats soulevés par Hadopi sont précurseurs, bien au delà des seules préoccupations immédiates des industries culturelles, de ceux que nous aurons, sur le plan politique, tout au long de la construction de cette nouvelle société, et de la définition des pactes sociaux et juridiques qui la réguleront.

    C’est ce qui entraine cette résistance démocratique à Hadopi que Gilles Bressand a le courage intellectuel de reconnaître dans la chronique qu’il a publiée sur EL, et à laquelle il semble se plier, même s’il ne parvient pas à mon avis à en tirer toutes les conclusions.

    La résistance démocratique à Hadopi est forte parce que cette loi est éminemment politique. Elle fait appel à des moyens de surveillance électronique et de coercition que nous, citoyens du monde et du cyberespace, ne sommes pas sûrs de goûter. Surtout si on commence à jouer dangereusement, ou pour le moins à prendre quelques libertés, à chaque tentative de régulation législative, avec des garanties contitutionnelles dont on ne mesure même pas encore jusqu’où il nous faudra étendre leur portée dans le cyberespace pour qu’elles ne cessent de l’être.

    Hadopi véhicule une vision de la société de demain très en repli, paternaliste, autoritaire, policière, conservatrice, qui rencontre une forte opposition dans une grande partie de l’opinion publique, en France comme dans d’autres pays, et hors de tout clivage politique. Libre à chacun d’en tirer ou non les leçons...

    Je trouve que beaucoup d’artistes sont bien mal à l’aise avec cette loi. Ils ont des intérêts à défendre, c’est légitime, mais ont aussi un peu l’impression de ramer à contre-courant, de n’avoir aucune prise sur leur avenir, alors qu’ils devraient être des fers de lance. C’est du moins l’impression croissante que j’ai.

    Hadopi n’est pas une loi faite pour eux. Elle ne résoudra aucun de leurs problèmes et ne leur mettra pas un gramme de beurre supplémentaire dans l’assiette. C’est absurde, et politiquement dangereux.



  6. Sanidis le 24 juillet 2009

    @Astor

    Quand un media publie à quelques jours d’intervalle, les avis au combien éclairés de l’ex-président et de l’actuel présidents du SNEP, ce n’est plus de la liberté de parole, çà sent sa "figaroisation".

    Même si je sais que celui que vous aimiez est ce pauvre Hervé qui bénéficie d’un repos bien mérité.

    Même si je sais que c’est certainement une maladresse de redac chef, avouez quand même que "çà ne le/se fait pas". Simple question de crédibilité.



  7. Philippe Astor le 24 juillet 2009

    @Sanidis,

    Vous remarquerez que l’ex (pdt du SNEP) semble avoir perdu qques illusions quand le nouveau (pdt du SNEP) conserve toutes les siennes.

    Franchement, je ne vois pas le problème, EL a toujours été très ouvert, déjà par la voix de ses propres journalistes, aux arguments anti-Hadopi. Laisser la parole, même deux fois d’affilée, à des partisans avoués de ce texte, ne me pose aucun problème. Surtout qu’on ne se prive pas de leur répondre. Et vous ?



  8. Sanidis le 24 juillet 2009

    @Astor

    Vous répondez à Khamenei, vous ?

    Ces gens (Bressand, El Sayegh, Roger, Guez et quelques autres) ont fait du tort à cette profession en la faisant entrer dans une ère glaciaire, en faisant joujou avec des amalgames douteux et j’en passe...

    Plutôt que de leur répondre, il faut espérer qu’un jour, il leur sera demandé des comptes.



  9. Emmanuel Torregano le 24 juillet 2009

    Bonjour,Je pensais naïvement que le fond du discours de Gilles Bressand apparaîtrait plus clairement à l’esprit des lecteurs. La formulation est certes parfois ironique, voire contraire, mais le fond demeure ainsi que le constat : l’industrie musicale nage à contre-courant, et gilles Bressand a le mérite de le reconnaître. Un converti ne vaut il pas mieux qu’un ayatollah du camp opposé ? Je pense que oui, pour ma part. D’autre part, il est évident que ce débat lancé par Philippe va forcément dans le bon sens.Merci de nous réserver toujours votre plus haute exigence.



  10. videoclub le 25 juillet 2009

    des critiques oui, mais aucun argurment contraire à ceux donné par EL vous parlez de la musique, mais vous oubliez le cinéma, la vidéo, le jeux vidéo, la presse magazine, la presse quotidienne, la BD ...et bien d’autre encoredonc on réagit, il faut une loi pour arreter la paniquevous parlez d’une loi inapplicable, mais la licence globale est 100 fois moins applicable que l HadopiPour un internet civilsé, régulé et adulte



  11. videoclub le 25 juillet 2009

    au blogeur,sort de ta bulle :arrete avec le fétichisme du netle net n’est qu’une technologie, un média, qui est dans les foyers français en masse depuis seulement une dizaine d’anneesd’ailleurs c’est le télécharment illégal qui a promu ce média, donc l’illégal et la malhonnetetédonc profil bas, ce média ne révolutionera rien du toutun moment le net devait changer les modes de consommation, plus de hyper, plus de garage auto, plus de commerce traditionnel et à ce jour RIENles commerces qui souffrent, ceux qui patissent de l’illégalité.remettez le net à sa place !!!!



  12. pegaselove le 26 juillet 2009

    de toute façon, les maisons de disques vont bien s’enrichir avec les amendes que les juges donneront aux internautes qui seront coupable qu’on est sécuriser ou pas sa ligne et qui pourront pas se défendre.

    car plusieurs question se posent :

    1/ceux qui n’auront pas les moyens de payer la sécurisation de leurs lignes, ils feront comment ?devront ils arrêter leurs abonnement d’internet pour pas être condamner a tord ?car en gros c’est que veut les maisons de disques et le gouvernement censurer internet par tout les moyens

    2/et ceux qui auront sécuriser leurs ligne mais condamner quand même car leurs lignes auront été pirater, ils feront comment pour se défendre ?car tout le monde n’a pas les moyens des maisons de disques pour se défendre, alors devrons nous accepter la condamnation d’une amende en étant innocent ou alors tout bonnement arrêter leurs abonnement ?

    3/devrons nous faire 200km pour faire examiner notre disque dur a un juge, qui aura surement des actions dans les maisons de disque(voir la suède et la condamnation de the pirate), pour prouvez notre innocence ?

    4/pourra t’on porter plainte contre les maisons de disque et hadopi pour accusation mensongère et contre la société qui aura transmis l’adresse ip pour espionnage et violation de la vie privé ?car si eux peuvent accuser tout les internautes qui voudront, alors pourquoi l’inverse ne serait il pas possible ?

    la loi hadopi va faire comme en finlande et en australie, des sites qiu auraient été contre cette loi, vont être bloquer, les sites qui modèreront pas les commentaires avant parution seront bloquer et tout site qui plairont pas au gouvernement et au maisons de disque seront dans la liste noire.

    donc cette loi est bien une loi de censure d’internet et on fera comme la chine et l’iran (et encore, ils demanderont a la france comment censurer internet encore plus)

    la loi hadopi sera la censure a la chinoise et on veut dépenser des millions pour mettre la france en numérique et en haut débit alors que internet sera censurer, surveiller et fliquer, donc a quoi sa sert de dépenser des millions pour rien si c’est pour censurer internet et empêcher tout le monde d’aller sur internet ?



  13. tallon le 26 juillet 2009

    Oui tout à fait ce que pegaselove décrit est la suite logique de Hadopi.

    Et si on arrivait à modifier son adresse IP à volonté, à envoyer des milliards de messages de concernant des téléchargements virtuels etc... ? on serait les résistants et c’est à ça qu’il faut travailler désormais. Vous voyez, je suis sûr que certains brulent déja d’avoir mon adresse Ip pour me couper le sifflet...Big Brother, j’ai encore le droit de parler mais pour combien de temps avant que les sbires d’hadopi n’enfoncent ma porte pour saisir mon PC, et me jeter en prison ?



  14. videoclub le 26 juillet 2009

    vous etes ridicules !on souhaite juste que la création en france puisse vivre ,dans le respect des libertés de chacunla suspension de l’abonnement aura lieu apres 2 avestissementsvous avez tous des logiciels anti virus non ?et bien c’est meme entreprises mettent au point u logiciel additionnel au précédent sans majoration de prix et qui permettra de se mettre à l’abrison veut vous du bien, vous etes nos clients passés et sans doute future



  15. wbad le 26 juillet 2009

    ""on veut vous du bien, vous etes nos clients passés et sans doute future"" @ videoclub

    bel exemple de langue de bois,

    hadopi ou non, les ventes de CD ou DVD sont comme le petrole : ça s’epuise inexorablement , plus ou moins vite, nous sommes une clientèle passée, oui...future... ne revez pas

    faire la guerre à se clients ne fonctionne pas,jamais le flot du P2P ou ce qui le remplacera ne sera endigué,il faudra faire avec et presenter une offre dite "légale" abondante de bonne qualité et à des prix trés faible, seule façon de concurencer le téléchargement dit "illégal"



  16. Zikers le 26 juillet 2009

    "vous etes ridicules !on souhaite juste que la création en france puisse vivre ,dans le respect des libertés de chacunla suspension de l’abonnement aura lieu apres 2 avestissementsvous avez tous des logiciels anti virus non ?"@ videoclub

    Un anti virus ne protège nullement du spoofing IP...(http://www.ecrans.fr/L-adresse-IP-n...)d’une part car ce n’est qu’une série de chiffre et de l’autre Hadopi n’a pas pour vocation de protéger la "création" ( d’ailleurs il me semble que les amendes ne serviront nullement à son intérêt)mais de contrôler et d’amender les infractions des oeuvres circulant illégalement.

    Si je suis les déclarations de M. Riester, les personnes piratant régulièrement concerne environ 30 % d’internautes, la dernière étude d’Interpretllc.com ( je ne connais pas la pertinence et l’indépendance )semble confirmer que ce chiffre tourne en moyenne entre 30 et 40 %, ce qui est bien sur pas tolérable...cependant Hadopi comme il est conçu et présenté depuis le début, est une mauvaise réponse faite à une mauvaise situation.

    Il existe bons nombres d’absurdités comme la négligence caractérisée, qui en terme de sécurité informatique est un non sens, un logiciel intrusif payant et interopérable ( comme du temps des DRM’S ) etc...

    Les origines sur les problèmes de chutes de ventes de CD et de la monté de la piraterie est du à de multiples phénomènes à commencer par les majors elles-mêmes n’ayant pas voulu croire au projet Napster et tout en tournant le dos au MP3, ils étaient bien trop préoccuper à maintenir les meilleurs chiffres de vente de l’histoire du CD ( 2000/2001)

    Si tu veux parler création, renseigne toi sur combien vivent des droits d’auteurs sur 116000 sociétaires Sacem...combien d’artiste signe chez une majors, combien de label indépendant rament autant que ceux qui s’autoproduident, comment fonctionne le système de répartition et de rémunération artistique pour la majorité des artistes et non sur le préjugé des gens en prenant exemple sur Johnny Halliday et tu pourras sans doute constater que finalement la seule négligence caractérisée est bien la musique, les créateurs et une partie des auditeurs.

    Honnêtement je crois qu’il est assez dangereux d’opposer les différents acteurs entre eux, mais finalement nous aurons le web que nous méritons.



  17. kritchek le 27 juillet 2009

    @ videoclub

    Personellement je suis sous Linux depuis des années et je n’utilise pas d’antivirus. Je ne souhaite pas non plus installer un logiciel fermé pour "sécuriser ma ligne". La remarque sur l’antivirus montre que toi même tu ne connais pas assez le domaine de l’informatique pour pouvoir exprimer une opinion TECHNIQUE sur le sujet. N’hésites pas à te renseigner et à revenir ici. Tu peux commencer par Googler Linux, puis logiciels libres, contournement HADOPI, VPN, Darknet. Tu peux aussi chercher à "baladeur numérique". Tu verras, c’est pas mal, ça évite d’avoir plusieurs dizaines de CD dans son sac à dos pour écouter de la musique. C’est bizarre d’ailleurs qu’ils en vendent encore des CDs au 21ème siècle ! Remarque, on vend bien encore des vinyles ! A mon avis c’est surtout pour les professionnels.



  18. pegaselove le 27 juillet 2009

    @vidéoclub : ta pas répondu a mes questions, ta juste répéter ce qu’il y avait dans la loi. et me répond pas a cotés et ce qu’il y a dans la loi car je connais ce qu’il y a dans la loi et elle est très défavorable pour les internautes car elle est faite pour vous et non pour nous. car elle est a charge contre les internautes.

    donc je réétère mes questions :

    1/ ceux qui seront condamner, comment feront ils pour ce défendre sans avoir les moyens de le faire pour prouver leurs innocences ?devront ils faire un aller retour sur paris et se payer une chambre d’hotel pour faire analyser leurs disque dur pour faire voir leurs innocence ?et allez vous, les maisons de disques, remboursez les frais engager pour des accusations que vous aurez porter sans preuves ?ou alors devront ils accepter leurs condamnations sans avoir les moyens de se défendre ?car que se soit un avocat ou un conseiller pour nous défendre, donc comment le payer si on a pas l’argent pour le payer et se défendre ?car vous ferez appel si l’internaute obtient justice et vous continuerez a faire appel tant que l’internaute ne se plie pas a vous et soit condamner et tanpis si les innocents, il faut qui paie d’une façon ou d’une autre et c’est sa que vous préparez aux internautes qui voudront se défendre et prouvez leurs innocences.

    2/ceux qui n’auront pas les moyens de payer la sécurisation de leurs lignes, vous allez les aider a payer cette sécurisations ou devront ils se désabonner d’internet pour pas être condamner a tord ?car on connait toujours pas le prix de cette sécurisation et pour le mouchard que vous voulez nous faire installer pour nous surveiller et nous fliquer

    3/pourra t’on porter plainte contre les maisons de disque et hadopi pour accusation mensongère ?car si vous, vous avez le droit d’accuser n’importe qui sans preuve, alors l’internaute devrait normalement avoir le droit de se retourner contre vous pour accusation mensongère et préjudice morale non ?ou alors pour vous, il n’y a que vous qui avait le droit de s’ne mettre plein les poches avec les amendes que vous allez empocher en accusant tout les internautes sans aucune preuves ?

    vous dites que c’est pour notre bien ?j’espère que vous plaisantez en disant sa ?

    la loi, c’est vous qui l’avez réclamer, pas les internautes, si vous auriez vraiment penser a nous, vous auriez même pas penser a cette loi de censure car vous auriez depuis longtemps mis des sites gratuits en téléchargement. en parlant de sa, combien de sites seront gratuits et combien de payant allez vous valider pour empêcher que les internautes ne téléchargent plus illégalement ?et allez vous ouvrir complètement tout votre catalogue ou juste les morceaux que vous voulez mettre ?et si vous auriez fait ine vrai enquête sur le téléchargement illégal, vous auriez remarquer que c’est justement les pirates qui achètent le plus de cd que ceux qui téléchargent légalement. ou alors c’est que les chiffres ne vous plaisent pas et vous avez voulu mettre vos propres chiffres même si ils sont faux car pour vous, faut a tout prix condamner les internautes et les empêcher d’aller sur internet ?

    donc en mettant aucun site légal, sa vous arrange plutot car vous pouvez vous payer avec les amendes que vous récoltez en condamnant les internautes car vous vous en moquez totalement des internautes, le plus important, c’est que les juges mettent les plus fortes amendes et vous enrichissent encore plus.

    j’espère en tout cas vous répondrez a mes questions et pas a cotés ni me sortir les articles de la loi car mes questions ont besoin de réponse et je suis sur je sius pas le seul a les poser donc si vous pensez réellement aux internautes, répondez a ses questions pourtant simple mais importantes. mais si vous répondez par les articles de la loi, sa voudra dire que vous vous en moquez totalement des internautes et que pour vous ; tout les internautes sont coupables a vos yeux et vous ferez tout votre possible pour les faire condamner et ramasser autant d’amendes que d’internautes condamner car sa sera pour vous plus important de condamner l’internautes et qui vous paient des amendes que de savoir si l’internaute est innocent ou pas, le plus important c’est qu’il paie a tout prix



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