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Vincent Frèrebeau : "J’irai volontiers à la rencontre des internautes et des politiques pour expliquer les réalités de notre métier"

Président fondateur du label Tôt ou Tard, Vincent Frèrebeau est une figure du milieu des producteurs indépendants. Après le retrait de Stephan Bourdoiseau, de la présidence de l’UPFI (Union des producteurs français indépendants), Vincent Frèrebeau a été élu tout récemment à la tête du syndicat. Il entend donner un éclat nouveau au discours des producteurs indépendants, et surtout faire partager sa passion pour un métier trop souvent décrié injustement, selon lui.


- ElectronLibre : Pourquoi avoir accepté de prendre la présidence de l’UPFI (Union des producteurs français indépendants) ?
- Vincent Frèrebeau : J’aime l’idée de l’intérêt général. J’aime l’idée de la réflexion autour d’une profession qui me passionne. J’ai envie de participer à la réflexion qui accompagne la mutation du marché de la musique. A chaque débat sur la musique, j’ai envie qu’on entende les indépendants, qu’on les prenne en exemple, que ce soit une voix alternative. Le milieu indépendant souffre, plus encore que tout autre, de la baisse du marché de la musique enregistrée. Les structures disparaissent les unes après les autres. Et j’aimerais que le débat soit franc, et ne sombre pas dans un populisme anti-producteurs. Et que les politiques comme les internautes ne ferment pas le débat, pour n’en faire qu’un jeu de massacre contre quatre majors. En cause ? Entre autres, des communications hasardeuses dans le passé ou encore des mises en scène peu glorieuses du métier de producteur dans des émissions télévisées. La plupart des vrais producteurs que je connais sont des types passionnés et passionnants, loin des caricatures que l’on en fait.
L’UPFI est composé à 100% d’indépendants, son rôle sera de défendre l’indépendant dans toutes les difficultés qu’il peut rencontrer dans l’accès aux médias et à la distribution. Tous les membres de l’UPFI, de la microstructure aux gros distributeurs, doivent recevoir la même attention, quelles que soient leurs problématiques. J’aimerais aussi convaincre ceux des indépendants qui ne sont pas encore des nôtres de nous rejoindre au plus vite pour nous apporter leurs forces, leurs positions et leurs idées.


- EL : Ne pensez-vous pas que la musique a tout intérêt à s’unir pour peser fortement auprès des politiques, à l’instar de ce que fait le cinéma ?
- VF : La musique est unie. Je lis que les artistes s’opposent au projet de loi (Internet et Création, ndlr). C’est faux. Archifaux ! 98% des artistes professionnels que je connais sont conscients qu’il y a urgence à définir un cadre de protection efficace du droit. Ils sont peu nombreux à s’être exprimés publiquement, et c’est dommage. La protection de la propriété intellectuelle n’appartient à aucun parti politique, il faudrait arrêter de laisser croire que cette bagarre est celle de ceux que l’on range dans la catégorie "artistes de droite". C’est la bagarre de tous les artistes qui souhaitent qu’après eux il y en ait d’autres. Il y a peut-être la peur des représailles, la peur de ne pas arriver à faire comprendre que le combat qu’ils mènent n’est pas que pour leur intérêt personnel mais aussi pour les générations à venir. Jean-Louis Murat, en parlant d’”omerta”, a magnifiquement répondu à tout cela dans Le Monde en novembre dernier. Quant aux artistes non signés, la majorité d’entre eux cherchent à être produits par un label. Ceux-là ne peuvent pas non plus, raisonnablement, se ranger derrière les partisans du gratuit.


- EL : Vous arrivez en plein remue-méninges autour de la loi HADOPI. Quelle est votre opinion sur ce sujet ?
- VF : Ce qui me rend fou, c’est que le téléchargement sans rémunération pour les artistes soit aujourd’hui revendiqué comme un droit. Le droit de piller, donc ! Encore plus fou, lorsque le monde adulte, certains hommes politiques même, reprennent et défendent cette revendication. Dans quel type d’idéologie, dans quel programme le droit de piller s’inscrit-il ?
Le projet de loi "Internet et Création" ne me semble pas déséquilibré. Il est préventif et ne devient répressif (coupure provisoire de l’accès Internet ) qu’après plusieurs mises en garde. Aucun autre délit ne fait l’objet d’autant d’attention ! Il est loin des menaces outrancières d’amendes colossales et de peines de prison qui avaient été brandies inutilement.
Je ne suis pas surpris du résultat du sondage qu’a commandé la SCPP sur ce thème. J’irai d’ailleurs plus loin en estimant qu’il y a énormément de gens qui sont tout étonnés de pouvoir encore télécharger sur le P2P impunément.


- EL : Beaucoup craignent une foire d’empoigne lors de son passage à l’Assemblée nationale. Que comptez-vous faire pour déminer le terrain ?
- VF : Mon propos est ferme car la situation est grave pour l’ensemble de la filière musicale en France. J’irai volontiers à la rencontre des internautes comme des politiques pour parler de nos métiers et en exposer les réalités. Il faut convaincre que la protection des droits est indispensable au maintien de la création au niveau local. Il en va encore une fois de la sauvegarde de l’identité culturelle de notre pays. Toutes les mesures d’exception sur ce sujet ont permis à la France de mieux résister sur ce point que ses voisins de l’Europe continentale.


- EL : Quel bilan tirez-vous de l’action de votre prédécesseur ?
- VF : Stephan Bourdoiseau a réussi avec la précédente équipe à présenter une synthèse assez claire de ce que pourrait être le modèle de producteur de musique de demain. Les investissements restent les mêmes (enregistrements, promotion, marketing…), mais les revenus sont beaucoup plus éclatés qu’avant : les ventes de produits physiques, les revenus du “digital”, les droits voisins, le spectacle vivant, la fiscalité incitative ; la mutation du modèle de producteur se fera dans ce cadre. C’est sur ces bases que le gouvernement a mis en place un plan de soutien global à notre industrie. Un certain nombre de chantiers ont été ouverts, dont le crédit d’impôts au développement de nouveaux talents francophones ou la loi à venir issue des travaux de la mission Olivennes. Tous doivent aboutir pour retrouver un dynamisme fort dans notre secteur.


- EL : SFR, Orange, viennent de lancer des offres de téléchargement de musique "illimité". Pour 12 euros par mois, il est possible de télécharger près d’un million de chansons. Est-ce que cela ne pose pas des problèmes importants pour toute la filière ?
- VF : Un nombre important de producteurs indépendants ne sont pas très sereins face à ce type d’offre. La position dominante des multinationales et la puissance des opérateurs de réseaux ou de nouvelles technologies peuvent nous faire craindre le pire en termes d’accès au marché pour les indépendants. On peut aussi redouter que ce genre d’offre démotive les acteurs de la distribution traditionnelle et accélère prématurément la disparition du produit physique.


- EL : Quelle est votre analyse du marché du disque lors de ces dernières années, celles de la crise ?
- VF : On a le sentiment que c’est de plus en plus dur chaque semaine. Le téléchargement est évidemment l’une des raisons principale de la baisse du marché, même si ce n’est pas la seule. Les consommateurs sont tellement sollicités qu’on assiste à un éclatement des dépenses qui est fatalement peu propice à la vente de musique, que l’on trouve par ailleurs gratuitement et sans risque sur le P2P. La concentration du secteur, les plans sociaux en vigueur dans certaines multinationales du disque, sont aussi des facteurs aggravants pour la crise que nous traversons. A titre personnel, je pense qu’il est grandement temps d’opérer une opération de clarification en matière de politique de prix du disque, comme cela peut être le cas pour le livre : prix unique, TVA à 5,5% et une chronologie des déclassements tarifaires. On trouve aujourd’hui des albums vendus en rayon à 6,99 euros, alors que le même disque est à 9,99 euros sur les plates-formes de vente en ligne. Un peu de lisibilité pour le consommateur ne nuirait pas.


13 Commentaires. Ajoutez le votre +

 11 juin 2008

Je suis musicien, contre le téléchargement sans rémunération mais aussi contre la loi HADOPI et ses velléités de flicage-espionnage systématique de la population. Je suis inquiet des projets du gouvernement et de son désir de contrôle du réseau sous prétexte de combattre la pédopornographie. Pas d’accord du tout. Je prédis une explosion des réseaux cryptés. C’est tout ce qu’ils vont y gagner. Au moins la France sera à la pointe de la technologie en ce domaine.

AndreTurcat 11 juin 2008

Quelle tristesse !



Au moment où la technologie (internet) donne aux indépendants les outils (réactivité,innovation des procédés,raccourcissement des canaux..) pour grignoter la laine sur le dos des multinationales, ne voilà-t-il pas que la première déclaration de leur représentant consiste à apporter son soutien à une loi taillée sur mesure pour protéger les acquis desdites multinationales.



Ce garçon serait-il une taupe ?

Vincent Messager • http://marketingduspectacle.wordpress.com/11 juin 2008

Il c’est installé chez les jeunes une culture de la gratuité dont nous sommes en partie responsables. Combien d’ados possèdent une Carte Bleue pour acheter de la musique en ligne ? Surement pas beaucoup. S’il n’existe aucun autre moyen pour se la procurer que par des sites gratuits et illegaux, ils vont naturellement se diriger par là. C’est là qu’est le problème. Les vendeurs de musique en ligne doivent développer des méthodes de paiements accessibles et simples aux ados.



L’autre problème est : est-ce qu’il n’est pas trop tard ? Cette culture de gratuité est-elle solidement ancrée ? Peut-être que oui et là encore, les vendeurs de musiques en-ligne doivent développer d’autres moyens de faire leurs revenus par du placement pub par exemple ou trouver des incitateurs à l’achat.

zhebulonn 11 juin 2008

J’ai l’impression qu’internet fait peur à la musique alors que la musique pourrait s’en servir. Au lieu de "faire la guerre" à internet et aux internautes, il faudrait les séduire. Et les offres de musique sur internet sont plutot mauvaises ; musique compressée au même prix que dans le commerce, pas de livret, restrictions que n’ont pas les personnes qui "piratent" (faut porter un bandana quand on le fait ?). J’ai l’impression qu’on veut contraindre les mélomanes pour qu’ils se fondent dans le moule commercial défini par l’industrie musicale (alors que je trouve que ça devrait être l’inverse). La musique est passée trèèès loin de la révolution internet, et elle continue de s’en éloigner encore, il ne faut pas oublier que beaucoup de consommateurs sont des internautes, internet est bien ancré, et la musique fait tout pour ne pas s’en approcher...
Il y a une remarque importante dans l’interview, c’est l’éclatement des dépenses, je pense que c’est la principale raison des baisses de ventes. On ne peut pas acheter une console, un écran plat, un appareil photo numérique en ayant le même train de vie, il faut faire des coupes franches ailleurs. Le téléchargement a surement une incidence, mais est ce vraiment aussi important ? Je veux dire, une personne qui change ses priorités financières et qui ne "peut" plus se payer de musique, cette personne qui n’achète pas de musique mais qui la telecharge fait elle vraiment perdre de l’argent ? Elle vole, c’est certains, mais y a t il vraiment un manque à gagner étant donné qu’elle n’aurait pas acheté de toute façon.
Et puis pour finir, j’ai bien rigolé quand même quand j’ai appris que Daniele Gilbert sortait un disque alors qu’on nous rabat les oreilles avec la crise du disque...
ps : je précise que je ne télécharge pas de musique, je l’achète (20€ le cd ça fait réfléchir aussi...).

 11 juin 2008

Deux mots, juste, parce que j’ai l’impression que la conversation évolue en sens unique.
Un - la musique est-elle encore un art, vouée à être partagée par le plus grand nombre, ou un simple commerce.
Deux - Quelqu’un peut alors m’expliquer pourquoi la moindre place de concert est aujourd’hui autour de 30 euros (et encore je suis gentil), prix continuant de croître de manière exponentielle ? Personne ne se gave alors ?

AndreTurcat 11 juin 2008

J’aimerais rajouter une observation aux deux (très justes) posts précédents.



Personne ne le remarque à voix haute mais c’est la première fois dans l’histoire de la musique (de divertissement) qu’une génération ne se reconnaît pas dans un mouvement musical à la différence des générations précédentes qui ont connu en vrac punk, grunge, hiphop, rock, techno, disco, etc, etc Un fait quasi historique. Une cause très probable de la désaffection.

Teraspeed 12 juin 2008

Et Vincent elle est où ta sourdine ?



Ce discourt est périmé et ne fait et ne fera jamais plus recette. Change de disque, face A et B sont rayés, même plus numérisable… Juste misérable. Bon courage.



Passons aux choses sérieuses. L’évolution est là. Le réseau a transformé en profondeur les perceptions et le sens culturel. La création en est le moteur. Les Majors ou les labels indépendants se sont exclus du jeu faute d’imaginations.



Ils ne sont pas les seuls. La maîtrise technologique est le BA BA des Artistes d’aujourd’hui et de demain.



Ne comptez plus sur les lois pour défendre vos petits intérêts, les parlementaires sont OUT et l’Hodapi comme la Dadvsi sont mortes nées.



Tournez la page, et si vous êtes à la fin du livre, passez à une autre histoire, surtout si vous n’avez pas apprécié le tome I et II.



Centraliser un réseau de plus en plus décentralisé vous prendra quelques années suffisantes pour vous achever définitivement.



Les discussions vont tourner courts, le jack-pot n’est plus très loin. Gardons chacun nos positions, aujourd’hui ce n’est plus les artistes et autres stars qui font la une, c’est les pédophiles et autres terroristes !



Nombreux d’entres nous ne se sentent plus concernés, mais consternés.



Le filtrage restera inopérant et le disque s’effondra uniquement parce que vous ne savez pas lui apporter une valeur ajoutée. De plus, vous vous privez d’une distribution mondiale, gratuite et instantanée !



Des fous furieux, vous êtes !



Ne cherchez pas d’autres excuses, car le P2P n’est qu’un superbe outil de promotion qui fera même tomber les publicistes les plus avertis.



Puisqu’il faut vous le dire en face : vous ne changerez jamais le court de l’histoire et vous ne faites plus parti de cette histoire !



Exclu volontaire par inconscience et ignorance du phénomène économique, politique et social donc culturelle, qu’induisent les technologies liées à l’informatique.



Vous avez été prévenu, persister dans cette démarche vous ridiculise un peu plus chaque jour.



L’art nouveau est derrière notre écran, et la production musicale n’a plus le même sens que celui du siècle dernier.



L’art est le reflet de notre société, internet et l’informatique subliment tous nos langages (même musicales) et nos cultures.



Les questions se posent comme tel : soit vous faites avec, soit vous disparaissez.



Pardonnez mon insolence, elle n’a plus de patience…



Capito, où il faut faire un dessin !

AndreTurcat 13 juin 2008

Nous devons tous méditer cette phrase : "les problématiques de l’industrie musicale ne sont pas éloignées de ces autres préoccupations (NDLR le filtrage des sites pédophiles) qui PEUVENT PARAITRE évidemment beaucoup plus graves et urgentes à traiter".



Qui la prononce ? Jérôme Roger, Directeur général de l’UPFI.



Vincent Frèrebeau dit "J’aime l’idée de la réflexion autour d’une profession qui me passionne. J’ai envie de participer à la réflexion qui accompagne la mutation du marché de la musique".



Côté réflexion, il va être servi.



Quand dans un milieu, on ne sait plus trop bien ce qui est le plus grave : télécharger de la musique sans la payer ou mettre ses doigts sales dans le vagin des petites filles, il est sûr que l’idée de "réflexion" a du plomb dans l’aile.



Excusez-moi mais là, je dois aller vomir.

AndreTurcat • http://www.pcinpact.com/actu/news/44118-SPPF-majors-filtrage-olivennes-elysee.htm?vc=1&p=8#vc13 juin 2008

PS : la citation de Roger est extraite d’une interview donnée à PC Inpact

zhebulonn 13 juin 2008

Est il possible d’avoir une réaction de Vincent Frèrebeau à propos des commentaires laissés ?



Les personnes qui ont réagit ne semblent pas etre de vilains pirates.



Je n’ai pas encore lu de réponses de quelque responsable musical que ce soit à propos des revendications exposées ici.



On les entends se plaindre et marteler (pour faire rentrer tout ça tant les tetes de pioches des pirates) qu’il faut faire peur pour faire acheter.



Avec les commentaires que je lis ici (et ma propre opinion), je n’ai pas l’impression que les sanctions regleront le problème. Si on ne veut pas acheter, on n’achete pas, et puis c’est tout...

Vincent (www.marketingduspectacle.wordpress.com) • http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2008/03/the-live-music.html13 juin 2008

Voici sur le lien un document très intéressant, ’The future of music business’. C’est une conférence donnée par Seth Godin, guru marketing américain et ex-VP marketing de Yahoo, qu’il a donné au majors US du disque.



Il amène le concept suivant :
Les compagnies de disque doivent arrêter de penser comme avant à comment nous vendre du plastique et faire du "tribe management" avec les fans. C’est probablement leur seule manière de sortir de leur crise.



C’est assez long (en anglais) mais très instructif.



Allez Frèrebeau, on attend tes réactions...

bourgpat 14 juin 2008

Vos acheteur sont ils les plus grands des crétins lorsque l’on leur propose d’acheter pour le même prix Un CD, support physique ayant une durée de vie de plus de 20 ans, dans un format non destructif et pouvant être revendu et trouvé sur un vide grenier à 1 euro l’album.



Un MP3, format destructif de compression, pour lequel au bout de moins de 2 ans, on vous demande de payer pour voir le support assuré (voir la mésaventure qui est arrivée au premiers acheteurs d’itune lors du retrait des drm du catalogue d’EMI) et pour lesquels le public va devoir investir une fortune en supports consécutifs pour espérer les garder 20 ans (encore qu’il faut être maso pour dépenser cet argent pour conserver du MP3 128kbs).



Arrêtez de prendre votre public pour des débiles profond comme les négriers le faisaient lors de la traite des noir en leur achetant leur liberté contre de la verroterie en leur faisant croire que cela était des pierres précieuse.



Tant que le but des professionnels de la musique sera de revendre tous les deux ans les mêmes disques aux mêmes personnes en refaisant le coup du changement de format comme pour l’échange vinyl CD ; ce marcher n’aura aucun avenir.



Lorsque l’on prend son acheteur pour un couillon, il ne faut pas alors s’étonner qu’il aille voir ailleurs.



Enfin la france ne se limite pas à paris, et il faudra un jour expliquer comment un acheteur est sensé connaitre un artiste qu’il n’entend pas à la radio et qui n’est pas distribué à moins de 60 km de chez lui quand il n’est pas indisponible dans certaines chaine de magasin.

Regis 6 mai 2009

Je suis un jeune producteur dec la musique africaine et maintenant je suis sur un marché qui poura peut etre t’interesser vu que l’artist vise un disque de diamond, j’ai écouté la maquette, je suis 100% sure que ce ci est vrai. mais comme je n’ai pas de contact au niveau supérieur voila pourquoi je tiens à vous rencontrer. j’ai regarder hier à la télé l’emission de la loi sur le piratage ; je peut dire que j’apprecie votre personage et je pense bien que vous avez le vrai sens d’un pro producteur. je suis en france et si cela vous convien, je souhaite que l’on se rencontre pour en parler et si besoin y es nous lançons le produit sur le marché.


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