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L’immobilier investit les quotidiens

Le 02 Septembre 2010 dans Old fashion media par Emmanuel Schwartzenberg

Un investisseur immobilier prendrait 23% du capital de Libération fin septembre tandis qu’un fonds spécialisé dans le béton rachèterait Le Parisien.

Des sociétés totalement étrangères au monde de la presse vont devenir actionnaires de référence des quotidiens. Fin septembre, un investisseur immobilier rentrera à hauteur de 23% dans le capital de Libération moyennant le versement de 12 millions d’euros. Ce qui diluera ipso facto tous les autres actionnaires, à commencer par Edouard de Rothschild qui descendrait à 31%. Il est vrai que celui ci se désintéresse du quotidien depuis qu’il a pris la nationalité israélienne afin de concourir aux épreuves d’équitation dans le cadre des JO de Londres à 2012.

Besoin de reconnaissance

Les noms de Jacky Lorenzetti ou de Sébastien Bazin sont généralement cités par tous ceux qui suivent le dossier. Le premier a cédé à la BPCE, Foncia pour 1,3 milliard d’euros et il est en quête de statut social comme l’atteste la reprise du Racing qu’il vient d’effectuer. Le second est à la tête du fonds Colony et a pris goût aux affaires politiques depuis qu’il gère avec la ville de Paris le dossier du PSG.
L’arrivée de ce type d’actionnaires dans le capital de Libération rassure les dirigeants dans la mesure où ils désirent, dans un premier temps, satisfaire davantage un besoin de reconnaissance qu’en rendre le contrôle.
Cet apport d’argent permettra de développer le parc des abonnés, seul moyen de stabiliser les ventes du journal dont les ventes auraient moins baissé que celles de ses concurrents cet été. Le soutien que l’Etat apporte à travers l’aide au portage conforte la situation du titre. 30 centimes sont, en effet, versés, pour tout nouvel exemplaire porté, soit 90 euros par an. D’ailleurs, ce quotidien recevrait plus de 6 millions d’euros par an d’aides publiques, soit 20% de son chiffre d’affaires.

Le refus d’Olivennes

Avec de telles assurances sur la pérennité du titre, on comprend mal que Claude Perdriel, patron fondateur du Nouvel Observateur, ait renoncé à devenir actionnaire de Libération. Ce retrait constitue une victoire pour Denis Olivennes, dg du Nouvel Observateur, hostile, autant pour des raisons stratégiques que de politique interne, à ce projet. Une entrée du Nouvel Observateur dans le capital de Libération aurait favorisé, à terme, le rapprochement des rédactions. Et les journalistes de l’Obs n’auraient pas détesté que Laurent Joffrin, leur ancien patron, vienne de nouveau leur apporter sa vision de l’actualité. Et si Denis Olivennes et Laurent Joffrin entretiennent d’excellentes relations, le premier ne veut pas que quiconque puisse lui porter ombrage. Cette question d’ego aura ouvert la voie à un partenaire immobilier..
Au Parisien, la situation présente quelques affinités puisque si l’on en croit Renaud Revel, de l’Express, généralement bien informé, c’est un fonds Fondations Capital qui rentrerait en négociations privilégiées. Ce fonds dirigé par deux anciens d’Eurazeo, du groupe Lazard, est spécialisé dans le béton. Xavier Marin et Philippe Renaud, ses dirigeants sont aussi de parfaits inconnus dans le monde de la presse. Certes, les deux hommes se targuent d’avoir convaincu Orange de les accompagner à plus de 30%. Pourtant, Stéphane Richard, pdg d’Orange, avait déclaré à la rédaction du Parisien, en marge d’une interview publiée le 5 juillet dernier que son groupe avait vocation à rentrer dans tous les titres de presse mais sur un plan minoritaire. Cette stratégie n’a d’autre but, selon le patron d’Orange, que de valoriser son fichier d’abonnés tout en faisant part de son expertise. Des discussions ont d’ailleurs eu lieu, sur ce thème avec Marie Odile Amaury, au moment même où Orange déposait son offre pour Le Monde avec le Nouvel Observateur et Prisa.

Bolloré toujours en lice

L’offre d’Orange devrait donc se traduire par un versement en numéraire et un apport en industries. Si cela permet à Fondations Capital de se rapprocher du prix des 200 millions d’euros exigé par Marie Odile Amaury, l’affaire sera rapidement conclue. Dans le cas contraire, on pourra alors estimer que cette révélation n’est destinée qu’à stimuler tous ceux qui s’intéressent encore au dossier et ne veulent pas verser plus de 150 millions d’euros. Lagardère qui lorgne sur l’Equipe pourrait déposer une offre conjointe sur le quotidien sportif et Le Parisien, quitte à rétrocéder ce dernier au plus vite. L’occasion de mettre la main sur L’Equipe ne se renouvellera pas de sitôt.
Vincent Bolloré, enfin, n’a toujours pas arrêté sa décision. Le report du lancement de son quotidien payant dépend autant de la réforme de la distribution de la presse que de la décision qu’il prendra dans cette affaire.
Et si le financier devait sauter le pas, sa candidature serait, en comparaison des représentants des fonds, assimilée à celle d’un professionnel des médias. Ce qui constituerait, aux yeux des historiens de la presse, un léger paradoxe.

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1 Commentaire

  1. dbx le 3 septembre 2010

    On peut toujours rêver que ces nouveaux entrants seront exigeants sur la nécessaire modernisation de la distribution et sauront bousculer les caciques du conseil de gérance de Presstalis...



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