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Les vrais chiffres du Parisien

Le 22 Septembre 2010 dans Old fashion media par Emmanuel Schwartzenberg

S’il rachète Le Parisien/Aujourd’hui, Serge Dassault mettra la main sur un titre en excellente santé qui n’a nul besoin d’être recapitalisé. Le PS se saisit de cette affaire qui devient politique.

Le Parisien n’est pas un journal en mauvaise santé. Loin de là. A la différence du Monde qui aurait été en dépôt de bilan s’il n’avait été racheté par le trio Pierre Bergé, Mathieu Pigasse, Xavier Niel, le quotidien populaire est bénéficiaire. Serge Dassault n’envisage pas donc pas de racheter ce titre pour lui éviter une éventuelle liquidation mais pour défendre ses idées et celles du Président de la République. Tout en renforçant son empire de presse. Il ne s’en est d’ailleurs jamais caché. Cette cession a donc suscité une protestation officielle du PS qui a vu, dans cette affaire, une menace pour le pluralisme de l’information.

Résultat opérationnel positif depuis 2005



En 2009, Le Parisien dégage une marge opérationnelle de 2,74 millions d’euros en 2009 pour un chiffre d’affaires de 198 millions d’euros. Fait rare dans la presse quotidienne, le résultat du Parisien/Aujourd’hui en France est, depuis 2005, positif. C’est ce chiffre que les négociateurs du groupe Amaury mettent en avant devant les repreneurs et non les pertes qui figurent dans les comptes sociaux. Ceux-ci sont, en effet, grevés par deux ponctions : Le Parisien/ Aujourd’hui en France verse une redevance à la holding du groupe Amaury et une quote-part sur les pertes de l’imprimerie. Le montant cumulé de ces deux prélèvements atteint les 9 millions d’euros.
Or, dans l’hypothèse d’une vente, ces ponctions n’auront plus lieu d’être, le groupe Amaury renonçant à la redevance et l’imprimerie étant restructurée. D’ailleurs, si l’affaire se conclut avec le groupe Dassault, on peut être déjà gager que Francis Morel, directeur général du Figaro et président du syndicat de la presse quotidienne nationale obtiendra la prise en charge par l’Etat des coûts de restructuration du centre d’impression de Saint Ouen. Comme cela a été le cas, par le passé, pour toutes les entreprises. En outre, le fait que Nicolas Sarkozy penche en faveur d’une reprise du titre par Serge Dassault devrait favoriser un soutien accru des pouvoirs publics.
Naturellement, les éventuels repreneurs qui connaissent parfaitement le dossier, à commencer par le groupe Dassault, préfèrent mettre en avant les pertes déclarées dans les comptes sociaux du Parisien pour faire baisser le prix de vente en dessous du plancher des 170 millions d’euros, présumés in négociables. Ils relèvent ainsi des pertes de 6,1 millions d’euros en 2009, de 9,7 millions d’euros en 2008 et de 6,1 millions en 2007.
Dans le domaine de la diffusion, les chiffres présentés par le Parisien/Aujourd’hui en France ne correspondent pas, non plus, à ceux de ses concurrents qui relèvent une baisse de ceux ci. A la différence du Figaro, du Monde et de Libération, le groupe Amaury prend en compte, dans ses calculs la vente en magasins et aux abonnés. Il n’intègre pas les comptes aux tiers, c’est-à- dire les journaux fournis gratuitement au public dans les hôtels, les restaurants, les aéroports. Des exemplaires qui donnent lieu à un échange de factures s’annulant, Air France achetant l’exemplaire au prix correspondant à celui de son acheminement à bord de l’avion.
Au fil des ans et au fur et à mesure que la diffusion de la presse quotidienne nationale baissait, les comptes aux tiers se sont développés au point d’atteindre certains jours, ceux de la vente en magasins. Depuis janvier 2010, les comptes aux tiers ont ainsi oscillé entre 28 000 et 40 000 exemplaires pour Libération, 46 000 à 60 000 pour Le Monde et 70 à 97 000 pour Le Figaro.


Les chiffres du Parisien/Aujourd’hui en France se sont inscrits dans une fourchette comprise entre 7600 et 18 000 exemplaires. Certains directeurs de vente diront déjà qu’il ne reste plus qu’à les doper pour dégager une diffusion positive.

Ventes en baisse de 1,8%

Tant que la famille Amaury restera aux commandes, ce ne sera pas le cas. Ce groupe considère, d’une part que le développement de la gratuité crée une mauvaise habitude pour le lectorat et de l’autre, qu’il déconnecte les responsables du journal de la réalité. A force d’embellir les chiffres de vente, on finit par se leurrer soi même et on ne se remet pas en cause.
En 2009, donc, hors ventes aux tiers, Le Parisien/Aujourd’hui en France a ainsi enregistré une baisse de ses ventes individuelles de 1,8% contre 12% pour Le Monde et Le Figaro. De janvier à août 2010, cette baisse a été de 5% pour 458 000 exemplaires vendus. Avec une moyenne de 340 000 exemplaires, le Parisien Dimanche a été en hausse de 0,5%. En comparaison, les quotidiens nationaux, sans les comptes aux tiers connaissent, sur la même période, des baisses comprises entre moins 6 et 9%.
Dans le domaine du numérique, Le Parisien/Aujourd’hui en France talonne avec 4 617 000 visiteurs uniques Nielsen en juillet 2009, Le Monde, 4 662 000 VU, et Le Figaro, 4 924 000 VU. Avec 70 000 téléchargements sur l’iPad, le Parisien amplifie, avec succès, son offre numérique. Aucune raison hormis celle de racheter les 25% de parts que Lagardère détient dans le groupe Amaury et de transmettre à Aurore et Jean-Etienne Amaury un patrimoine en numéraire n’obligeait leur mère, Marie-Odile Amaury, à céder Le Parisien. C’est un titre en excellente santé que madame Amaury envisage de céder à Serge Dassault et penser qu’elle puisse le brader constituerait une erreur.



Audience auprès des cadres des journaux d’information :

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1 Commentaire

  1. philoguide le 24 septembre 2010

    L’achat éventuel par Dassault concerne-t-il le Titre régional Le Parisien ou le groupe Le Parisien qui comprend notamment Aujourd’hui un quotidien national, auquel cas il y aurait un non respect de la loi anti concentration de la presse du 23 octobre 2003 ?



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