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La fin de la Comareg ou celle d’une presse gratuite pauvre en contenu

Le 23 Novembre 2010 dans Old fashion media par Emmanuel Schwartzenberg

La probable disparition de Paru Vendu et de la Comareg, qui suit celle des titres gratuits de Sud-Ouest, démontre, chiffres à l’appui, que cette presse paye au prix fort la faiblesse de son offre éditoriale.

La presse gratuite d’information se porte mal quand ses contenus sont faibles ; beaucoup mieux lorsqu’elle a quelque chose à offrir au lecteur. Les titres de la presse quotidienne régionale payent au prix fort cette stratégie qui a consisté à mettre en circulation des titres sans se soucier de leur richesse éditoriale. Lorsque le marché publicitaire se portait relativement bien et que les groupes scandinaves, Schibsted et Métro, n’avaient pas lancé leurs quotidiens gratuits, la pqr pouvait faire la différence sur ce marché. Dans un contexte de récession économique, un média ne peut plus espérer collecter la publicité sans enrichir son offre.
Fin 2010, cette presse paye au prix fort la défaillance stratégique de ses actionnaires, qui n’ont pas su anticiper les exigences des lecteurs et la crise économique.
Le 28 septembre 2010, la S3G, filiale des gratuits du groupe Sud-Ouest était liquidée. Avec un chiffre d’affaires de 16,5 millions d’euros, cette société affichait 105,4 millions d’euros de dettes et 44,8 millions de pertes. En conséquence, 157 salariés se sont retrouvés sur le marché du travail.

89 millions d’euros de dettes

La Comareg a déposé son bilan le 23 novembre. Détenue par le groupe Hersant Média, cette société qui édite notamment Paru Vendu affichait au 31 décembre 2009, 30,8 millions d’euros de pertes pour un chiffre d’affaires de 259 millions. Ses dettes s’élevaient alors à 89 millions d’euros.
Pour ceux qui se souviennent que ce fleuron de l’empire Vivendi réalisait 127 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2000 et avait été vendu 300 millions d’euros à Médiapost, le réveil est brutal.
Aujourd’hui, la Comareg ne trouve pas preneur. Le dossier a bien circulé parmi tous les groupes de presse français, notamment ceux des titres gratuits, mais personne n’en a voulu à ce jour ; Philippe Hersant, le pdg et actionnaire du groupe, n’étant pas parvenu à une transaction.
Les extrapolations sur 2010 laissaient entrevoir une perte additionnelle de 30 à 40 millions d’euros, selon la prise en compte ou non de provisions exceptionnelles, et une augmentation des dettes de 40 millions. Cela porterait le passif à 200 millions d’euros fin 2010.
La liquidation probable de la Comareg conduirait au licenciement de 2135 salariés, ce qui ne serait pas sans causer un problème social majeur.

Mariage Ouest-France Schibsted

Dernière survivante de cet univers, Spir Communications, filiale de presse gratuite du groupe Ouest-France, qui affiche un résultat d’exploitation négatif de 500 000 euros en 2009, pour un chiffre d’affaires de 6,4 millions. Le bilan de Spir est plutôt positif car avec un capital initial de 25 millions d’euros début 80, ses fonds propres s’élèvent aujourd’hui à 113 millions d’euros.
Prenant conscience de la fragilité de ce marché, Ouest-France s’est marié avec Schibsted pour prendre le contrôle de 20 minutes à parité, dans le but d’offrir un quotidien de qualité. Ce gratuit qui développe une information enrichie, comparable à certains quotidiens payants, a dégagé en 2009 un bénéfice de 2,4 millions d’euros sur le support-papier. Son site internet perdait encore 900 000 euros et son chiffre d’affaires s’élevait à 34,6 millions d’euros.
Sur la même période, Métro, son principal concurrent, était proche de l’équilibre avec un chiffre d’affaires de 44,8 millions d’euros. Ce résultat peut être considéré, dans la situation économique actuelle, comme une réussite.
Ces titres, qui ne bénéficient pas de l’aide massive de l’Etat comme les quotidiens nationaux, sont parvenus à se faire une place sur le marché français. Même s’ils ne peuvent pas encore être comparés à des grands quotidiens comme Le Monde ou Le Figaro, ils se distinguent nettement des autres gratuits.
Notamment des deux titres du groupe Bolloré, Direct Matin et Direct Soir. dont la prise en main a nettement chuté. Leurs pertes s’élèveraient, d’après un proche du dossier, à 25 millions d’euros. Tout autre que Vincent Bolloré se serait saisi du dossier pour décider d’améliorer singulièrement leur offre éditoriale.

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13 Commentaires

  1.  le 23 novembre 2010

    dans le but d’offrir un quotidien de qualité. Et ce gratuit qui développe une information enrichie, comparable à certains quotidiens payants

    Soit vous ne les lisez pas, soit c’est la pqr qui vous est étrangère !!Non sans dec !



  2.  le 23 novembre 2010

    1./ Savez-vous de quoi vous parlez et surtout lisez-vous tous ces supports ?? j’en ai guère l’impression...

    2./ Avant de lancer la "future liquidation" de Comareg, renseignez vous ...Voici le communiqué du Groupe HERSANT MEDIA : "Compte-tenu de la situation économique et d’un marché particulièrement difficile, la direction a l’intention de déposer, le 26 novembre, une demande d’ouverture de redressement judiciaire pour Comareg et ses fililales Comareg Bretagne et SEJGA, et de mise sous sauvegarde pour Hebdoprint", indique, dans un communiqué, le groupe Hersant, qui précise : "L’objectif est de présenter un plan de continuation de l’activité."

    Est-il question à un moment donné de fermeture ??? la réponse est là.



  3. FOR EVER COMAREG le 23 novembre 2010

    Il ne faut pas se tromper de débat et surtout ne pas oublier la COMAREG de Paul DINI, de Paul GINIES de François HEBERLE, d’André SCHIRRER et de tous ceux qui avaient propulsé ce petit groupe dans les bras du géant Havas.

    La suite on la connaît, une succession de Président qui ignoraient jusqu’à l’existence des journaux gratuits et encore plus de la COMAREG qui pesait pourtant plus de 300 millions d’euros en 1988 et puis ce fut l’arrivée de MEISSIER et de sa tribu qui donna le coup de grâce pour attendre le retour de l’opportuniste MOULIN et son coup de Poker (qui ne lui aura pas porté chance avec le 11).

    La COMAREG tombe, mais pas par manque de business ni parce que Internet à révolutionner notre Planète mais plus radicalement parce que l’obstination de vouloir transformer un attachement local en marque Nationale était une erreur stratégique couteuse et qui n’a jamais fonctionné.

    Dans les années 90, à eux seuls, les titres de Rhône Alpes rapportaient 10 fois plus que tous les autres titres réunis. Dans cette période de forte expansion, les journaux du grand Rhône Alpes couvraient les pertes des rachats successifs pas toujours très judicieux. Le Sud de la France qui était sous contrôle de SPIR était stratégique mais pas très rentable (sauf pour le Directeur de région). Le Nord toussait toute l’année et la région ouest ne valait pas beaucoup mieux. La cerise sur le gâteau revenant quand même à l’ile de France. Avec Daniel SCOLAN aux commandes d’HAVAS MEDIA REGIONS COMAREG l’entreprise démarrait la spirale infernale jusqu’à la décision de MEISSIER. Ce qui est sur c’est que de Bonjour à PARU VENDU et après plus de 25 ans de démarches, jamais aucune agence de Pub Parisienne n’aura intégrer les gratuits dans un plan média.

    Depuis 1968 démarrage de la Presse Gratuite d’annonces et de COMAREG, on à toujours constaté une prime au leader ville par ville. C’était le cas des titres de COMAREG en Rhône Alpes mais également ceux de la SPIR en Provence ou de CARILLON en sud ouest. Cette douce folie de bâtir un réseau national sans prendre en compte cette spécificité locale à conduit le groupe dans l’impasse et l’offre de réseau National croisant les meilleurs titres de chacun des groupes à toujours été rejetée par l’ensemble des directeurs de région qui défendaient toutes dents sorties la petite chapelle que le nouveau nouveau Grand Patron leur avait confié.

    Internet arrivant et laminant complètement de fait l’idée d’une offre nationale il fallait immédiatement se recentrer sur « la vache à lait Rhône alpes » et reconquérir ville par ville cet enracinement local qui faisait la richesse des titres comme : LE 69, LE 38, LE 74 ANNEMASSE (avec le record absolu de marge nette) ou bien ce 84 avec l’accent de Provence….

    Alors si il est encore possible de sauver les meubles, recentrez vous sur Rhône Alpes et reprenait le chemin que vous n’auriez jamais du quitté.

    J’en profite pour adresser tout mon soutien à l’ensemble des collaborateurs de la COMAREG



  4. jacqueline le 24 novembre 2010

    Merci à COMAREG FOR EVER avec l’accent de la Provence



  5. Mauricette le 24 novembre 2010

    La Comareg et Electron libre c’est du pareil au même c’est gratuit. Non ?



  6. stephanie le 24 novembre 2010

    il faut faire attention à ce que vous dites, comareg n’a pas encore déposé le bilan il faut arrêter de l’enfoncer, c’est de la jalousie



  7. jp gastebois le 26 novembre 2010

    La presse gratuite doit être le miroir de la citoyenneté et de l’économie locales. Le propre d’un gratuit est de coller à une zone de chalandise, avec une spécificité dans le ton, dans la mise en forme et avec un titre que les lecteurs s’approprient.Avec ses vicissitudes, Télex Toulon a fêté ses 31 ans. C’est un gratuit indépendant, comme il en subsiste peu, malheureusement.Editeur de gratuit, c’est d’abord être un créateur de lecteurs, avec une publication utile, ludique qui ressemble à la population de sa zone et la rassemble.Jetez un coup d’oeil sur le site www.telexvar.com et feuilletez quelques numéros, vous verrez.Info locale, petites annonces, pub locale, voilà le mix qui fonctionne.Cela dit les titres de la Comareg, à l’origine, correspondaient à la demande du moment, mais c’était il y a plusieurs décennies et le monde a bougé, avec ou sans internet.Editeur de presse payante ou gratuite, c’est le même métier, certains l’avaient oublié...



  8. Didier le 27 novembre 2010

    Comment peut-on ecrire de telles betises . Comparer la presse d’annonce gratuite a la PQR ou aux journaux d’informations gratuits prouve une méconnaissance totale de ce dossier.Pour ce qui est de la COMAREG annoncer des chiffres et des informations complétement erronnées ne fait que confirmer le peu de profondeur de vos connaissances et une certaine désinvolture vis avis des femmes et des hommes qui travaillent dans cette société .Cela me navre de lire autant d’âneries et que l’on puisse les prendre pour argent comptant . Apprenez donc a vérifier vos informations , c’est du domaine de la compétence et de la déontologie.



  9. Jean-Paul FABRE le 10 décembre 2010

    Sourires...Encore un journaliste qui pour faire un papier oublie de contrôler la véracité de son information, annonçant des approximations des chiffres erronés et enjolivant ses phantasmes croyant tenir enfin l’article qui va lancer sa carrière...Ce qui est la base même de son métier c’est de contrôler l’info et de se baser sur des faits mais la ...Ils sont combien à faire de même ? au mépris même de l’information....Journaliste c’est un métier un vrai avec des droits certes mais beaucoup d’obligations et surtout le respect d’une DEANTOLOGIE



  10. Hélène le 9 mars 2011

    Bonjourancienne commerciale de Comareg, je me permet d’intervenir tt simplement pour dire que l’intéret de lecture du journal gratuit pru vendu etait la petite annonce, le groupe n’a jamais voulu se démarquer par un contenu intellectuel !!!! c’est de l’info commerciale entre pro et particuliers, et ca a toujours été cela le but !!il est vrai par contre qu’il aurait fallu se réveiller un peu !!!mais chers journalistes d’électron libre, je me marre quand je vois que vous débinez la presse gratuite, car heureusement qu’elle a un peu d’argent à vous donner pour faire paraitre une pub paruvendu en ligne sur votre site !!! alors merci paruvendu.fr et comareg !!!!
    _ ;-)



  11. salariée comareg et licenciée le 7 avril 2011

    Les 2 / C’est la fin de la Comareg (oui à cause des ses dettes qu’elle ne pourra rembourser ) et de la presse gratuite aussi.Tout simplement parce que le monde évolue vite et en France aussi les mentalités changent et très très vite tout se passe sur le Net (pour un particulier en tout les cas) oui je pense que la presse gratuite ne correspond plus du tout à la société dans laquelle nous vivons, ni à son modèle économique. c’est mon simple avis, je suis salarié Comareg plus pour très longtemps je le sais, mais l’avenir de la petite annonce particulier et pro seront sur le NET, le papier disparaîtra inévitablement....



  12. Ancienne employée de la Comareg  le 12 avril 2011

    Bonjour je voudrais temoigner mon soutien a tous les salariés de Comareg qui traversent une passe tres difficile !!!Moi j’ai déliberement choisi de quitter l’entreprise il y a quelques mois... apres plusieurs dizaines années de collaboration.Quel bonheur de se lever le matin ,de faire des projets a long terme, et de ne plus vivre au jour le jour ...La Fin d’un Régne annoncé.... depuis des mois..



  13. bubu le 17 mai 2011

    bonjour, moi je suis un simple conducteur offset qui a connut les debuts de la presse gratuite et qui en a vécu et en vit actuellement encore, par expérience paru vendu fait les frais d’une politique qu’elle a engendré il y a quelques années en croyant que toutes les villes se valent.Et qu’il suffisait de concevoir un concept que l’on appliquerait au niveau national. lourde erreur les annonceurs comme les lecteurs sont différents d’une région à l’autre et même d’une ville à l’autre .le concept PARUVENDU a tuer les particularités de chacun de ces titres pour en faire des copies conformes et au fur à mesure du temps les lecteurs se sont désinteresses de cette presse .De plus la concurrence d’internet a été très mal gérer , les petites annonces auraient du être gratuite pour les particuliers , ce qui aurait entrainé un nombre plus importants de lecteurs ce qui aurait profiter aux annonceurs dans la mesure ou le support devient plus interressant



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