Studio 37 signe l’adaptation du "Petit Prince"
Studio 37 a signé l’adaptation du "Petit Prince", le livre de Saint-Exupéry, produit par Aton Soumache et Dimitri Rassam, réalisé par Mark Osborne.
Il faut bien que la roue tourne, et l’on sait que dans le cinéma, parfois elle se bloque, longtemps... Le temps des vaches maigres et des chiffres médiocres semble bel et bien derrière pour Studio 37. Depuis la sortie coup sur coup de The Artist et La nouvelle guerre des boutons, la filiale d’Orange a gagné ses galons dans un milieu ultra compétitif. Bien entendu, tout cela ne vaudra que si d’autres succès viennent couronner ces deux-là.
Et justement sur le terrain du blockbuster mondial, Studio 37 vient de réussir un gros coup avec la signature de l’adaptation du "Petit Prince" d’Antoine de Saint-Exupéry. Cerise sur le gâteau, le film se fera avec Mark Osborne aux manettes, le créateur de Kung-Fu Panda. Il quitte pour cela DreamWorks et sera désormais associé aux producteurs Aton Soumache et Dimitri Rassam qui ont annoncé la mise en chantier du film avec un budget de 60 millions d’euros. Le film sortira pour Noël 2014, après une mise en chantier prévue l’année prochaine.
5 millions
Un gros investissement pour un film adapté d’un livre pour enfant, mais pas seulement, vendu à 140 millions d’exemplaires dans toutes les langues. La 3D et surtout le Motion Capture, une technologie qui est au coeur du Tintin de Jackson et Spielberg, avait été grandement améliorée pour The Prodigies (tiré du livre La nuit des enfants rois). Un mauvais souvenir pour Orange et Studio 37, car le film n’a pas été le succès attendu, ratant la cible des jeunes adultes. Une erreur stratégique pleinement assumée par Frédérique Dumas, la patronne de Studio 37. Cependant Studio 37, qui n’avait investi que 5 millions d’euros, a pour l’instant a récupéré 1 million, mais compte sur les entrées à l’international et l’exploitation future en vidéo pour grappiller plus encore. Et puis, comme un Akira à son époque, ce film a peut-être tout pour devenir culte dans les prochaines années. D’autant que si The Prodigies n’avait pas existé, il aurait été impossible de faire Le Petit Prince avec Mark Osborne, attiré par le Motion Capture, comme l’ours par le miel.
The Artist aux Oscars
Au rayon bonne nouvelle, The Artist décroche certainement la palme. Le film en noir et blanc sur le Hollywood des années folles pourrait se retrouver en course pour les oscars - sous pavillon américain ! Il a pour cela reçu le soutien d’Harvey Weinstein... Le film totalise 732 964 entrées au second week-end en France, et ne perd que 15% depuis son lancement. Il est en course pour atteindre les 2,2 millions d’entrées. Avec un million d’entrées, le film qui a coûté 12 millions d’euros est amorti. Idem pour La nouvelle guerre des boutons, qui est en passe de prendre le dessus sur son concurrent direct et quasi homonyme - La nouvelle guerre des boutons est sortie une semaine après. Le film qui affiche 1 329 808 entrées n’est plus séparé de la production rivale que par 65 000 entrées au total, mais devrait faire mieux dans les jours qui viennent, voire cette semaine. Pour ce qui est du retour sur investissement, bien que doté d’un budget important de 14 millions d’euros, il est assuré grâce aux ventes à l’international du film.
Outre le Petit Prince, Studio 37 compte aussi sur Poulet aux prunes, l’adaptation de la bande dessinée de Marjane Satrapi, et surtout sur L’ordre et la morale de Matthieu Kassovitz. Avant sa sortie le 16 novembre prochain, le film qui relate l’affaire du massacre de la grotte d’Ouvéa est déjà au centre de la polémique, au point que le distributeur a refusé d’assurer la diffusion du film en Nouvelle-Calédonie. Néanmoins, "une solution sera trouvée", affirme Frédérique Dumas.
