Vous êtes actuellement sur le site d'archive d'ElectronLibre. Cliquez ici pour revenir sur le site actuel

iPhone 5 : le smartphone et le magicien disparu

Le 12 septembre 2012, So_amazing

Apple va présenter le dernier né de sa gamme iPhone ce soir en direct de San Francisco. Tout ou presque a été dévoilé sur ce smartphone. La Keynote a ...

Audience hybride et coup de poing sur le Net !

Le 11 septembre 2012, Web 1,2,3

La mesure hybride de l’audience sur le Net va être dévoilée très bientôt par Médiamétrie. Les résultats bruts montrent une baisse de près de 10% en ...

Aurélie Filippetti assassine le centre national de la musique

Le 10 septembre 2012, So_cult’

La ministre de la Culture a accordé un entretien au Monde de dimanche. Hadopi, presse, audiovisuel public, musique, cinéma et budget sont au menu ...

Presse : Juin chagrin pour les grands quotidiens

Le 7 septembre 2012, Old fashion media

Après un mois de mai décevant pour la presse quotidienne nationale, le mois de juin ne fait guère mieux en dépit d’une actualité marquée par les ...

Hadopi : Mireille Imbert-Quaretta, "Nous sommes la marmotte de la publicité !"

Le 02 Janvier 2012 dans Peer2peer par Emmanuel Torregano
Photo : Marc Rees - PCinpact

C’est l’imbroglio de ce début d’année. Dans un article intitulé "
Scoop : l’Hadopi est morte le 24 décembre !", nos confrères de Numérama affirment
qu’en l’absence de renouvellement de certains des membres du collège, l’Hadopi n’existerait plus, tout simplement. Le décret est manquant depuis le 24 décembre dernier... De quoi faire réagir Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la commission de protection des droits, l’institution qui est au coeur de la riposte graduée. Le magistrat s’explique sur ElectronLibre et fait le point sur la troisième phase, affirmant que la présentation devant un juge d’un internaute semble d’ores et déjà inéluctable.

ElectronLibre : L’Hadopi existe-t-elle encore ?

- Mireille Imbert-Quaretta : Oui bien-sûr ! comme tout organisme constitué par la loi, tant qu’une loi ne l’a pas supprimé, il existe. La loi telle qu’elle a été rédigée et les décrets suivants lui ont permis de fonctionner, quand elle n’est pas à effectif complet pour le collège comme pour la commission de protection des droits (CPD). Comme tout organisme collégial, il faut différencier la phase de constitution, où tant que toutes les personnes ne sont pas nommées, elle n’a pas une existence ; comme par exemple les conseils municipaux, où tous les élus sont nécessaires pour l’installation. Mais une fois constitué il peut arriver des événements imprévus par la loi, c’est pour cela qu’il existe des règles comme le quorum.

EL : Qu’est-ce qui est prévu dans le cas d’Hadopi ?

- MIQ : La loi prévoit dans l’article L331-20 du code de la propriété intellectuelle, que les décisions doivent être prises à la majorité des voix du collège, et la voix du président compte double en cas d’égalité. La règle est différente pour la CPD, car nous ne sommes que trois.
Puis le décret du 29 décembre 2009, R331-2, dit qu’au moins 5 personnes du collège doivent être présentes, pour prendre des décisions à la majorité des voix exprimées.
Pour la CPD, c’est le R331-6, et là il en faut au moins deux de présents. De plus, il y a un décret de procédure de la riposte graduée, le R331-42, précisant qu’il faut au moins 2 personnes qui votent, mais si seulement deux membres sont présents, l’examen est renvoyé à la prochaine délibération en plénière.

EL : Est-ce que ces situations se sont déjà présentées ?

- MIQ : Ça fait deux ans qu’on fonctionne, le collège ne s’est pas toujours réuni à neuf (NDLR : le collège Hadopi est composé de neuf membres plus le président), mais le quorum a toujours été atteint, et c’est arrivé une ou deux fois pour la CPD que l’on se retrouve à deux, notamment car le membre de la cour des comptes n’était pas là.

EL : Que s’est-il passé alors depuis le 24 décembre ?

- MIQ : La constitution de l’organisme collégial, doté d’un mandat de 6 ans, s’établit avec un roulement de 6, 4 et 2 ans selon les membres. Ce dispositif évite qu’on ait un moment où tout doit être arrêté. C’est la démonstration par l’absurde que ce qui est dit est faux.
Le ministère de la culture et de la communication a un peu tardé, mais, à leur décharge, plusieurs corps d’Etat doivent donner leur avis. Notamment la Cour des comptes, le Sénat et le Cspla... La cour des comptes a ouvert la candidature pour le collège ou la CPD. La nomination d’un représentant ne sera pas un choix du seul président, c’est assez démocratique. Et les candidats sont nombreux, d’après ce qu’on nous a dit.
Le collège de l’Hadopi se réunit toutes les 3-4 semaines, le décret de nomination est édicté par la rue de Valois, et publié au JO dans la foulée, il devrait arriver avant, mais pour la CPD, mercredi on ne sera que deux, toutefois cela ne nous posera pas de problème...

160 dossiers

EL : Est-ce que la Rue de Valois n’aurait pas délibérément fait trainer les choses ?

- MIQ : Je ne pense pas qu’ils nous en veulent, parce que ce sont des lourdeurs administratives, mais rappelez-vous du décret d’indemnités des membres de l’Hadopi, qui a pris un an ! Il a été pris en décembre l’année dernière par le ministère...

EL : Où en sont les investigations de la CPD sur la troisième phase ?

- MIQ : Nous délibérons sur des situations particulières, donc on ne peut pas anticiper sur les décisions qui seront prises - juge ou pas juge ? - alors que nous n’avons pas encore tout pu examiner. Nous en sommes à 160 dossiers à la troisième phase (troisième itération).
Ces internautes ne vont pas directement devant le juge, nous ne sommes pas un radar automatique comme certains l’espéraient ou le souhaitaient ! Nous faisons des instructions supplémentaires : demande aux FAI, concernant des précisions sur les contrats, souvent à la suite des observations des internautes.
On essaie de les entendre, ou de les avoir au téléphone, ou encore d’obtenir des observations écrites ; ils nous donnent des explications sur ce qu’ils ont fait. L’objectif ce n’est pas d’envoyer des gens devant le juge, mais que les infractions cessent. Sur les 160 on en a pas vu la moitié et sur cette moitié nous avons été convaincus par les observations... Ainsi certains contrevenants se rendent compte que leur logiciel de partage tournait encore en tâche de fond... Et oui, la plupart sont de bonne foi.

EL : Donc personne n’ira devant le juge ?

- MIQ : Il y en aura sûrement, mais tous n’iront pas devant le juge, seulement ceux qui persévèreront dans l’erreur. Pour l’instant on a quelques dossiers mis en attente, à propos desquels on se pose la question de les renvoyer devant le juge... Il y en a un ou deux vraiment problématiques. L’objectif de cette loi est pédagogique.
Nous sommes la publicité milka : la marmotte, c’est automatisé. Tout le monde croit que nous sommes des radars automatique. C’est faux !

Partager cette information

12 Commentaires

  1. yt75 le 2 janvier 2012

    Pour la lutte anti piratage, il serait temps d’arrêter de faire tout à l’envers, la seule approche valide est :a) concentrée sur les centres et non utilisateurs finaux (il y atoujours des centres du fait du besoin de catalogues entre autres, « peer to peer » aussi vaste hypocrisie dans les termes et tout le monde le sait)b) Aucun besoin de monitorer/superviser les flux utilisateurs finaux. C’est à dire IPs utilisateurs on s’en fout complêtementc) besoin de procédures légales et publiques pour le filtrage/blocagedes sites, au lieu des simples opérations de police de l’approchehadopi :http://iiscn.wordpress.com/2011/05/...

    Ça ne marcherait pas ? Bien sur que si, ne pas oublier que même les "darknets" et compagnie ça reste des overlays n’ayant pas vocation à poser des câbles transatlantiques (donc avec serveurs ou sites à adresse IPs). Au contraire la "lutte" anti piratage dirigée vers les centres fonctionnerait très bien en terme de baisse de terabyte piratés. Pas parfait ? Mais ça n’a aucune importance, la perfection on s’en fout comme le piratage zéro d’ailleurs, surtout que ça ne veut rien dire.

    Et en parallèle mise en place d’une vraie alternative non monopolistique depublication sur internet avec achat à l’œuvre amenant une réelle plusvalue à acheter par rapport à pirater (j’ai acheté ça ça marche et puisc’est tout, je ne m’occupe d’aucun fichier, copies, backups, etc,concept atawad), ce qui quoi qu’on en dise a plus, --- et même beaucoup plus --- àvoir avec le besoin d’une nouvelle fonction et séparation des rôlesqu’avec des questions techniques (cf web en place) :http://iiscn.wordpress.com/2011/05/...



  2. SPAMINATOR le 3 janvier 2012

    il est vraiment saoulant yt75 a toujours écrire la même chose sur tous les forums, à ce niveau c’est vraiment du spam.



  3. yt75 le 3 janvier 2012

    @spaminator

    Du spam non, et surtout le fait est qu’effectivement les choses à adresser sont toujours les mêmes, même si toujours soigneusement évitées. Comme si l’informatique en été restée aux espoirs d’enveloppe dix-neuviémistes ou début vingtième des logiciens. Il est temps de passer à la modernité, non ? Et pourquoi laisser juste deux ou trois monstres alors que quasi tout est là pour qu’il en soit autrement ? Certes cela veut aussi dire reconnaitre le besoin d’"océan d’étiquettes", et sources qui vont avec (et pas pour étiqueter les lecteurs ou auteurs), n’est-t-il pas temps pour l’informatique de sortir de sa croyance au "salut par la syntaxe" ou charlataneries "middleware" ?



  4.  le 3 janvier 2012

    "en fond de tâche", lol.



  5. yt75 le 4 janvier 2012

    Imaginons que dans la vie "réelle" comme on dit (le détournement idiot de l’adjectif virtuel, pas pour rien dans toute cette histoire et brouillage associé) il y ait des magasins de CDs/DVDs pirates et que l’on décide de ne poursuivre que les clients en foutant une paix royale à ces magasins, vous trouveriez ça normal ?C’est pourtant exactement l’approche hadopi ...Et rappelons au passage que bloquer des centres de piratages ça n’est en rien interdire des protocoles de P2P.Oh je sais on va hurler à la censure (en ayant apparemment complétement oublié la différence entre avoir le droit ou pas de diffuser des copies d’oeuvres existantes et avoir le droit ou pas de diffuser nouveau messages ou oeuvres, ou en faisant semblant), ou "neutralité du net" et autres fétichismes technoïdes. Hurlements un peu curieux d’ailleurs puisqu’en même temps on dit ça ne marchera pas.

    Mais d’un autre côté il est clair que l’état lamentable des services légaux :- basés sur abonnements à catalogues (principe asphyxiant toute nouveauté) et niaiseries "sociales" associées, et guerres entre ces services, et si arrêt abonnement plus rien ne marche bien évidemment. Cf video Loren Feldman ci-dessous par exemple :http://www.youtube.com/watch?v=6JAX...

    - ou basés sur fichier que l’on perd (ou que l’on doit backuper, graver etc) ou DRMs, donc sans aucune plus-value utilisateur à acheter par rapport à pirater, en plus souvent associés à fabricant machine, magasins en ligne etc

    Donc aucune capacité à acheter des licences/droits d’accès à vie (ds l’esprit, garantie 5 ans point de vue légal qq chose comme ça) de manière indépendante machine ou organisations, alors qu’il pourrait tout à fait en être autrement, constitue aussi d’une certaine manière clairement une caution "morale" au piratage.

    Piratage qui rapporte rien aux créateurs c’est clair, mais pas qu’un peu à certains par contre :http://owni.fr/2011/12/14/secret-me...http://www.nzherald.co.nz/nz/news/a...



  6. El Re le 4 janvier 2012

    En gros vous avez trop de personnes qui continuent à télécharger pour envoyer tout ce monde devant le juge. La plupart sont des pauvres gens qui pigent pas trop internet.

    Finalement, la riposte graduée ça ne marche pas. Je crois que notre pays à d’autres problèmes à résoudre (au hasard l’innovation pour redresser la balance commerciale).



  7. SPAMINATOR le 8 janvier 2012

    Ta solution de censeur personne n’en veut yt75, fait toi une raison et arrête de spammer



  8. Mathilde69 le 10 janvier 2012

    Avant toute chose compliments pour votre note, en même temps limpides et intéressantes. Sans critiquer, quelques points auraient mérité plus de développement, notamment dans la conclusion. C’est juste une façon de dire que je suis empressé de découvrir le prochain billet




  9. clmasse le 22 janvier 2012

    C’est incompréhensible ce qu’elle dit. Conclusion, on nous mène en bateau, HADOPI n’existe plus.



  10. Gamaliel le 14 février 2012

    Salut, Rien a dire ton site est trés jolie, merci.

    paris hippiques sur internet

    parier sur internet sur les paris hippiques depuis votre domicile. vous pouvez parier sur les turf en ligne et en toute legalité.



  11. Callisto le 14 février 2012

    Slt, sa fait un temps que je cherche ce renseignement, mon frére m’a fait partagé l’url de ton blog via twitter.

    comparateur de site de turf

    Les Paris de chevaux sont les favoris en france, les parieurs français jouent et mise en ligne sur les courses de cheveaux. tout en pariant sur le pari hippique vous gagnerez selon la côte de ton pari et ton pari de départ.



  12. Lavonna le 29 octobre 2012

    <h2>Notre mutuelle pour chien :</h2> Ici votre mutuelle pour tous du mutuelle retraite ! Depuis ma <a href='http://la-mutuelle-sante.net/&#39 ; class='spip_out' rel='external'>mutuelles dentaire</a> pas mutuelle rempart. Ou la mutuelle du var parole reconnaissance mutuelle zone sud !!



Ajouter un commentaire


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)