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Le 13/03/2013 à 11 h 00 min | En réponse à Maikol.

Envoyé par Philippe Astor le 13/03/2013 à 11 h 00 min | En réponse à Maikol. >Vos...

Envoyé par Philippe Astor le 13/03/2013 à 11 h 00 min | En réponse à Maikol.

>Vos propositions sont intéressantes, mais, il me semble, pour la plupart encore hors de portée des indépendants. Dans l’ensemble votre raisonnement porte sur une échelle plus proche des majors que des gens dont je parle.

En effet, seules les majors ont les moyens d’investir dans de tels développements. Développer une bonne appli Spotify, aujourd’hui, coûte dans les 30 000 €, et une appli FB sur mesure dans les 5000 €. C’est bien le problème.

Au delà de ce problème de coût, se pose celui de l’ouverture des plateformes de streaming aux développeurs. Il est possible de concevoir une appli iOS bâtie autour de Deezer aujourd’hui, mais elle ne va s’adresser qu’à des utilisateurs déjà abonnés à l’ensemble du service ou susceptibles de s’abonner via cette appli. cf. http://www.engadget.com/2013/03/12/deezer-app-studio-goes-mobile-brings-apps-to-android-and-ios/

L’idéal serait qu’un label comme Jarring Effect ou Vicious Circle, par exemple, puisse commercialiser une appli captive ne donnant exclusivement accès, via Deezer ou une autre plateforme, qu’à son propre catalogue. Ce n’est pas possible aujourd’hui, et c’est beaucoup plus lié à la résistance des majors à ce modèle, qui est susceptible de venir grignoter leur PDM, qu’à des difficultés techniques ou de définition d’un modèle de partage des revenus profitable au développeur de l’appli comme au label ou à Deezer.

Concernant le financement de ces développements, je pense que des pistes alternatives sont à explorer. Il est assez facile de mobiliser des communautés de développeurs sur Internet aujourd’hui, en leur donnant accès à son catalogue et à des API lors de hack days, par ex. C’est ce que j’appelle « s’appuyer sur la participation de la multitude ». A terme nombre d’outils permettant de concevoir une appli à moindre coût seront mis à disposition sur Internet, comme cela s’est passé dans le Web marketing. Disposer d’un widget Noomiz pour faire sa promo sur les réseaux sociaux ou sur les blogs est tout simplement gratuit aujourd’hui.

>De plus, je ne suis pas certain que l’idée de remplacer le « packaging » de feu le CD par une sorte de « e-packaging » (appli dédiée aux fans, etc.) soit très applicable à autre chose qu’aux musiques visant les ados.

Vous avez des ados ? Je constate tous les jours que leurs goûts sont très éclectiques et ils appartiennent certainement à l’une des premières générations qui montre un tel intérêt à l’égard du patrimoine musical des générations antérieures. Demain, ces ados seront de jeunes adultes digital natives parfaitement à l’aise dans cet univers d’applis connectées, et ce sera même leur principal mode de consommation de toutes sortes de contenus.

Une appli musicale n’est pas nécessairement une appli dédiée aux fans. Vous qui aimez le jazz, avez-vous déjà exploré l’appli Spotify du label Blue Note (EMI) ? Elle s’adresse à des passionnés de jazz, et non à des fans. Peut-être trouverez-vous plus opportun, demain, de faire financer par une collectivité locale une appli iOS permettant de découvrir les artistes de jazz de votre région plutôt qu’une compilation édité sur CD ou pire, une plaquette de présentation imprimée.

Personnellement, je fais beaucoup de préconisation musicale sur les réseaux sociaux, de manière très proactive, et j’imagine déjà les applis que je serais susceptible de concevoir, nourrir et pourquoi pas vendre sur cette base. Aussi facilement qu’on peut produire de A à Z un podcast musical aujourd’hui et le distribuer, nous disposerons très vite d’outils nous permettant de concevoir facilement des applis nous-mêmes, qu’il s’agisse d’un blind test ou de mettre en œuvre un scénario permettant de naviguer dans un répertoire de musique très pointu, avec toutes les composantes éditoriales ou encyclopédiques que vous voudrez. Pas seulement des outils de développement, d’ailleurs, mais aussi qui nous appuierons dans la conception des applis. Les moteurs de recommandations comme The Echo Nest, par exemple, deviendront certainement des utilitaires incontournables pour tous les concepteurs d’applis musicales un peu pointues.

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13 mars 2013 à 11h27 | So_cult’
25 janvier 2013
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Envoyé le 25/01/2013 à 9 h 15 min par Philippe Astor

A propos de Musique en ligne : le partage de la valeur au cœur...

A propos de Musique en ligne : le partage de la valeur au cœur des enjeux 

"Il y a beaucoup de secteurs aidés en France, à commencer par le cinéma, pour rester dans le domaine de la culture, ou la presse, que ces aides soient financées par des taxes ou par l’impôt. Et que dire du secteur de l’automobile, ou encore du transport aérien, de l’agriculture et de l’agro-alimentaire… Et face au cinéma ou à la presse, en particulier, la musique est bien mal lotie.

Vous m’amalgamez un peu vite avec les acteurs de l’industrie musicale dont je ne fais que rendre compte, dans cet article, des récentes prises de parole.

La « réalité » de l’économie de la musique est justement ce qui, à bien des égards, échappe à beaucoup de monde. D’ailleurs les actifs de l’économie réelle seront de plus en plus immatériels. Admettons que l’analogie que je fais avec la pompe à valeur ajoutée de la finance soit plus politique que scientifique ou rationnelle d’un point de vue économique, et que vous ne soyez pas obligé d’y souscrire, mais c’est bien d’arbitrages politiques (de politique culturelle) qu’il s’agit dans cette affaire.

Vous êtes excusé pour l’anonymat. Ce qui m’irrite parfois, et m’a irrité hier matin en vous lisant, c’est qu’il se conjugue souvent avec des diatribes du genre de votre premier commentaire, dans un registre copié-collé depuis des années par quantité de trollers de base.

Jugez-vous le journaliste des Echos obséquieux parce qu’il a décidé de donner la parole à JNT ? (Je ne vois pas où est le mal) Dans le choix des questions qu’il pose ? (Je n’y vois aucune déférence de sa part) Parce qu’il relaie ainsi des prises de positions que vous n’appréciez pas ? (si nous ne devions relayer que ce qu’apprécie le lecteur, notre métier n’aurait plus grand intérêt)."

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25 janvier 2013 à 17h53 | So_cult’
25 octobre 2012
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Commentaire de « KingStoneAge »

Bonjour midinettes de 14 ans défendant un "artiste" sans talent! Je suis technicien...

Bonjour midinettes de 14 ans défendant un
"artiste" sans talent! Je suis technicien au divan
du monde et j'ai travaillé sur ce
concert...effectivement, la salle était
pleine...d'invités! Il n'y a eu que 200 entrées
payantes, les 300 autres c'était du remplissage!
Et oui désolé mais baptiste chante bien en
playback, et quand ce n'est pas le cas, il est
completement mais alors absolument FAUX... Et
mettre de putains de musiciens américains
derrière ne suffit à faire illusions que pour
les ados à l'oreille musicale inexistante...Donc
que les ventes aient été gonflées
artificiellement ne m'étonne pas du tout...la
meilleure solution pour faire la promo d'un
"artiste" absolument sans talent étant de
provoquer un petit scandale pour faire parler les
bavards à défaut d'avoir de bonnes critiques
professionnelles...vu qu'aucun professionnel de la
musique n'oserait dire du bien d'une merde
pareille de peur de se décrédibiliser à vie...
Alors oui il est beau et plutôt sympa mais aussi
tout sauf chanteur! A bon entendeur, salut!

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25 octobre 2012 à 1h36 | So_cult’
24 octobre 2012
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Commentaire de « Youpibye »

Au divan du monde, d’après les infos glanées sur plusieurs blgos, il y...

Au divan du monde, d’après les infos glanées sur plusieurs blgos, il y avait 200 personnes à tout casser. Bien loin des 500 certaines par la bande à MMC. De toute façon, Baptiste n’a pas de talent. Ah si, juste celui d’exciter les midinettes qui n’ont pas d’oreille musicale. Je rappelle quand même qu’il chante mal en anglais et chantait souvent en playback lors de ses précédents « concerts »…Alors que Garou, lui, chante vraiment. Et plutôt bien. Ceux qui défendent BG ne devraient pas tarder à regretter ça, vu l’avenir incertain de ce…chanteur (?).

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24 octobre 2012 à 1h04 | So_cult’
1 octobre 2012
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Affaire streaming et musique : Le SNEP nous répond

En réponse à l'article : Le streaming de musique dans une impasse Quand vous...

En réponse à l'article : Le streaming de musique dans une impasse

Quand vous écrivez que le streaming de musique est dans une impasse, vous tirez des conclusions trop hâtives.

En effet :

• Le chiffre d’affaires mondial du streaming par abonnement a progressé de 58 % ente le 1er semestre 2011 et le 1er semestre 2012 pour atteindre 309 millions de dollars.

Cette spectaculaire croissance se retrouve chez chacun des principaux marchés : +78% aux Etats-Unis, +83 % en Grande Bretagne, +48 % en Allemagne et +80 % en Suède,+24% en France .

• La croissance mondiale du chiffre d’affaires des abonnements (+58 %) est près de 7 fois plus élevée que celle du marché numérique mondial (+8.9 %).

Au sein des cinq principaux marchés (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande Bretagne, France), c’est en France que la part des abonnements, au sein du chiffre d’affaires numérique, est la plus importante avec près de 25 % pour une moyenne mondiale de 11 %.

Le cas de la Suède illustre parfaitement le succès de ce mode de consommation de la musique : les abonnements streaming y représentent 89 % des revenus numériques.

• La forte croissance du streaming par abonnement ne s’est pas opérée au détriment du téléchargement légal (dont le chiffre d’affaires mondial a progressé de 13 % entre le 1er semestre 2011 et le 1er semestre 2012) mais par l’attrait de nouveaux consommateurs.

• La forte croissance du streaming par abonnement s’est opérée sans la présence du principal distributeur de musique numérique : iTunes.

L’arrivée d’iTunes sur le marché du streaming par abonnement pourrait voir le jour en 2013 donnant ainsi un nouveau coup d’accélérateur à ce marché.

• La forte croissance du streaming par abonnement s’est opérée malgré des échanges P2P encore importants.

La gratuité de la musique reste un frein à l’offre légale dont le modèle par abonnement fait partie.

• La forte croissance du streaming par abonnement s’est opérée malgré l’absence de campagnes marketing.

En France : Deezer et Spotify n’ont jamais communiqué sur leurs offres par le biais de campagnes publicitaires, ni en presse ni en radio ni en télévision.

Ce mode de consommation a ainsi un fort potentiel de développement compte tenu du déficit de notoriété de ces acteurs.
Antonie Cartier
Directrice des affaires économiques du SNEP

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01 octobre 2012 à 15h53 | So_cult’
7 septembre 2012
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Vendredi 7 septembre, 13h10 / patbook

Réponse à l'article Hadopi braque ses canons sur la rue de Valois Pendant que...

Réponse à l'article Hadopi braque ses canons sur la rue de Valois

Pendant que l’on parle gros sous, on n’aborde pas la question de fond : Doit on supprimer le coté bibliothèque d’internet ? Doit on reserver le réseau à ceux qui vendent et à ceux qui peuvent payer ? Doit on empecher le partage coute que coute, pour ce nouveau moyen de communication qui pour la premiere fois dans l’histoire permet aux cultures et aux idées de se diffuser sans controle étroit de la sphère marchande et politique. Internet est techniquement une révolution que les politiques ont du mal a apréhender. Oui, l’imprimerie a changé le monde, et il a fallu s’adapter. Que dirait-on si les moines copistes avaient imposé de taxer chaque lecteur de livre imprimé, d’empécher leur prèt ou leur echange, et avaient demandé un monopole de diffusion de ces livres ?

C’est pourtant ce que demande l’industrie culturelle, plutot que d’essayer de s’adapter à une évolution du mode de consommation et de diffusion de la culture. la question veritable est de revoir et adapter la loi pour tenir compte des spécificités d’Internet et d’accepter ou pas le principe d’une bibliothèque gratuite mondiale cohabitant avec l’espace marchand, tout comme cela se fait depuis Gutenberg dan le monde physique !!!

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07 septembre 2012 à 13h14 | So_cult’