Le CSPLA soutient le filtrage obligatoire par les plateformes reprenant des contenus culturels

Nos confères de NextInpact ont publié hier le rapport du CSPLA sur le filtrage des contenus. Il s'agit pour l'organisme de nourrir la discussion au niveau européen sur l'article 13 de la proposition de directive droit d'auteur tel qu'examiné actuellement par le Parlement européen. La position de la France est très attendue sur ce sujet, à un moment où les acteurs du web sont très actifs dans leur combat contre les mesures de filtrage et l'obligation de signer des licences proposés par la Commission européenne. On le voit notamment avec les différentes campagnes de la Computer and Communications Industry Association (celle-ci par exemple). La CCIA est le lobby washintonien représentant Google, Facebook, ou encore Samsung et Netflix : ses combats contre l'équilibrage du transfert de valeur demandé par les acteurs de la culture sont largement repris par Digital Europe, situé à Bruxelles. Ces mêmes arguments sont également repris par certains euro-députés, tels que Julia Reda, qui soutient certaines initiatives de ces lobbies. Répondant aux arguments selon lesquels YouTube filtre déjà les contenus avec sa technologie Content ID, le CSPLA - cité par Next Inpact - estime que le filtrage de Content ID s'effectue "sur la base d’une technologie relativement sommaire qui ne permet de reconnaître qu’un fichier strictement identique : tout fichier modifié même légèrement pourra échapper à ce filtrage".

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