Filippetti veut bouter la scripted reality hors du PAF

De passage à La Rochelle pour le festival de la fiction TV ce jeudi, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a remis un coup de boutoir à la "scripted reality" où "réalité scriptée", estimant une fois de plus que les émissions de ce type ne sauraient faire partie des "œuvres patrimoniales", qui constituent une partie des obligations de production ou de diffusion des chaines de télévision. Une sorte de désaveu pour les chaines qui en diffusent (y compris sur France Télévisions, avec "Le jour où tout a basculé" sur France 2, pas exemple) mais aussi pour le CSA, qui a, il y a peu,  classé au rang d’œuvres patrimoniales quatre programmes de ce type, à savoir "Si près de chez vous" (diffusé sur 13ème Rue), "Au nom de la vérité" et "Mon histoire vraie" (tous les deux programmés sur TF1) et "Face au doute" (chez M6). La tenante de la rue de Valois se range donc du côté du CNC qui se refuse à qualifier les productions de scripted reality comme des oeuvres, tandis que le CSA, qui applique simplement la loi, n'y voit pas d'inconvénient. Un couac que la ministre voudrait voir résolu, puisqu'elle a demandé "que les services du ministère de la Culture puissent réfléchir avec le CSA aux moyens de remédier à ce qui me parait être une anomalie [...] Je vais demander au CSA d’intervenir pour qu’à l’avenir il y ait des critères qualitatifs qui soient pris en compte dans la classification comme oeuvre patrimoniales ". En clair, Aurélie Filippetti aimerait que le CSA revienne sur sa récente classification, quitte à en passer par la loi si cela s'avérait nécessaire, et au risque de prendre Olivier Schrameck à rebrousse poils alors que le transfert des missions de la Hadopi est finalement repoussé aux calendes grecques.

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