Fleur Pellerin, un accueil favorable mais…

323fleur_pellerin_photoAdami, SACD, APC, Sacem, UPFI, SNEP, ils ont tous des louanges et de gros cahiers de doléances pour la nouvelle ministre de la Culture et de la Communication.

Mais la nouvelle ministre écope à peine installée dans le fauteuil de Malraux des livres des professionnels de la culture pleins de doléances, laissés en souffrance par Aurélie Filippetti. L’ampleur de la tache montre la faiblesse en creux du bilan de la ministre précédente. Le cinéma, l’audiovisuel, la musique, tous les secteurs des industries de la culture ont salué la promition de Fleur Pellerin. La SACD a été l’une des premières à rappeler les dossiers qui lui sont chers :

« – promouvoir une ambition européenne garantissant le maintien de l’exception culturelle et l’adaptation de la réglementation au numérique

– moderniser la chronologie des médias

– favoriser l’exploitation permanente et suivie des œuvres

– consolider le régime de la copie privée

– donner un socle législatif au spectacle vivant soutenant la création contemporaine francophone

– poursuivre le combat en faveur de la parité dans la culture, l’audiovisuel et le cinéma. »

Du pain sur la planche pour la jeune ministre qui va pouvoir mettre en avant ses qualités de techniciennes sur des dossiers qui demandent avant tout de la diplomatie mais aussi une poigne de fer pour insuffler la bonne direction à prendre. Les dossiers de la chronologie des médias, ou encore de l’exploitation permanente des oeuvres ne peuvent se régler sans un cap précis donné par le ministère.

Les doléances de la SACD se doublent de celles de l’APC, qui ne sont pas moins longues d’ailleurs… Les producteurs insistent sur la lutte contre le piratage des oeuvres sur le réseau des réseaux. Sans pour autant nommer la Hadopi, les producteurs demandent que le rapport de Mireille Imbert Quaretta, présidente de la CPD (bras armé d’Hadopi) soit « complétée par (une) traduction législative« . La défense de l’exception culturelle au niveau européen est aussi en bonne place dans les demandes de l’APC, comme dans celles de la SCAM qui place aussi l’Europe au sommet de ses inquiétudes.

« L’Europe représente un enjeu crucial. L’Europe ne peut pas continuer d’un côté à exiger une réforme profonde du droit d’auteur, et de l’autre refuser toute évolution de la directive sur le commerce électronique qui limite la responsabilité des hébergeurs devenus éditeurs de contenus« , souligne la Scam, qui plaide aussi pour une réforme de l’audiovisuel public qui ne possède pas encore de vrai cadre pérenne pour son financement; sans oublier un règlement du conflit des intermittents.

Du côté de la musique, l’Adami a tiré en premier, avec un texte court, également sur une tonalité positive pour Fleur Pellerin. La société des artistes rappellent qu’elle attend toujours que les rapports de Pierre Lescure et de Christian Phéline soient enfin suivis d’effets, tout comme la mise en place de la gestion collective sur le Net. Plus surprenant, la Sacem a salué l’arrivée de la ministre par un simple Twitt :

Et le Snep a fait dans la mesure, se contentant d’indiquer que cette nomination était un « signal positif ». Enfin, l’UPFI peine à dissimuler sa joie en apprenant la nouvelle, et insiste dans son communiqué sur le fait que l’arrivée de Fleur Pellerin permettra de « créer les conditions nécessaires pour permettre aux producteurs phonographiques, en particulier les PME et les TPE, de réussir pleinement leur « révolution numérique ».

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Rédigé par Emmanuel Torregano

Redacteur en chef

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