Gestion des droits d’auteur : la tragédie grecque prend une dimension européenne

La situation des organismes de gestion collective grecs est tendue depuis plusieurs mois. Sur fond de scandale de corruption et de malversations de la part de certains de ses gestionnaires, la licence publique de l'OGC gérant historiquement les droits des auteurs-compositeurs de la musique, l'AEPI, a été révoquée en mai 2018. Des auteurs-compositeurs se sont unis pour former un nouvel organisme, Autodia, qui devait reprendre les activités de l'AEPI. Mais contre toute attente, l'Etat grec a décidé de faire reprendre la gestion collective des droits des musiciens par l'office grec du droit d'auteur (HCO), ce qui ne se fait jamais. L'ECSA, l'alliance européenne des auteurs et compositeurs, a annoncé aujourd'hui avoir déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre l'Etat grec pour son comportement dans cette affaire, qui limite, estiment-ils, le choix des auteurs-compositeurs, qui sont désormais, en pratique, forcés de travailler avec la nouvelle division du HCO pour la gestion de leurs droits. "A présent, la nouvelle division de HCO empêche Autodia d'avoir accès aux data liées à l'exploitation des droits musicaux, et les créateurs grecs sont empêchés d'avoir accès à l'information relative à leurs propres oeuvres, et à leurs propres revenus", explique l'ECSA.

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