Même Rupert Murdoch ne veut plus investir dans la presse

L'assemblée générale annuelle de News Corp - le groupe de presse de Rupert Murdoch - s'est tenue hier à Los Angeles. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le constat du vieux routier australo-américain de la presse n'est pas optimiste. Le gros sujet pour son groupe, c'est le fait que "la publicité sur le numérique a été extrêmement dommageable à l'imprimé". Il a ajouté que "jusqu'à présent, nous avons été plutôt bons pour ce qui est du remplacement des revenus publicitaires perdus dans nos journaux principaux, mais cela continue d'être un énorme problème." En creux, Rupert Murdoch a expliqué que ses titres principaux - The Wall Street Journal, The Times et The Australian - se portaient bien, mais que les autres titres "sont viables, mais se débattent." Plus inquiétant encore pour l'avenir de la presse, Rupert Murdoch a affirmé qu'il n'envisageait plus d'acquérir de nouveaux titres, lui dont la carrière est pourtant jalonnée par ses nombreux investissements dans la presse. A la question d'un actionnaire au sujet de potentielles nouvelles acquisitions, Rupert Murdoch a simplement répondu : "pas vraiment. Non. Nous avons assez de pain sur la planche pour rendre nos journaux actuels viables." Une conclusion lapidaire qui confirme ce que les observateurs sont forcés de constater depuis plusieurs années : la presse - y compris la presse française - est prise dans une tenaille entre la baisse de ses revenus publicitaires et le manque d'investissements.

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