Mission Lescure et Cinéma, la grosse réforme du pré-financement – #Gratuit

Le cinéma est favorable à une refonte des obligations des chaînes de télévision, notamment le pré-finacement des films dont le système actuel est l’un des responsables de l’inflation des coûts et des cachets des stars du septième art. (Publié le 11 janvier)

La musique est un dossier clôt, l’Hadopi n’est plus sur le devant de la scène, budget signé et avenir tracé, reste le cinéma ! En digne amoureux des arts, comme le veut sa fonction, Pierre Lescure est au chevet de cette industrie par nature complexe et familiale. L’ancien patron de Canal Plus en connait tous les rouages, et toutes les personnalités qui l’ont façonné, car au moins une fois, tous on défilé dans son bureau à la grande époque.

Alors quand Pierre Lescure doit penser au cinéma, ce que cela signifie. Qu’il faut marcher sur des oeufs avec les distributeurs, ne pas effrayer les producteurs, et amadouer les chaînes de télévision. Et justement, sur ce dernier point, les membres de la mission ont réfléchi sur les bonnes solutions à apporter pour améliorer le pré financement mais aussi l’exposition des films. Sur les conseils des professionnels, la mission Lescure réfléchit donc à la possibilité de ne plus faire reposer les obligations de pré achat sur chaque chaine mais de proposer un contrat au format « groupe« . Ainsi, le groupe TF1 ou le groupe M6 ou encore France Télévision pour ne prendre que les plus importants n’auraient plus d’impératif à diffuser des films sur France 2 ou TF1, autrement dit sur tel ou tel canal, mais pourraient librement décider sa programmation en jouant sur tous.

Quotas

Les producteurs sont prêts à aller très loin sur ce terrain pourvu que le nouveau système soit parfaitement encadré. Il serait ainsi possible pour les diffuseurs de jongler entre leurs chaînes hertziennes mais aussi avec les canaux web, ou autres. En revanche, ils devraient obéir à des quotas pour multiplier le nombre de productions pré financées – en augmentant le nombre de petits investissement donc logiquement de films concernés -, ce qui aurait pour effet bénéfique, selon les professionnels, de limiter la concentration des investissements dans quelques films, et par répercussion l’inflation des cachets des acteurs, un point qui a fait la polémique dernièrement après la tribune de Vincent Maraval, l’un des fondateurs de Wild Bunch.

Le président de TF1, Nonce Paolini s’est montré conciliant et a envoyé un signal favorable. TF1 dépense 15 millions d’euros par an dans le pré-financement. Reste à convaincre ses concurrents, mais cela pourrait se faire sans trop de difficultés dans un contexte tendu cependant entre les différents membres de la grande famille du cinéma. Le doigté et l’habilité de Pierre lescure ne seront pas de trop pour déboucher sur des réformes concrètes.

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Rédigé par Emmanuel Torregano

Redacteur en chef

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