"Les propos de M. Xavier Bertrand, émanant d’un dirigeant d’un parti du gouvernement, sont d’une exceptionnelle gravité", affirment dans un communiqué Maître Jean Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, les avocats de Mediapart. En cause, les propos de Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, qui a accusé sa rédaction d’employer des "méthodes fascistes" concernant les révélations du site dans l’affaire Bettencourt/Woerth. Mediapart a annoncé sa ferme intention de "saisir le doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris d’une plainte en diffamation". Parallèlement, Mediapart bénéficie depuis hier de la solidarité du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil) représentant une soixantaine d’éditeurs de presse en ligne. Dans un communiqué, le Spiil dénonce la critique de plusieurs responsables politiques faisant état de "la zone de non droit que serait, d’une manière générale, l’internet" et rappelle que le statut d’éditeur de presse en ligne a été aligné sur celui d’éditeur de presse papier depuis un an sous l’égide du gouvernement de Nicolas Sarkozy dans le cadre Etats Généraux de la presse écrite... En tant que Pure Player, ElectronLibre approuve sans réserve cet appel.
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