ObsWeb, une grande étude pour décortiquer l' »actu » sur les réseaux sociaux

Il y a peu, l’antenne messine de l’université de Lorraine a lancé une étude sur le web qui tentera de déterminer comment (et pourquoi) les internautes partagent des contenus d’actualité sur les réseaux sociaux.

Pendant 36 mois, l’équipe de l’ObsWeb, chercheurs et universitaires réunis, va tenter de rassembler un panel qui devrait à terme lui permettre de mettre en place un baromètre ou indicateur qui va plus loin que la simple viralité.

La phase de recrutement a déjà commencé afin de sélectionner les personnes qui feront partie de la population étudiée. L’idée est de suivre sur différents réseaux sociaux (Twitter, bien sûr, mais aussi Facebook ou Linkedin) la façon dont les liens d’actualité sont partagés. Pour cela, de nombreux paramètres seront observés : le type de personne évidemment, mais aussi l’heure et la fréquence où sont postés les contenus d’information, le genre d’articles, de vidéo ou de sons journalistiques (durée, style, etc). Il sera aussi question de regarder si le partage se fait d’un simple clic sur le bouton adhoc sur les sites d’information, ou si les internautes y rajoutent des commentaires, et comment cette différence peut –ou non- influer sur le nombre de partages du lien.

Loin du big data

En théorie, l’équipe souhaiterait atteindre un panel de 1000 personnes dont elle pourrait suivre au jour le jour l’activité en ligne. Plusieurs questionnaires leur seront également envoyés pour mettre en place des focus groupes et quelques-uns seront par ailleurs amenés à rencontrer directement des chercheurs pour préciser plus avant leurs motivations et comportements de partage d’actualité sur les réseaux sociaux. L’idée n’est pas de faire de la « big data » comme la tendance l’exige, en récupérant des quantités monstrueuses de données, quitte à le faire à l’insu des personnes étudiées (ce qui est possible si l’on exclut les profils privés), mais de miser sur le qualitatif afin de repérer la logique de diffusion et de circulation de l’information.

Sélection des sites

Les responsables de l’étude se sont volontairement restreints aux contenus issus de 32 sites nationaux d’information journalistique, excluant donc les blogs et les sites de la presse régionale (qu’elle soit quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle). Si l’on retrouve donc les poids lourds comme Le Monde, L’Equipe, Le Figaro, Le Nouvel Observateur, Slate, Mediapart ou Rue 89, de nombreux sites ne pourront pas bénéficier des retombées de cette étude. Car s’il s’agit d’une étude universitaire et donc à but non lucratif, ses conclusions pourraient s’avérer extrêmement utiles aux rédactions qui pourraient décider de s’adapter aux usages ainsi mis en lumière.

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