La fibre optique ne progresse que de 1% en un an !

Selon le dernier observatoire du marché des communications électroniques, publié hier par l’Arcep, le haut débit pour les lignes fixes a connu une forte croissance au 4e trimestre 2012. La tendance du marché démontre que malgré l’irrésistible croissance du mobile, le marché des lignes fixes s’adapte grâce à une modernisation accélérée.

Le dernier rapport de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) dresse un état des lieux positif du marché du haut et du très haut débit des lignes fixes en France. Au 31 décembre 2012, l’Arcep a recensé 24 millions d’abonnements, soit une croissance de 330 000 sur le dernier trimestre et d’1,2 million sur un an. Un précédent rapport de l’organisme indique que le cadre de régulation de ce marché (instauré en 2011) est adapté jusqu'à l'échéance des actuelles analyses de marché (mi-2014).

22,4 millions de lignes haut débit

Le haut débit concerne les abonnements dont le débit maximum contractuel est inférieur à 30 Mbit/s, ce qui représente 22,4 millions d’abonnements, dont 215 000 supplémentaires au 4e trimestre 2012. 98% d’entre eux sont des abonnements xDSL, les 2% restant concernant des abonnements à haut débit par le câble, ou par des technologies fixes sans fil comme le satellite, le Wifi, le Wimax, etc. La croissance du très-haut-débit s’est accélérée en 2012. Ce type d’abonnement concerne 1,6 million d’abonnés (2% des abonnements au haut et très haut débit), soit 115 000 abonnements supplémentaires en un trimestre (+8%) et 260 000 abonnements en un an (+19%). Parmi ces abonnements au très haut débit, 935 000 ont un débit supérieur ou égal à 100 Mbit/s, en croissance de 40% en un an. Le nombre d’abonnements FttH, qui atteint 315 000 à fin décembre 2012, a augmenté de 45 000 sur le trimestre et d’environ 60% en un an. Désormais 18% des logements éligibles au très haut débit font l’objet d’un abonnement.

Les investissements sur les marchés de gros se poursuivent. Les opérateurs accélèrent le déploiement de leurs réseaux en fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH). Au 31 décembre 2012, 2 165 000 logements étaient éligibles aux offres FttH. Ce qui représente une hausse de 46 % en un an. Pour 1 113 000 de ces logements (+ 95 % en un an), au moins deux opérateurs sont en mesure de commercialiser des offres à très haut débit en fibre optique grâce aux mécanismes de mutualisation (accès passif) prévus par le cadre réglementaire. La proportion de logements éligibles aux services FttH de plusieurs opérateurs via la mutualisation a ainsi dépassé pour la première fois la barre des 50%. A la fin du 4e trimestre 2012, les opérateurs alternatifs dégroupaient 6 495 NRA (nœuds de raccordement abonnés) de la boucle locale en cuivre. Ils desservaient ainsi 86 % des lignes existantes. Le parc total des accès achetés sur le marché de gros à France Télécom par les opérateurs alternatifs dépasse aujourd’hui les 12,3 millions d’accès (dégroupage et bitstream compris). Au total, à la fin du quatrième trimestre 2012, 8 850 000 logements étaient ainsi éligibles à des services à très haut débit, dont 3 450 000 en-dehors des zones très denses.

La fibre optique arrive... lentement

La modernisation du réseau induit le remplacement du câble coaxial par de la fibre optique. A la fin du quatrième trimestre 2012, environ 8 460 000 logements sont éligibles à des offres très haut débit en fibre optique (FttLA et HFC) supérieur à 30 Mbits/s, soit 1% supplémentaire en un an. 4 789 000 sont éligibles à des offres à très haut débit supérieur à 100 Mbits/s (+ 11,7 % en un an). Certains logements pouvent bénéficier de deux accès au très haut débit, l’un par un réseau câblé modernisé, l’autre par un réseau FttH. Le marché compte sur la diversification des offres et l'amélioration de la qualité du réseau pour trouver un second souffle. La croissance du marché des mobiles n'a pas encore signé l'arrêt de mort des lignes fixes.

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