Midem 2013 : un bilan « positif » affirme son directeur

Malgré une baisse de la fréquentation de 7%, Bruno Crolot, directeur du Midem, tire un bilan positif des trois jours de conférences, de concerts et surtout d’affaires.

Cette année, le Midem a connu une baisse de 7% du nombre de participants par rapport à 2012, avec 6400 personnes issues de l’industrie de la musique, des nouvelles technologies mais aussi du monde artistique ou des agences et marques commerciales.

Le Midem à l’image du monde de la musique

Une déception après le léger rebond de 2012, mais pas vraiment une surprise, puisque depuis 2006, où le Midem atteignait sa fréquentation record de 9798 participants, les chiffres sont en chute libre, et en adéquation avec un marché qui fait grise mine : 9452 personnes en 2007, 9093 en 2008, tout juste 8000 en 2009, 7200 en 2010, 6850 en 2011 et 6900 en 2012.

Pourtant, Bruno Crolot, directeur du Midem, tire « un bilan positif » de l’évènement, considérant notamment que « ceux qui étaient là avaient du business à faire et ont pu le faire ». Il souligne par ailleurs que l’aspect international de ce salon, qui en est un des attraits principaux, n’a pas été entamé. Si les Etats-Unis, ainsi que quelques pays scandinaves ou d’Europe du Sud avaient des délégations en baisse, le Royaume-Uni et l’Allemagne se sont maintenus à un niveau égal, les stands de la SPPF et de la SCPP françaises étaient en augmentation tout comme ceux de certains pays d’Asie. Globalement, les marchés dits « matures » affichent donc une fréquentation stable ou en baisse, tandis que les émergents sont de plus en plus présents. La preuve donc que le Midem est à l’image du marché qu’il entend réunir.

Le core business en baisse

Bruno Crolot note par ailleurs la présence de nombreux hommes et femmes politiques, puisqu’au-delà d’Aurélie Filippetti et de Fleur Pellerin, qui a remis un prix spécial au MidemLab, étaient présents des ministres venus de Finlande, de Malaisie ou encore d’Allemagne. Plusieurs pays auparavant absents de l’évènement avaient aussi un pavillon cette année, comme la Corée, le Ghana ou le Congo. Pour renforcer plus encore ce côté international de l’évènement, il est d’ailleurs prévu de faire de l’édition de 2014 une « spéciale Brésil », et des discussions sont déjà en cours pour placer le pays au cœur du festival mais aussi des conférences ou de la compétition MidemLab l’an prochain.

Dans le détail, le « core business » de l’industrie musicale représente environ 70% des participants, contre quelque 15% pour le secteur des nouvelles technologies, 10% pour les agences et marques et à peu près 5% pour les artistes. Selon Bruno Crolot, le manque à gagner en termes de participants cette année provient surtout du « core business », avec « une réduction qui vient plutôt des petites structures de l'industrie, notamment des affiliés aux pavillons, qui voient parfois les aides publiques diminuer et réduisent donc en conséquence leur délégation ».

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Rédigé par Diane Saint Réquier

Journaliste presse écrite, web, radio. Passionnée de politique, de culture et de nouvelles technologies.

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