Musique : les chiffres du premier trimestre – Compte rendu

Le Snep publie les chiffres sur le marché du disque, physique et numérique, pour ce début d'année 2013.

La musique sur ce premier trimestre est en baisse de 6,7% avec une baisse de 5,2% pour le numérique et une chute de 7,3%...

Plusieurs facteurs expliquent cette baisse du numérique, dont une opération de promotion de Universal Music. Sinon, le numérique aurait été stable d'une année sur l'autre.

Dans le détail, le téléchargement est en baisse de 5,3%, mais serait stable sans ces éléments conjoncturels, souligne le Snep.

En dl : -20% des singles mais +8% des albums. Stéphane Le Tavernier, president du Snep, évoque "un report vers le streaming"...

Le Snep annonce que le p2p a baissé de moitié en France alors que les visites sur les offres légales ont doublé. "C'est clairement l'effet Hadopi" souligne le Snep : qui insiste sur la pérennisation d'un mécanisme qui assure la protection efficace du droit d'auteur sur le net. Les pouvoirs publics doivent mettre un mécanisme de financement pour corriger "le transfert de valeur". Troisième point du Snep, c'est de redéfinir un cadre précis collectivement qui garantit la diversité musicale sur la FM et à la Tv.

Guillaume Leblanc : "cette collectivisation à marché que l'on veut nous imposer, nous y sommes opposés." À propos du rapport Lescure.

S. Le Tavernier : "ce rapport méconnaît profondément ce qu'est le métier de producteur. Lors des réunions de travail nous allons corriger ces données sur ce métier. Ce rapport fait la part belle à un camp ." "Il y a aucune proposition pour soutenir l'industrie musicale".

"En quoi une gestion collective crée de la valeur" s'interroge Stephane le Tavernier. Qui souligne que "certains" passent plus de temps rue de valois...

La royaltie est un partage du bénéfice ... Le Snep rappelle qu'un artiste français est payé dès les premières ventes de son disque.

"On a aussi un effort de transparence à faire... On doit pour cela partir de chiffres justes. Et si en plus on négocie avec un flingue sur la tempe... Est ce de la négociation ?" Explique guillaume Leblanc.

"Est ce que les artistes qui sont pour la Gestion Co comprennent la complexité de cette mesure ?" Rappelle guillaume Leblanc. Alors Stéphane le Tavernier estime que la gestion Co c'est plus de complexité pour un gain "inexistant".

Le Snep met en place un audit des contrats exécuté par un cabinet, pressenti Ernst and Young. Il sera rendu public fin juin - début juillet, il portera sur deux ou trois majors et pareil sur des gros labels indépendants. L'audit sera sur les contrats en direct et licence des artistes chez les majors comme les indés. Et un second volet sur le partage de la valeur entre ayants droit.

"Pourquoi il y a encore tant d'artistes qui demandent à signer avec les majors ? Ou encore il faut demander aux artistes s'ils sont si malheureux. Les artistes sont très contents." Selon Bertrand le Tavernier.

"Je n'ai pas de problème avec une gestion collective optionnelle, mais qu'elle soit obligatoire, on y est opposé " continue le Tavernier.

"J'implore les plateformes à poursuivre leur recrutement, c'est à dire faire connaître leur modèle selon les utilisateurs " déclare le Tavernier qui n'est pas favorable à une charte hoog 2 ni au code des usages voulu par les plateformes.

Le prochain sujet Hadopi :

La réponse graduée avait une première vertu, elle est pédagogique, indique Le Tavernier. Pour ce qui est de l'amende, 120€ serait mieux que 60 proposé par le rapport Lescure, "ça correspond à un an d'abonnement".

Le marché :

Le Tavernier : Le numérique n'est pas encore arrivé à maturité. De nouveaux modèles vont arriver, "on est optimiste". Suivre à chaque trimestre le numérique est un peu vain. C'est la tendance qui est importante.

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