Plainte iPod : Mic-mac à l’attaque

La nouvelle a fait grand bruit. Réunis au sein d'une action collective en justice, des acheteurs d'iPod accusent Apple de supprimer intentionnellement les fichiers (ceux issus d'un achat sur une autre plateforme de vente en ligne qu'iTunes) de l'appareil. Pour les plaignants il s'agit ni plus ni moins qu'un abus de position dominante de la part de la pomme et la preuve que l'éco-système iTunes est mauvais. Apple ne remet pas en cause du tout le fait de supprimer ces fichiers sans en informer précisément l'utilisateur. En pareil cas, et ce jusqu'en 2009, date à laquelle Apple a retiré les DRM Fairplay d'iTunes, le logiciel multimédia ne prenait aucune pincette et réinitialisait l'iPod pour restaurer les réglages usines, supprimant tout ce qui était sauvegardé dessus. Un comportement largement connu des acheteurs d'iPod. iPod n'a jamais été conçu pour être un disque de partage de fichier. Les ayants-droit s'y sont toujours refusés, et Apple avait aussi acquiescé à cette ligne protectionniste pour obtenir l'exploitation des catalogues. Utiliser un fichier acheté sur une autre plateforme, utilisant donc son propre DRM - le monde du verrou en ligne ne s'est jamais entendu pour tisser les liens de l'interopérabilité - sur un iPod avant 2009, relevait donc de l'exploit informatique. Real Networks avait donc à l'époque forcé la forteresse avec des bidouillages pour faire en sorte que l'iPod soit berné et accepte ses fichiers. Apple répondait à chaque fois avec une mise à jour qui annulait le hack. Relax Networks a ensuite abandonné ce petit jeu. La situation a changé radicalement lorsqu'en 2009, les majors de la musique ont accepté enfin qu'Apple retire les DRM des fichiers. Aujourd'hui cette affaire refait surface, avec cependant un accroc bien embarrassant pour les plaignants. Selon les archives d'Apple, les deux personnes concernés dans cette affaire n'aurait pas acheté leurs iPods entre septembre 2006 et le 31 mars 2009, mais fin 2009 et un premier en 2005 et un autre début 2010, selon les numéros de séries du dossier. Dans cette situation relativement inédite, le juge Gonzales Rogers a décidé de poursuivre le processus, mais sans les plaignants...

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