Taxe sur le numérique, l’Italie agit

Le premier ministre italien Matteo Renzi veut récupérer une partie des 11 milliards d'euros  générés chaque année par les transactions des GAFA en Italie. Ces entreprises ont développé des mécanismes ingénieux d'optimisation fiscale qui leur permettent de ne pas payer d'impôts significatifs dans la plupart des pays européens. Le sujet fait l'objet de négociations au plus haut niveau européen depuis des années, sans grande avancées jusque là. "A partir du 1er janvier 2017, nous envisageons une taxe numérique qui sera appliquée au travers de différents mécanismes afin que les entreprises paient des impôts dans le lieu où les accords et transactions sont réalisés" a lâché Matteo Renzi lors d'une émission télévisée. Les dirigeants italiens s'étaient déjà penchés sur la question d'un "taxe Google" en 2013. Un projet qui avait été abandonné. Cette fois, le premier ministre semble convaincu d'y arriver. A moins que les pourparlers européens ne débouchent avant sur une solution. La France ne brille pas par son dynamisme dans cette affaire, malgré les appels incessants de certaines organisations d'ayants-droit, comme la SACD, en faveur d'un rééquilibrage fiscal avec les sociétés du Web.

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