Les salariés d’Hadopi en appellent au gouvernement

Il se passe toujours quelque chose rue de Texel... Tout en parodiant un célèbre slogan publicitaire, on peut tout aussi ajouter que l'Hadopi n'en finit jamais de surprendre. Cette fois, ce sont les salariés qui s'engagent dans la controverse sur le budget de l'autorité indépendante chargée de la lutte contre le piratage. Dans un communiqué, les personnels de l'Hadopi, alliés à la CGT culture, n'y vont pas avec le dos de la cuillère : "Nous, représentants du personnel de l’Hadopi, autorité publique indépendante, une et indivisible comme le sont ses missions définies par la loi, dénonçons la tentative de destruction d’une institution publique par asphyxie financière et ainsi la destruction des emplois d’agents de la fonction publique d’Etat". A l'instar du collège de l'institution, le syndicat rappelle que les missions de l'Hadopi ne sont pas négociables en fonction des crédits alloués. Les représentants du personnel s'inquiètent aussi d'un éventuel agenda caché du gouvernement visant à "asphyxier" l'Hadopi. "Accompagnés de la CGT-Culture, nous demandons solennellement à la ministre de la Culture et de la Communication de revoir le montant total de la subvention prévue pour l’institution en y adjoignant le delta budgétaire qui sépare la demande de crédits de l’autorité du montant prévu en loi de finances, soit 2,5 M€"... Un montant qui ramènerait la paix sociale et la sérénité dans l'institution si l'on en croit cette déclaration. A partir de là, la négociation est donc possible pour le gouvernement et en premier lieu Fleur Pellerin, la ministre de la Culture et de la Communication. Reste à trouver les crédits, avant la fin de la discussion sur le projet de loi de finances, ou bien risquer une crise sociale dans l'institution. A moins, qu'en dernier ressort, les députés n'enjoignent le gouvernement à s'engager sur la voie du compromis. Ce sera l'occasion certainement d'entamer ce dialogue le 13 octobre prochain, lorsque la présidente de l'Hadopi Marie-Françoise Marais s'entretiendra avec Fleur Pellerin. Un privilège pour la magistrate qui n'avait jamais été reçue par la précédente ministre de la Culture de la Communication.

Partagez sur Facebook
Image du lien direct

Les commentaires sont fermés.