La fusion imminente entre Paramount Pictures et Warner Bros. alimente une vive inquiétude au sein de l’industrie cinématographique. Cinéastes, parlementaires et exploitants de salles craignent qu’elle ne conduise à une concentration excessive du pouvoir, certains évoquant même un risque de monopole, à des suppressions massives d’emplois et à des pratiques de production et de distribution centralisées. Parmi les points d’alerte figurent la promesse avancée de produire jusqu’à 30 films par an au sein du groupe fusionné, ainsi que les parallèles tracés avec la consolidation Disney‑Fox, souvent citée comme un précédent aux conséquences dommageables pour la diversité des contenus et la concurrence. Les exploitants redoutent notamment une réduction des fenêtres d’exploitation en salles et une pression accrue sur les conditions commerciales. Le contexte financier explique en partie ce rapprochement. Warner Bros. Discovery, fragilisé par une dette importante, était dans une situation nécessitant une intervention pour retrouver de la stabilité financière, une vulnérabilité qui a rendu la société attractive pour des acquéreurs potentiels, dont David Ellison. Le succès planétaire de Top Gun: Maverick (environ 1,5 milliard de dollars de recettes) est parfois utilisé comme métaphore du « sauvetage » par le box-office, soulignant combien les performances commerciales peuvent influer sur la trajectoire d’un studio.