La compétitivité de Suno repose en partie sur la confidentialité de ses données d’entraînement… C’est la conviction de l’entreprise spécialisée dans l’IA musicale, qui a demandé à un tribunal fédéral du Massachusetts de sceller le volume exact de fichiers audio utilisés pour former son modèle musical. Cette démarche intervient dans le cadre du litige pour violation de droits d’auteur l’opposant à Universal Music Group (UMG) et Sony Music Entertainment. Les plaignants allèguent que Suno a exploité des millions de leurs enregistrements protégés. Ils ont d’ailleurs déposé une motion le 21 mai pour ajouter 61 026 enregistrements spécifiques à leur plainte initiale, qui en ciblait déjà 560. Suno justifie sa demande en affirmant que la divulgation de ce chiffre unique, distinct des identités d’enregistrements spécifiques, nuirait à sa position concurrentielle. La taille du corpus d’entraînement constitue un élément clé pour le développement technique et la stratégie produit, permettant aux rivaux d’évaluer et d’optimiser leurs propres systèmes. UMG et Sony ne s’opposent pas à cette demande de confidentialité, se réservant toutefois le droit de la contester ultérieurement. La décision sur les motions finales est attendue pour le 8 janvier 2027.