Google accusé de « vol » de contenu par l’alliance des médias

Lors du dernier rendez-vous I/O, Google a levé le voile sur sa nouvelle fonctionnalité, baptisée AI Mode. Elle est présentée comme un tournant majeur dans la stratégie du moteur de recherche. Pour simplifier, Google propose aux utilisateurs une interface de type chatbot similaire à celle de ChatGPT, remplaçant ainsi les résultats de recherche traditionnels. Toutefois, cette avancée a suscité des inquiétudes parmi les acteurs du secteur médiatique. La News/Media Alliance, qui représente les organisations de presse aux États-Unis et au Canada, a vivement réagi, qualifiant cette évolution de potentiel « vol de contenu ». Selon l’association, AI Mode pourrait entraîner une diminution du trafic et des revenus pour les éditeurs, en fournissant des informations aux utilisateurs sans qu’ils aient besoin de consulter les articles d’origine. Danielle Coffey, présidente de la News/Media Alliance, a souligné que cette tendance représenterait une forme de spoliation, en rappelant que les liens hypertextes avaient été le dernier rempart permettant aux éditeurs de générer du trafic et des revenus directs. Ce n’est pas la première fois que cette problématique est soulevée ; l’association avait déjà lancé en avril une campagne de sensibilisation intitulée « Support Responsible AI« , appelant les géants de la technologie à rémunérer les contenus qu’ils exploitent. Dans un contexte similaire, OpenAI et Google ont également plaidé auprès des autorités gouvernementales pour obtenir l’autorisation d’utiliser des contenus protégés par le droit d’auteur dans le cadre de l’entraînement de leurs modèles d’intelligence artificielle.