L’ancien vice-Premier ministre britannique, Nick Clegg, a récemment exprimé des préoccupations majeures sur les exigences croissantes en matière de consentement des artistes et des ayants droit pour l’utilisation de leurs œuvres dans le cadre de l’industrie de l’intelligence artificielle (IA). Lors d’une allocution au festival de Charleston, Nick Clegg a averti que l’exigence systématique de l’autorisation des artistes avant la collecte de données pourrait entraîner la « mort » de ce secteur au Royaume-Uni. Il a mis en avant la nécessité de vastes quantités de données pour former les modèles d’IA, qualifiant les demandes préventives de « totalement irréalisables« . Cette intervention fait écho à un projet de loi en cours au Royaume-Uni, qui pourrait offrir aux entreprises la possibilité d’utiliser des œuvres protégées sans obtenir de consentement préalable, tout en permettant aux artistes de contester cette utilisation a posteriori. Ce débat s’inscrit dans un contexte plus large où l’essor fulgurant de l’IA suscite des critiques croissantes sur le respect des droits d’auteur et l’appropriation des créations artistiques. Parmi les voix qui s’élèvent contre cette pratique, on retrouve des figures emblématiques telles qu’Elton John et Paul McCartney, qui expriment leur inquietude quant à l’utilisation de leur travail sans compensation adéquate. Le secteur culturel revendique un bassin de salariés d’environ 2,4 millions de personnes au Royaume-Uni. Ces déclarations ont d’autant plus d’impact que Nick Clegg fut jusqu’à récemment le responsable des affaires légales chez Meta.