L’administration Trump qualifie le DSA de censure sur la liberté d’expression

Le 22 juillet 2025, le département d’État américain a critiqué le règlement européen sur les services numériques (DSA), le qualifiant de « censure orwellienne » et affirmant que « des milliers de personnes ont été condamnées en Europe pour avoir critiqué leur propre gouvernement ». Ce message, partagé sur le réseau social X, répondait à une déclaration de la mission française à l’ONU qui affirmait que la liberté d’expression en Europe était protégée, à condition de ne pas diffuser de contenus illégaux. Le DSA, en vigueur depuis 2022, impose aux plateformes numériques de lutter contre la haine en ligne et la désinformation, ce qui a conduit à des enquêtes contre des entreprises comme Meta et X. Cette attaque s’inscrit dans un contexte plus large où l’administration Trump exerce des pressions sur l’Union européenne pour alléger sa réglementation numérique, considérée comme un frein pour les entreprises technologiques américaines. J.D. Vance, viceprésident américain, a également exprimé des préoccupations similaires lors de ses interventions en Europe, plaidant pour un équilibre entre la protection des utilisateurs et la liberté d’accès à l’information. Washington utilise par ailleurs la menace de droits de douane pour dissuader l’UE d’adopter de nouvelles réglementations.