Culture, démocratie, information : l’Agora européenne suscite des doutes
Le grand projet Agora EU de la Commission européenne, qui mêle soutien à la culture, à l’information et aux associations citoyennes suscite des inquiétudes quant à la transparence, à l’indépendance des médias et au risque de dilution des financements attribués à la création artistique.
La Commission européenne a présenté, le 25 septembre devant la commission culture et éducation du Parlement européen, son projet de réforme d’ampleur de ses programmes d’aides au secteur culturel. Baptisé Agora EU, ce nouveau dispositif doit succéder au programme Europe Créative et au volet audiovisuel MEDIA à partir de 2028, tout en intégrant l’actuel programme SERV ainsi qu’un domaine inédit : le soutien aux médias d’information. Derrière l’ambition affichée de renforcer la capacité de l’Union à répondre aux défis « géopolitiques, sociaux et économiques » des prochaines années, plusieurs zones d’ombre soulèvent de vives interrogations de la part des parlementaires, mais aussi de la société civile et des institutions nationales.
Europe Créative : un succès
Avant de détailler la future architecture d’Agora EU, les représentants de la Commission ont dressé le bilan des dispositifs actuels. Pour le secteur culturel hors audiovisuel, Georg Haeusler de la DG EAC de la Commission a défendu un programme jugé « effectif, efficace, pertinent, et apportant une haute valeur ajoutée à l’UE ». Il a expliqué que selon l’évaluation à mi-parcours du programme, qui est en cours de publication, de nombreux artistes ont pu voyager grâce à ces fonds, des projets transfrontaliers ont vu le jour et certaines carrières ont franchi un cap international. Côté audiovisuel,…
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