Après Delphine Ernotte, c’était au tour Sibyle Veil, PDG de Radio France, d’être auditionnée par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. La présidente a défendu la neutralité politique de France Inter, affirmant que la radio n’est « ni de droite ni de gauche« , malgré des données divulguées lors de l’audience indiquant que 70% des auditeurs ont voté à gauche en 2024. Elle a insisté sur le professionnalisme et la fiabilité de l’information diffusée, soulignant que 75% des Français consultent chaque mois les contenus de Radio France. Sibyle Veil a également confirmé la publication d’un « baromètre du pluralisme » utilisant l’intelligence artificielle, pour démontrer l’engagement de la radio à fournir une information diversifiée. La commission, créée en réponse à des polémiques sur la partialité des médias publics, a également examiné des cas controversés, comme le licenciement de JeanFrançois Achilli pour des raisons déontologiques et la gestion d’une vidéo impliquant Thomas Legrand. Sibyle Veil indiqué que le coût de Radio France pour les contribuables est de 80 centimes par mois, ce qui permet de financer des milliers d’heures d’information originale. De son coté, Charles Alloncle, le rapporteur de cette commission d’enquête, mis en cause par la présidente de l’Assemblée nationale lors d’un entretien sur les antennes de France Inter, a affirmé vouloir mener un travail de transparence « au nom des Français » pour évaluer l’utilisation des impôts par l’audiovisuel public et le respect de son obligation de neutralité, tout en se défendant d’être « le porte‑parole d’une crèmerie » et en indiquant qu’il ne préjuge pas d’une privatisation. Charles Alloncle a réagi publiquement, se disant « décontenancé » par ce rappel de la présidente de l’AN et promettant de mener sa mission « jusqu’au bout, sans faillir »