En 2025, le cinéma français a enregistré 42,5 millions d’entrées à l’export (hors France), générant 272 millions d’euros de recettes en salles internationales, en hausse de 6 % par rapport à 2024. Ces estimations, publiées par Unifrance le 12 janvier 2026 lors de la 6e Journée de l’Export, confirment une stabilité au-dessus du seuil des 40 millions d’entrées, malgré un écart de 26 % avec la moyenne pré-Covid (2017-2019). L’Europe représente 61,5 % des entrées (notamment Italie, Allemagne et Russie), tandis que l’Amérique latine devient la deuxième zone avec 23,1 % (8,8 millions d’entrées), menée par le Mexique (4,2 millions). L’Europe centrale et orientale compte pour 16,7 % (6,4 millions), en baisse. Les principaux succès incluent Flow (Gints Zilbalodis, coproduction minoritaire française, 7,8 millions d’entrées), Dracula (Luc Besson, 3,7 millions), Emilia Pérez (Jacques Audiard) qui a soutenu les bonnes entrées en Amérique du Sud, En fanfare (Emmanuel Courcol), Falcon Express (Benoît Daffis et Jean-Christian Tassy), ainsi que Je suis toujours là (Walter Salles) et Une nuit au zoo (Ricardo Curtis et Rodrigo Perez-Castro). Ces titres représentent 53,6 % du total. Les films majoritairement financés par la France dominent, mais les productions en langue française pure reculent à 17,1 millions d’entrées (contre 25,8 millions en 2024). Par ailleurs, 24,1 % des sélections dans les 10 grands festivals internationaux sont françaises (20 % des films programmés), bien que la France cède la première place aux États-Unis. Près de 3 000 œuvres françaises ont été diffusées sur des plateformes étrangères.