Une consultation publique lancée par le gouvernement britannique sur l’usage d’œuvres protégées pour l’entraînement des intelligences artificielles révèle une forte opposition aux orientations proposées. Sur près de 10 000 répondants, seuls 3 % ont soutenu le plan gouvernemental — qui préconisait d’accorder par défaut aux développeurs d’IA la possibilité d’utiliser ces œuvres, avec un mécanisme de retrait (opt‑out) pour les créateurs. À l’inverse, 88 % des participants ont réclamé une approche plus stricte, exigeant l’obtention d’une autorisation explicite avant toute utilisation. Collectifs d’artistes et organisations de créateurs britanniques dénoncent fermement le principe de l’opt‑out, qu’ils estiment porter atteinte à leurs droits et constituer, de fait, une appropriation non consentie, même si une option de retrait est ensuite prévue. La situation est d’autant plus complexe que le droit d’auteur au Royaume‑Uni est automatique et sans système d’enregistrement, ce qui complique la preuve et la protection des œuvres. Un rapport final évaluant les impacts économiques et juridiques des propositions gouvernementales est attendu en mars 2026.
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