Réseaux sociaux : quand la tentation de l’interdiction devance les preuves
À mesure que l’Union européenne s’oriente vers des dispositifs d’interdiction et de vérification d’âge généralisée sur les réseaux sociaux, la question n’est pas de savoir si ces usages posent des problèmes, mais si les preuves disponibles justifient une réponse aussi uniforme et contraignante. À ce stade, tel n’est pas le cas.
Les velléités d’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, désormais explicitement discutées à Bruxelles, donnent au débat sur la dangerosité des plateformes une gravité nouvelle. Lorsqu’une mesure aussi contraignante est envisagée, l’exigence minimale consiste à examiner les faits avec rigueur et à distinguer clairement inquiétude politique, urgence morale et preuve scientifique. Or, sur la dangerosité intrinsèque des réseaux sociaux pour les jeunes, les données disponibles sont nettement plus fragiles que ne le suggèrent les discours institutionnels européens.
« Problèmes méthodologiques »
La Commission européenne comme le Parlement européen s’appuient de manière répétée sur les mêmes chiffres et les mêmes études pour étayer l’idée d’un danger systémique. Dans ce corpus, figure en tête l’étude des services…
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