Plusieurs constructeurs automobiles ont récemment annoncé leur intention de supprimer les récepteurs radio des nouvelles gammes de véhicules, au profit d’équipements entièrement connectés. Cette évolution suscite l’alerte des professionnels de la musique dans un communiqué commun rassemblant artistes‑interprètes, producteurs, auteurs‑compositeurs et éditeurs. Tous demandent le maintien d’un accès direct à la radio dans tous les véhicules mis en circulation. La radio joue un rôle majeur dans la découverte musicale depuis la libéralisation des ondes il y a plus de 40 ans. L’écoute en mobilité en est une composante centrale, rappelle les signataires, ainsi près de trois quarts des auditeurs déclarent écouter la radio lors de leurs trajets, notamment pendant les déplacements domicile‑travail. Ce temps d’écoute constitue un pilier de l’économie radiophonique et contribue à la viabilité du modèle économique garantissant l’indépendance éditoriale du secteur. Les signataires de l’appel estiment que le retrait des récepteurs embarqués constituerait une menace directe pour un média pourtant essentiel. Face à ce constat, les artistes, producteurs, auteurs‑compositeurs et éditeurs appellent les autorités européennes, lors de l’examen du Digital Networks Act et de la révision du Code européen des communications électroniques, à garantir la présence d’un récepteur FM et DAB+ dans tous les véhicules commercialisés au sein de l’Union. Bien que l’influence de la radio s’effrite au profit des plateformes, elle reste un pilier de la découverte musicales. A noter que la filière musique est actuellement en discussion avec les représentants des radios sous l’égide du CNM et de l’Arcom.