Universal Music Group (UMG) a confirmé mardi avoir reçu une proposition non sollicitée de Bill Ackman, via sa société Pershing Square, valorisant l’entreprise à environ 64 milliards de dollars. UMG indique que son conseil d’administration examinera cette offre en tenant compte des intérêts de ses actionnaires, employés, artistes et auteurs compositeurs. Bill Ackman a souligné la nécessité d’obtenir le soutien de Bolloré Group, qui détient 28% de UMG (Vivendi détient un peu moins de 10%), pour que la transaction soit viable, tout en exprimant sa confiance quant à un soutien massif des actionnaires. Cependant, l’analyste de JP Morgan, Daniel Kerven, a exprimé des doutes quant à la possibilité que Bolloré soutienne cette offre, notant que le conseil d’administration d’UMG pourrait réaliser les objectifs de la proposition sans avoir recours à Pershing. En outre, des analystes d’ING et de Deutsche Bank ont également manifesté leur scepticisme quant à la réussite de l’accord, soulignant que le plan d’Ackman pourrait attirer l’attention d’autres investisseurs potentiels, notamment Blackstone et Apollo. La proposition inclut un paiement en espèces de 9,4 milliards d’euros et une part dans une nouvelle entité pour les actionnaires, avec un financement provenant de diverses sources, dont un endettement de 5,4 milliards d’euros.