Prime Video a officialisé un engagement d’au moins 90 millions d’euros pour la production audiovisuelle et cinématographique d’expression française en 2026, a confirmé l’ARCOM. Ce montant peut être porté à 110 millions d’euros si Prime Video diffuse au moins un film moins de 12 mois après sa sortie en salles, une disposition réglementaire destinée à préserver la fenêtre d’exploitation cinématographique des productions françaises. Cet engagement s’inscrit dans l’application du décret SMAD (services de médias audiovisuels à la demande), qui impose aux plateformes d’investir une part significative de leur chiffre d’affaires en France dans des productions européennes et françaises, autour de 20 % selon les textes applicables. En 2021, l’ARCOM avait déjà fixé un seuil annuel minimal de 40 millions d’euros. La hausse pour 2026 reflète l’augmentation des revenus de Prime Video sur le marché français. L’ARCOM a salué cette augmentation de l’investissement de la filiale d’Amazon, la considérant comme un effort attendu au regard de la progression des recettes de la plateforme en France.