À Cannes, l’annonce de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, sur les aides du CNC sonne comme un premier signal face à l’IA générative. La ministre promet de réviser les règles pour que les financements publics soutiennent la création humaine, excluant les œuvres où l’intelligence artificielle se substituerait au créateur. Un geste que la SACD qualifie de « premier pas », qui « répond à une préoccupation profonde et légitime des auteurs et autrices, scénaristes, réalisateurs et auteurs graphiques ». Le déploiement massif de l’IA dans l’audiovisuel et le cinéma confronte les auteurs à une double menace selon l’OGC, en premier lieu « le pillage » organisé de leurs œuvres et la déstabilisation profonde de leurs métiers. Les pouvoirs publics ne peuvent se contenter de déclarations de principe assure la SACD. Cette dernière propose une solution directe : conditionner ou moduler les aides du CNC au recours à des emplois créatifs humains. Ce mécanisme garantirait que les fonds publics nourrissent l’innovation artistique, la diversité et la vitalité de la création, sans alimenter une concurrence déloyale entre auteurs vivants et contenus synthétiques. Conditionner ces aides revient à défendre un principe fondamental explique la SACD, où l’argent public doit servir un modèle « culturel durable, juste et protecteur des métiers qui en constituent le socle« .