Derrière l’ambition affichée du plan « Osez l’IA« , l’État français initie un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour structurer un « référentiel d’éditeurs de solutions d’intelligence artificielle« . L’enjeu n’est pas seulement technologique : il s’agit de définir et de promouvoir des offres « souveraines » spécifiquement destinées aux PME et ETI, avec un objectif d’adoption de 80% d’ici 2030. Ce dispositif, piloté par la DGE et le SGPI, entend simplifier l’accès à l’IA pour ces entreprises, en mettant en avant des outils promettant des gains mesurables en productivité et compétitivité. Pourtant, le catalogue des solutions référencées ne s’accompagnera d’aucun financement public direct pour les entreprises utilisatrices. La stratégie repose donc sur la visibilité et la labellisation, plutôt que sur un soutien financier à l’acquisition. Si 55% des TPEPME ont déjà intégré des IA génératives fin 2025 – une progression notable depuis les 31% de fin 2024 – des freins persistants ralentissent l’adoption généralisée. L’État, en cherchant à établir cette liste, impose des critères clairs aux candidats : un ancrage européen significatif, des solutions innovantes et déjà déployées auprès des PME et ETI. Il s’agit moins d’inciter à l’innovation pure que de valider et de canaliser un marché existant vers des acteurs pré-identifiés.
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