72 fois « souveraineté », zéro définition : le pari de Bruxelles pour le cloud européen
Derrière ses ambitions de développement du cloud et de l’intelligence artificielle, le Cloud and AI Development Act marque surtout l’entrée de la souveraineté numérique dans le droit européen des achats publics. Une évolution qui suscite déjà les critiques des géants américains du secteur.
La Commission européenne a présenté ce 3 juin son très attendu Cloud and AI Development Act (CADA), pièce maîtresse de son paquet « souveraineté technologique ». Si le texte contient également des mesures destinées à accélérer la construction de centres de données et à soutenir le développement de technologies européennes à travers de nouvelles « Cloud and AI Leadership Initiatives », c’est surtout son ambitieux dispositif de « souveraineté cloud » qui devrait concentrer les débats dans les mois à venir.
Pas de définition
Le terme n’est d’ailleurs pas employé avec parcimonie. Les mots « sovereign » ou « sovereignty » – le texte n’est disponible qu’en anglais – apparaissent pas moins de 72 fois dans les 129 pages de la proposition. Pourtant, le règlement ne contient aucune définition…
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