IA : les véritables actifs stratégiques de l’Europe se comptent sur les doigts d’une main

Posté par Isabelle Szczepanski le 16 juin 2026

Alors que Bruxelles multiplie les discours sur la souveraineté technologique, une question plus simple mérite d’être posée : de quel produit innovant européen le reste du monde a-t-il réellement besoin aujourd’hui ? Du fabricant de semi-conducteurs ASML aux équipementiers télécoms, en passant par certains savoir-faire industriels, la liste des actifs européens capables de donner au continent un véritable pouvoir de négociation est bien plus courte que ne le suggèrent les déclarations politiques, et Mistral AI n’en fait pas partie.

L’Europe parle beaucoup de souveraineté. Peut-être même trop. Entre les promesses de leadership dans l’intelligence artificielle, les plans industriels et les annonces de milliards d’euros d’investissements, une question plus simple est rarement posée : quels sont aujourd’hui les actifs produits en Europe dont le reste du monde, et l’Europe elle-même, ne peuvent réellement pas se passer ? Cette interrogation est au cœur d’un récent exercice de prospective intitulé « Europe 2031 », qui imagine un scénario dans lequel l’Europe deviendrait progressivement marginale dans la révolution de l’IA. Le texte, volontairement alarmiste, repose sur une idée simple : la souveraineté ne se mesure pas à l’autosuffisance mais à la capacité de disposer…

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