Mike Rockwell, qui a pris la direction de Siri l’année dernière, a apporté de nouvelles précisions sur les raisons du retard de déploiement de l’IA de Siri. « Nous avions, l’an dernier, élaboré une première itération, une évolution incrémentale du Siri originel, intégrant la capacité d’appeler des outils. Le système était fonctionnel. Pourtant, il ne répondait pas à l’ambition ni à l’expérience que nous visions. », a-t-il souligné lors d’une conférence sur les technologies présentées lors de la dernière WWDC d’Apple. « Parallèlement, un autre concept exigeait des modifications bien plus profondes. C’est cette voie que nous avons choisie. », ajoutant « nous sommes donc repartis de zéro, reconstruisant Siri intégralement, démolissant l’existant pour le rebâtir sur les fondations des modèles que nous a présentés Amar. » Cette approche radicale pour rebâtir Siri a permis de concevoir « un Siri fondamentalement plus performant : une application autonome, une multimodalité native, et une confidentialité pensée dès la conception », a expliqué Mike Rockwell. L’autres atout de cette refonte selon le patron de Siri est que « sa disponibilité est universelle sur nos plateformes — iPhone, iPad, Mac, Watch, Vision Pro, CarPlay et AirPods. Il s’agit du même Siri, garantissant une expérience unifiée». Les déclarations de Mike Rockwell suggèrent que le plan initial d’Apple pour Siri aurait pu introduire des améliorations incrémentales de l’IA, mais n’aurait pas abouti à la refonte complète que propose iOS 27. Pour concrétiser cette vision d’un Siri nouvelle génération, Apple a donc privilégié une reconstruction « de fond en comble », « démolissant » l’architecture existante qui était déjà critiquée en interne depuis longtemps, pour la rebâtir sur une fondation plus moderne.